Chronopost - Alfortville

26 travailleurs sans papiers régularisés

Brève
14/01/2020

En lutte depuis le 11 juin 2019, 26 travailleurs sans papiers, installés dans un campement sur le trottoir devant l’agence Chronopost d’Alfortville, viennent d’obtenir leur régularisation auprès de la préfecture du Val-de-Marne.

Depuis cette date, ils vivent nuit et jour dans des conditions précaires, de plus en plus éprouvantes avec l’hiver. Ces régularisations ont été obtenues malgré et contre des employeurs – La Poste, sa filiale Chronopost, le sous-traitant Derichebourg et Mission Intérim – qui ont toujours refusé d’assumer leurs responsabilités, niant l’existence même de ces travailleurs qu’ils exploitent, tous complices dans un système de sous-traitance en cascade bien rodé.

Ce succès est le fruit de la mobilisation et de la ténacité exemplaire des travailleurs, engagés depuis près de sept mois dans ce combat pour obtenir leur droit au séjour et au travail, et le respect de leur dignité. Elles sont aussi le fruit de la mobilisation de nombreux soutiens qui ont été présents sans relâche à leurs côtés, et en particulier des nombreux travailleurs sans papiers d’autres entreprises qui soutiennent depuis des mois la lutte de ceux de Chronopost.

Les dossiers de ces travailleurs vont faire l’objet d’un dépôt en préfecture. Dans l’attente des conclusions des procédures en cours, la mobilisation se poursuit.

Mouvement contre la réforme des retraites - Paris

Les petits rats de l'Opéra à la pointe de la lutte

Brève
05/01/2020

La veille de Noël, les danseuses et les musiciens de l’Opéra de Paris ont donné une représentation gratuite sur le parvis de l’Opéra Garnier. Une action qui permet de rappeler que le personnel de l’Opéra est en grève depuis quinze jours contre la réforme des retraites. Les danseuses et les danseurs sont particulièrement touchés par l’attaque du gouvernement, car ils peuvent partir aujourd’hui à 42 ans au lieu de 64 comme le prévoit le gouvernement dans sa future loi. Mais qui peut encore danser le Lac des cygnes à 64 ans ?

Que l’on soit cheminot ou ouvrier, que l’on soit enseignant ou employé, que l’on soit à la Ratp ou à l’Opéra, c’est l’ensemble du monde du travail qui est attaqué par le gouvernement et son projet de retraite à points. Le combat ensemble promet d’imposer une furieuse valse à Macron et à sa mauvaise troupe !

RATP - SNCF

Rassemblement à Bercy : sur notre boîte de vitesse, il n’y a pas de marche arrière !

Brève
23/12/2019

Lundi 23 décembre, environ un millier de grévistes de la RATP et de la SNCF se sont rassemblés devant le siège de la RATP, à Bercy, pour montrer au gouvernement qu’il n’était pas question pour eux de faire la trêve.

Les conducteurs des lignes de métro 2, 6, 9, 10, accompagnés d’ouvriers de maintenance de Fontenay et de conducteurs de bus du dépôt voisin de Lagny, s’étaient retrouvés au préalable dans une assemblée générale particulièrement réussie à Nation, et tous étaient partis en manifestation improvisée vers Bercy.

Les grévistes rassemblés à Bercy ont été rejoints, sous les acclamations, par des cheminots de la gare de Lyon venus dire à quel point le 13 septembre, c’était la détermination des travailleurs de la RATP qui avait emporté la conviction des cheminots qu’il fallait s’engager dans la lutte.

Après plusieurs interventions, affirmant la volonté d’aller jusqu’au retrait, le rassemblement s’est dirigé vers l’AG des cheminots de gare de Lyon, non loin de là. Les CRS ont bien tenté de leur barrer le chemin, mais certains grévistes connaissaient bien la gare et ont trouvé des chemins de traverse. Et c’est dans une ambiance sérieuse et déterminée que grévistes cheminots et RATP ont réaffirmé leur volonté de ne rien lâcher jusqu’au retrait.

RATP : la grève plutôt que la trêve

Brève
19/12/2019

Dans la manifestation parisienne du 17 décembre

Mercredi 18 décembre, après la superbe manifestation de mardi, où les grévistes réunis sous leurs banderoles avaient été ovationnés tout au long des cortèges, la détermination restait entière sur les piquets et dans les assemblées générales du métro et du bus.

Sur la ligne 9, un gréviste faisait remarquer que le gouvernement pariait sur l’usure du mouvement, mais il répondait que même si ça commençait à « piquer un peu », cette grève, pour les travailleurs, c’était un investissement qui valait tous les placements, et qui serait gagnant à vie !

Sur la ligne 13, un gréviste racontait que ça faisait 11 ans qu’il n’avait pas passé Noël avec son père à cause du travail, et il avait bien l’intention de ne pas louper l’occasion cette année… et même de profiter aussi du réveillon du 31 décembre.

Les discussions portaient aussi sur les négociations à venir entre le gouvernement et les syndicats, et sur le risque de trahison de certain d’entre eux. Mais les différentes assemblées générales ont reconduit la grève et réaffirmé que les grévistes se battaient pour le retrait du projet.

La grève, elle appartient aux grévistes ! Ce sont eux qui sont sur le terrain et qui perdent de l’argent, ce sont eux qui décident !

RATP

La lettre de la direction, c’est direct à la poubelle !

Brève
17/12/2019

Lundi 16 décembre, les grévistes ont constaté que nombre d’entre eux avaient reçu une lettre de la direction les informant qu’ils n’étaient pas touchés par la réforme des retraites et leur précisant leur date d’ouverture des droits à la retraite.

Mais comme pour les contrats d’assurance, il fallait lire les petites lignes et les astérisques, qui, dans cette lettre, précisaient que la vraie date de départ à la retraite, on ne la saurait qu’en… 2024.

Le but était sans doute de rassurer les grévistes et de les inciter à suspendre leur mouvement pour Noël, mais personne n’était dupe. Et les plus anciens rappelaient que le même type de courrier leur avait été envoyé en 2003 et en 2007… et que les attaques étaient tombées quelques temps après.

C’est donc avec une belle unanimité que la grève a été reconduite dans les assemblées générales, et tous ont tenu à réaffirmer leur détermination à tenir jusqu’au retrait de la réforme.