Migrants - Porte de la Chapelle

Les damnés de la terre

Brève
15/11/2019

Mercredi 7 novembre, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé le démantèlement des camps de migrants de la porte de La Chapelle et de la porte d’Aubervilliers, dans le nord de Paris. Dès le lendemain, à 6 heures du matin, 600 policiers opéraient une véritable rafle sur le campement de porte de La Chapelle.

1 606 migrants ont dû monter dans des bus pour être conduits dans quinze gymnases de Paris ou de sa région, leurs tentes ou abris ont été systématiquement éventrés, détruits.

C’est la 59e opération de ce type, et les campements se sont toujours reformés, parce qu’aucune véritable solution n’a jamais été proposée aux migrants. Lorsque le gouvernement prétend qu’il s’agit d’une mise à l’abri, c’est de l’hypocrisie pure et simple. Depuis des années, les gouvernements successifs imposent aux migrants qui arrivent sur le territoire des conditions indignes.

En les faisant vivre comme des damnés, le gouvernement montre comment il considère les déshérités, et quel sort il peut réserver aux plus pauvres.

Guichets SNCF

Le parcours du combattant

Brève
09/11/2019

Il est de plus en plus difficile d’acheter un billet dans les grandes gares parisiennes. Quand un voyageur se présente pour acheter son billet TGV, il lui est désormais demandé s’il a pris rendez-vous ! La SNCF a supprimé tant de postes de vente qu’elle n’est même plus en mesure de répondre à la demande dans des conditions acceptables.

Pour les vendeurs, cette situation est devenue complètement ingérable. Il y a bien sûr les voyageurs qui ne savent pas qu’il faut prendre rendez-vous et qui décident d’attendre qu’il y ait un guichet libre. Résultat, les voyageurs sont excédés et c’est invivable pour les vendeurs.

La SNCF a deux objectifs : généraliser la vente sur Internet pour faire baisser le coût de la vente des billets et réserver l’espace dans les gares à des boutiques qui lui payent des loyers particulièrement élevés. L’intérêt des voyageurs et des agents, ce n’est évidemment pas son problème.

Technicentre Atlantique - Châtillon

Grève victorieuse

Brève
09/11/2019

Démarrée la nuit du 21 octobre à Châtillon chez les dépanneurs TGV et les jockeys, chargés du déplacement des rames, la grève a été suspendue dans la nuit du samedi 2 novembre. Les 250 grévistes avaient le sentiment d’avoir arraché ce qu’ils pouvaient.

Effectivement, ils ont fait remballer le projet de roulements de la direction, qui voulait les contraindre à passer une nuit sur trois au travail, leur supprimer douze repos. Ils obtiennent le maintien, voire l’amélioration de certains roulements. Ils obtiennent aussi 30 embauches supplémentaires en plus de 30 déjà programmées et l’augmentation de quelques primes.

S’ils n’ont pas obtenu le paiement des jours de grève, ils obtiennent la garantie qu’il n’y aura aucune sanction disciplinaire pour une grève démarrée sans préavis. Les grévistes sont fiers d’avoir mené un mouvement parti de la base et contrôlé par elle. C’est ce qui a garanti l’unité et la force du mouvement.

 

Ex-foyer Bara - Montreuil

Non aux expulsions

Brève
08/11/2019

Plus de 200 travailleurs de l’ex-foyer Bara de Montreuil, en Seine-Saint-Denis, se sont retrouvés de nouveau sans réelle solution de logement. Après avoir passé une journée et une nuit à la rue sur un trottoir, ils ont été entassés dans un hangar avec seulement deux sanitaires pour plus de 200 personnes.

Insalubre depuis des années, le plus ancien foyer de travailleurs migrants de Montreuil avait fini par être évacué. La mairie de Montreuil avait alors fait le choix de réquisitionner un ancien bâtiment de l’AFPA, vide depuis des années. Plus de 230 travailleurs africains avaient pu y être hébergés, d’autres trouvant des solutions précaires de relogement.

Mardi 29 octobre, le prefet a ordonné à la police de procéder à l’évacuation. Cette expulsion est d’autant plus scandaleuse qu’elle est intervenue à la veille de la trêve hivernale.

Pour l’heure, ni la protestation de la mairie ni la mobilisation de militants solidaires n’ont pu empêcher le forfait de la préfecture. Mais la mobilisation se poursuit, à commencer par celle des travailleurs de Bara eux-mêmes.

Franprix - Paris 10ème

La grève

Brève
03/11/2019

Depuis le 11 octobre, les salariés du Franprix rue Beaurepaire à
République sont en grève. Le mouvement a démarré suite au licenciement
d'un salarié, prétendument pour faute grave.

Les salariés exigent sa réintégration, l'augmentation des salaires, des
effectifs et l'amélioration des conditions de travail. Le directeur a
promis l'embauche d'un vigile supplémentaire, une prime de 50 € à partir
de décembre. Mais il continue de menacer de sanctions les grévistes.

La grève continue.