Hôpital psychiatrique Maison-Blanche - Paris 19e

La mobilisation commence à payer

Brève
12/11/2009

Cela fait maintenant plus d'un mois et demi que le personnel de Rémy-de-Gourmont, une des structures du groupe Maison-Blanche, débraye quotidiennement. C'est le manque de personnel qui a déclenché le mouvement : mutations, départs en retraite, arrêts maladie non remplacés, cela a pour conséquences une surcharge de travail et une dégradation des soins apportés aux patients.

À Rémy-de-Gourmont, pour « régler » le problème de sous-effectif, la direction a fermé tout un service, la Thérapie Brève. Face à cette provocation, le personnel est resté mobilisé, si bien que mardi 27 octobre, lors d'une réunion avec les représentants du personnel, la direction a promis l'embauche de cinq infirmier(e)s sur les huit revendiqués. La direction a aussi promis en début de semaine la réouverture de la Thérapie Brève pour le 1er janvier.

Ce ne sont pour l'instant que des promesses, encore insuffisantes, à mettre à l'actif de la mobilisation et, d'ici la fin de l'année, il faudra rester vigilant pour qu'elles soient tenues.

RATP - Région parisienne

Grève sur les RER A et B

Brève
12/11/2009

Lundi 9 novembre, les deux lignes du Réseau express régional (RER) ont été paralysées par une grève. Ces deux réseaux transportent près de deux millions de voyageurs chaque jour.

Lundi 9 novembre, devait être mise en place sur le RER B ce que l'on appelle l'interopérabilité. Cette réorganisation a entraîné la suppression de seize conducteurs RATP sur les 350 environ roulant sur la ligne B.

Ces grèves occasionnent bien sûr une gêne importante pour la population de la région parisienne. Mais la responsabilité en incombe entièrement à la direction. Alors qu'elle annonce plus de 106 millions d'euros de bénéfice pour le premier semestre 2009, soit 16 % de plus, il serait normal qu'elle réponde favorablement aux revendications.

SNCF - Gare du Nord - Paris

Grève des agents de conduite de la banlieue

Brève
12/11/2009

Le 9 novembre 2009, les agents de conduite du dépôt banlieue de la gare du Nord se sont mis en grève. Ils refusent de voir leurs conditions de travail se dégrader, les nouveaux roulements ne faisant qu'aggraver les choses.

Ils refusent de travailler sans même avoir le temps de souffler entre deux trains. Ils exigent que leurs journées de travail ne soient pas rallongées, ce qui à terme nécessite des embauches.

Par la grève, certains ont commencé à tenir tête à la direction, et cela, c'est réconfortant.

Cergy – Val d’Oise

Grande distribution : selon que vous serez puissants ou misérables…

Brève
09/11/2009

L'affaire avait fait grand bruit, il y a quelques mois : Auchan et d'autres enseignes ne payent pas les temps de pause, en particulier pour les travailleurs payés au Smic. Si bien qu'un salarié payé 35h au smic doit en fait effectuer un total hebdomadaire de 36h45 !

Les dossiers de 44 employés d'Auchan Cergy et 39 employés de Champion Marines ont été portés devant la justice. Mais, malgré l'évidence, malgré les procès verbaux dressés par l'Inspection du travail, malgré le réquisitoire du procureur de la République qui avait demandé 52 500 € d'amende à l'encontre de Champion et 66 000 € pour Auchan, les magistrats ont tranché. Les géants de la distribution sont relaxés. Ils peuvent, selon la « justice », continuer à sous-payer et escroquer de nombreux travailleurs. N'est-ce pas là ce qu'on appelle une justice de classe ?

ERDF - Val d'Oise

Répression patronale

Brève
09/11/2009

Jeudi 5 novembre, un agent ERDF, militant CGT, était convoqué devant le conseil de discipline, au Chesnay dans les Yvelines. Motif ? La direction lui reproche d'avoir « outrepassé le droit de grève » au cours du mouvement du printemps dernier et en particulier en prenant la parole aux micros de la radio Europe 1!

Un exemple parmi les 257 salariés envoyés devant les conseils de disciplines ces derniers mois.

Ces accusations sont ridicules, mais l'attaque est grave puisque la direction distribue des sanctions du genre mise à la retraite anticipée, rétrogradation avec perte de salaire de 250€, voire mise à pied plus ou moins longue sans salaire !

Heureusement cet agent était accompagné d'une centaine de collègues en colère contre ces pratiques et solidaires de leur camarade.