Renault - Flins (Yvelines)

Encore des millions pour Renault !

Brève
06/11/2009

Carlos Ghosn, quasi incognito, est venu à Flins mercredi 4 novembre, pour "communiquer" sur la voiture électrique qui -promis, juré- serait contruite dans l'avenir sur le site. Supplément gratuit, on y construira même des batteries...

Ce qui n'est pas gratuit, c'est ce que tout cela coûte à l'État : 250 millions d'euros de nouvelles subventions annoncés, 5000 euros de "prime à la casse" par voiture électrique vendue...

Mais comme Renault court après les "liquidités", l'avance sur la prime d'intéressement versée chaque année aux travailleurs serait repoussée aux calendes grecques !

La prime, ça va donc être pour les actionnaires.

Ile-de-France

Sans-papiers - La grève s'étend

Brève
05/11/2009

Commencé le 13 octobre à l'initiative de la CGT, le mouvement de grève de travailleurs sans papiers s'étend en région parisienne. Ils sont actuellement plus de 4 200 à faire grève, occupant leur lieu de travail ou manifestant devant différents lieux symboliques.

La loi de 2007 avait ouvert une brèche dans la régularisation de sans-papiers, qui pouvaient obtenir un permis de séjour d'un an renouvelable pour certains métiers (dont le bâtiment et la restauration) et sous certains critères. Or, l'examen des dossiers diffère selon les préfectures, et même pour des salariés de situation identique, parfois dans une même entreprise, dénonce la CGT.

Alors que la loi actuelle n'est même pas appliquée de façon correcte et égalitaire, le ministre de l'Immigration Éric Besson a annoncé qu'il préparait un nouveau texte. Les travailleurs sans papiers ont toutes les raisons de se méfier et de ne pas relâcher leur pression.

La Défense

Sans-papiers expulsés d'un chantier

Brève
05/11/2009

Lundi 3 novembre dans l'après-midi, quelque 300 grévistes sans papiers ont été expulsés par la police des préfabriqués du chantier de la tour First (ex-Axa) qu'ils occupaient depuis le matin pour réclamer que la loi permettant leur éventuelle régularisation soit révisée et appliquée dans les mêmes termes sur tout le territoire. « Nous demandons des critères simplifiés, améliorés et permanents », a réaffirmé Raymond Chauveau, le coordinateur CGT du mouvement des sans-papiers.

Ce n'est pas un hasard si ceux-ci ont occupé ce chantier du quartier d'affaires de La Défense, devant une tour dont la rénovation est dirigée par Bouygues, grand ami de Sarkozy.

Il ne s'agit pas seulement de petits patrons du bâtiment, bien souvent ces travailleurs sont embauchés par des filiales ou des sous-traitants de grandes entreprises.

À La Défense, ceux que la police a expulsés sont des travailleurs grévistes qui réclament que la loi soit appliquée de la même façon pour tous, alors que les représentants de l'État multiplient les embûches pour ne pas leur donner de titre de séjour, alors qu'ils travaillent dans des secteurs économiques où la loi les autorise à en obtenir

Melun (Seine-et-Marne)

Que deviennent les aides à domicile de l'ASSAD 77 ?

Brève
04/11/2009

Les aides à domicile de l'Assad 77 viennent de manifester à Melun. L'association, en liquidation judiciaire depuis début septembre, vient de se voir ordonner la cessation immédiate d'activité par le TGI. Un an après les malversations d'un précédent directeur, l'Assad 77 verrait ses dettes s'élever à plus d'un million d'euros.

Que deviennent alors les 3000 personnes âgées auxquelles l'aide des salariées de l'Assad est plus que nécessaire ? Que deviennent ces 490 travailleuses si leur emploi est supprimé ?

Les subventions de la Caisse Vieillesse et du Conseil général doivent être à la hauteur des besoins. Et pour commencer, la taxe professionnelle, versée par les entreprises, qui alimente ce dernier ne doit pas être supprimée !!

Alfortville -Val de Marne

Expulsion de travailleurs africains d’un squat où ils avaient trouvé refuge

Brève
04/11/2009

Vendredi 31 octobre, les habitants du 2 rue Veron à Alfortville ont été expulsés de cet immeuble insalubre, par une intervention policière, en application d'un jugement du tribunal datant de plus de 3 ans.

Ce sont en majorité des travailleurs immigrés africains sans-papiers. Ils exercent des métiers durs, avec des horaires d'équipe, tôt le matin, tard le soir, parfois de nuit : nettoyeur, éboueur, bâtiment, etc... Un certain nombre sont en grève en ce moment pour obtenir leur régularisation.

C'est la pénurie de logements qui les contraignait à vivre depuis des années dans un squat délabré.

Des solutions de relogement ont été mises en place par la municipalité pour 3 familles, mais 14 personnes se retrouveront à la rue après des hébergements provisoires d'une semaine qui leur ont été trouvés dans des hôtels très éloignés de la région parisienne.

Un collectif s'est constitué pour obtenir leur relogement. Lutte ouvrière est totalement solidaire de cette exigence.