Renault - Flins

Pas un travailleur sans emploi

Brève
06/12/2020

L’usine Renault de Flins, dans les Yvelines, a vu débarquer le 26 novembre le nouveau directeur général Luca de Meo, flanqué du président Jean-Dominique Senard. Ils ont tenu un double discours, termes ronflants et creux à usage de l’extérieur, et paroles crues et méprisantes destinées aux travailleurs, qui fabriquent pourtant leur paye et leur portefeuille d’actions.

Transformer l’usine de Flins en un vaste hangar aux trois quarts vide, abritant des activités de bricole et un vague pool de PC construisant en 3D des projets zéro carbone destinés à pomper quelques subventions gouvernementales, voilà ce que les travailleurs ont compris des intentions de Renault.

Il n’y a aucune raison d’accepter que les emplois soient supprimés et les salaires rognés. Il faut répartir le travail entre tous, de Bursa à Novo Mesto en passant par l’ensemble des usines en France, mettre un terme aux cadences de dingues, aux épuisants horaires d’équipes, aux prolongations de la journée et de la semaine de travail. L’argent existe, et il n’a rien de magique : les 25 milliards d’euros de profits accumulés en dix ans l’ont été sur le travail de tous les salariés.

Affaire Théo

Policiers tortionnaires

Brève
06/12/2020

Mercredi 25 novembre, le parquet de Bobigny a ordonné le renvoi aux assises des trois policiers ayant agressé le jeune Théo lors d’une intervention dans la cité des 3 000 à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, en février 2017.

Ces policiers seront jugés pour « violences volontaires avec circonstances aggravantes », dont un pour « violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente ».

Il a fallu quatre ans de ténacité et de médiatisation pour éviter que cette affaire ne soit étouffée. Mais cette affaire met surtout en lumière le fonctionnement de la police et de l’État qui couvre ses méfaits. Si des policiers peuvent ainsi jouer les cowboys et frapper, insulter, humilier impunément un jeune Noir des quartiers populaires, c’est parce qu’ils sont les gardes armés d’un ordre social au service exclusif des riches.

Ecole - Mennecy

Pas de remplacement

Brève
06/12/2020

L'Éducation nationale a annoncé aux élèves d'une classe de CM2 de la ville de Mennecy (Essonne) que leur enseignante enceinte ne serait pas remplacée, faute de personnel disponible. Devant la colère des familles et du maire, l'inspection académique a finalement trouvé une solution... peut-être en privant d'autres élèves, ailleurs, d'enseignant.

Depuis des années, les gouvernements de toutes tendances ont multiplié les économies aux dépens de l'école. Celle-ci manque de tout : d'enseignants, d'agents d'entretien, de soignants, de surveillants, de matériel... La Covid a révélé ces manques de façon criante, avec l'impossibilité dans les établissements de mettre en place des groupes réduits.

Ce n'est pas pourtant une fatalité : parmi les millions de travailleurs au chômage, il serait possible d'embaucher et de former du personnel. Mais cela ne fait pas partie du "quoi qu'il en coûte" du gouvernement.

HLM - Seine-Saint-Denis

Les loyers flambent

Brève
03/12/2020

En Seine-Saint-Denis, les locataires de Hlm vont payer plus cher au 1er janvier. Les bailleurs se sont entendus pour que les augmentations même basses et reportées, soient appliquées. Dans le département, 13% des locataires ne pouvaient plus régler leur dû avant le premier confinement. Aujourd'hui ils sont 18% !

Nombre de travailleurs ne peuvent plus boucler leurs fins de mois. Qu'ils soient en activité, chômeurs, étudiants, jeunes, retraités, c'est choisir entre manger ou se loger.

Les patrons ont touché 100 milliards d'aide pour le plan de relance. Ils ont largement de quoi embaucher et payer des salaires qui permettent d'accéder à un logement correct.

 

Safran -Villaroche

Coup de colère des ouvriers en équipe

Brève
24/11/2020

Partis spontanément du Bâtiment 35 (Montage Moteur) les ouvriers en équipe de Safran Villaroche ont fait grève une partie de la journée jeudi 19 Novembre pour exiger le droit de pouvoir retourner à la cantine pour manger.

Refermée à nouveau pour tous au début du 2eme confinement la direction vient d’annoncer que la cantine serait à nouveau réouverte à partir du lundi 23 Novembre mais uniquement pour la normale et pas pour les équipes.

En réalité cela fait des années que la direction voudrait bien supprimer la pause repas pour les équipes et imposer une journée continue. Aujourd’hui elle se sert du covid pour mettre les salariés devant le fait accompli.

Cette réaction du jeudi 19 montre que les reculs que veut imposer la direction ne passent pas. La mobilisation se poursuit.