Dépôt de Bus - Vitry

Non aux sanctions

Brève
16/01/2020

Lundi 13 janvier, les grévistes du dépôt de bus RATP de Vitry ont organisé un rassemblement pour soutenir trois d’entre eux, convoqués par la direction pour mesure disciplinaire.

Plus de 800 personnes sont venues. Grévistes d’autres dépôts, de la SNCF, agents territoriaux, salariés du privé, de la santé et de l’éducation. L’ambiance était fraternelle et combative. L’organisation d’un barbecue et d’une vente de tee-shirts par les grévistes a permis de récolter 3 000 euros de soutien..

Après les interventions, les trois travailleurs sont allés à leur entretien… accompagnés de 200 grévistes ! Le directeur, qui avait dit dès le deuxième jour du conflit qu’« il y aurait une après-grève, que les fessées allaient tomber », a dû ravaler sa morgue et descendre s’expliquer devant les grévistes en colère. La direction a énoncé les raisons des convocations, toutes plus ridicules les unes que les autres. On a atteint des sommets, avec le reproche fait à l’un des trois grévistes d’avoir apporté une sono à un piquet de grève !

Salon Parcoursup - Paris

Les grévistes s'y invitent

Brève
16/01/2020

C’est au cri de « Profs en colère » que quelque 300 enseignants ont envahi le colloque qui se tenait le 10 janvier au sein du salon Parcoursup à la grande halle de la Villette, à Paris. La présidente de la région Île-de-France, qui devait y intervenir, a courageusement fui.

Même si Blanquer s’était décommandé au dernier moment, venir perturber le colloque de Pécresse et de la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, était très tentant pour les grévistes proches du lieu. Ils ont juste eu le temps d’apercevoir Pécresse en train de s’enfuir. Quant à Vidal, personne ne l’a vue ni de près ni de loin.

Après une prise de parole pour rappeler l’opposition des enseignants aux attaques sur les retraites, un cortège s’est formé pour défiler dans le forum, avec des slogans contre la réforme et le gouvernement. Cela résonnait bien. Les étudiants présents pour présenter les universités ainsi que les quelques lycéens venus se renseigner à ce salon étaient d’ailleurs nombreux à reprendre les slogans, dont « Mensonge, mépris, austérité, Blanquer a choisi ses trois spécialités ».

Bavure policière - Paris

Mensonges officiels

Brève
14/01/2020

Le 3 janvier à Paris, quatre policiers ont arrêté un père de famille pour une banale utilisation de téléphone en circulant à scooter, qui a abouti à sa mort.

Comme après chaque bavure, les autorités ont commencé par mentir pour couvrir les policiers. Elles ont d'abord prétendu que la victime était violente, insistant sur les douleurs au genou d'un policier ! Le parquet de Paris a parlé de malaise cardiaque, alors que la cause de la mort est l'asphyxie provoquée par l'écrasement de son larynx.

Grâce à des vidéos de ce tragique événement, les mensonges des autorités ont pu être prouvés. Espérons que sa famille puisse obtenir justice face à ce qu'il faut bien qualifier de crime.

Aéroport de Roissy

Un monde sans évasion

Brève
14/01/2020

Mardi 7 janvier, les agents de maintenance de l'aéroport de Roissy ont découvert un enfant mort dans le train d'atterrissage d'un avion en provenance de Côte d'Ivoire. Âgé d'une dizaine d'année, l'enfant qui s'y était glissé clandestinement n'a pas survécu au froid et au manque d'oxygène dans cette partie non pressurisée de l'avion.

Cette découverte macabre, qui n'est pas une première, en dit long.

Le caractère désespéré de cette tentative de fuir la misère profonde en Afrique, dans l'espoir d'une une autre vie, révèle toute la barbarie de cette société.

Hôpitaux de Paris

Hirsch jette de l'huile sur le feu

Brève
14/01/2020

Un chèque-cadeau de 120 euros est l’aumône que Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, a décidé de faire au personnel soignant, administratif, technique et logistique.

Cette mesure est déjà en soi une injure à l’ensemble du personnel qui se mobilise depuis des semaines, et depuis des mois en ce qui concerne les Urgences, pour une véritable revalorisation des salaires, pour l’arrêt des fermetures de lits et pour l’embauche de soignants à la mesure des besoins.

Mais il y a pire : Martin Hirsch la réserve à ceux qui n’ont pas compté plus d’un jour d’absence pendant la période, ce qui permet d'en priver environ la moitié des agents de l’AP-HP. Cette minable combine du directeur général ne risque pas d’amadouer les hospitaliers. Si le personnel des Urgences et des autres services est épuisé, la cause en est dans le manque criant d’effectifs, les restructurations et les fermetures de lits. 

Constatant qu’on ne les écoute pas, plus de 1 000 médecins se sont déclarés prêts à démissionner de toutes leurs responsabilités administratives. Bien des hospitaliers se joindront aux manifestations et aux grèves inter-professionnelles à venir.

Non, vraiment, le gouvernement n’en a pas fini avec le mécontentement des travailleurs hospitaliers.