Hôpital de Senlis (Oise)

La colère contre un « plan de retour à l'équilibre » qui menace toute la région

Brève
08/10/2009

Quatre jours de grève, des rassemblements dépassant les 300 personnes pour un effectif de mille, une manifestation samedi 3 octobre à Senlis, réunissant, malgré les réquisitions, près de 300 personnes : la colère est profonde contre le plan gouvernemental qui touche l'hôpital de Senlis.

Ce plan, applicable dans les jours qui viennent, s'attaque tout d'abord brutalement au personnel : un réaménagement des horaires théoriques, sept heures par jour au lieu de huit, aboutirait à voler sur l'année 28 jours de repos, RTT ou compensateurs, existants aujourd'hui... Ces réorganisations entraîneraient en plus une augmentation des jours travaillés, des frais supplémentaires et une baisse des salaires des agents, pourtant extrêmement bas.

Par ailleurs, dans ce cadre, le directeur de l'hôpital de Senlis a autoritairement décidé de fermer immédiatement quinze lits de chirurgie, en supprimant les emplois qui les accompagnent. Depuis, les malades s'entassent dans les couloirs sur des lits de fortune.

Enfin, comme si cela ne suffisait pas, il n'y aura plus aucun remplacement des agents partant en retraite (plusieurs dizaines prévus dans les mois à venir), la suppression de tous les budgets formation, la fin de tous les crédits d'équipements, etc. Le tout devant amener à la fusion le plus rapidement possible avec l'hôpital de Creil.

C'est dire si la colère du personnel est justifiée. Des infirmières aux ASH, en passant par les médecins, attachés à leur mission de soigner, ce plan est ressenti comme une provocation, une atteinte à leur condition de vie, et manifeste un mépris total pour la prise en charge des besoins élémentaires et vitaux de santé de toute la population.

À Clermont, l'hôpital général et psychiatrique se trouve menacé d'un plan drastique d'économie au moins aussi important. Et il est à souhaiter que le personnel des hôpitaux de toute la région se rassemblera, avec le soutien de la population, pour combattre cette politique de destruction du système public de santé.

Continental (Clairoix)

Le mirage du repreneur n'a dupé personne

Brève
08/10/2009

Toute la presse nationale s'est émue de l'échec des pourparlers entre la direction internationale de Continental en Allemagne et le prétendu repreneur de l'usine de Clairoix, un groupe financier de Dubaï, MAG.

Ce repreneur, qui cherchait, comme toujours, une opération juteuse, avait eu droit à un traitement médiatique particulier car c'était la carte miracle sortie de sa manche par le ministre Devedjian.

Cette diversion fut dénoncée comme telle par le comité de lutte et les travailleurs, en assemblée générale, réaffirmèrent qu'ils se battraient jusqu'au bout pour les garanties qu'ils exigeaient, en particulier le maintien du contrat de travail des 1 120 salariés avec Continental jusqu'en 2012. C'est de cette façon qu'ils ont obtenu une réelle garantie de l'emploi, c'est-à-dire de leur salaire, pendant 27 mois. Et surtout le fait de n'avoir compté que sur leur lutte, et pas sur le bon vouloir d'un patron et du gouvernement, leur a permis d'éviter de subir le sort de bien d'autres travailleurs licenciés sans garantie.

Continental (Clairoix)

Les travailleurs demandent des comptes à la justice

Brève
08/10/2009

Lundi 5 octobre, plus de 200 travailleurs de Continental ont occupé pendant deux heures l'entrée et la cour du tribunal de Compiègne. En effet, le matin même, on apprenait que le jugement rendu le 1er septembre et dont on attendait copie depuis un mois n'était pas en attente de rédaction, comme cela était répété régulièrement, mais avait été rédigé, tapé, signé et expédié à la cour d'appel depuis quatre semaines.

De fait, tout le monde avait en main le jugement qui condamne six salariés, sauf les intéressés. Ce qui évidemment rendait impossible l'organisation de leur défense pour préparer l'appel qu'ils avaient déposé. Leurs protestations contre le retard mis à leur remettre le jugement étaient publiques puisque la presse en avait fait état à plusieurs reprises.

Il fallut le blocage de l'entrée et de la sortie, puis l'envahissement de la cour où s'installèrent les 200 salariés pour qu'au bout d'une heure et demie les manifestants obtiennent tout ce qu'ils avaient demandé : la réception des personnes qu'ils avaient choisies par la procureure et la présidente, et la remise du jugement.

Comme quoi, avec la manière, il y a toujours le moyen de se faire entendre. Les représentants de la justice ont vu que les travailleurs de Continental étaient bien décidés à se faire respecter

Hôpital psychiatrique Maison Blanche - Paris 19e

La colère du personnel

Brève
08/10/2009

Depuis trois semaines maintenant, le personnel de Rémy-de-Gourmont, une des cliniques du groupe Maison Blanche, débraye quotidiennement pendant une heure.

Le ras-le-bol couvait depuis longtemps à cause du manque de personnel, des arrêts-maladie et des mutations non remplacés, de la surcharge de travail. Lors du premier débrayage, le jeudi 17 septembre, le personnel a demandé à la direction de régler ces problèmes d'urgence. Le lendemain, celle-ci est venue pour dire qu'elle n'arrivait pas à recruter et qu'il faudrait peut-être fermer un service. Le lundi suivant, elle a en effet dit qu'elle allait fermer la Thérapie Brève, soit tout le rez-de-chaussée de la clinique !

Le service hospitalier psychiatrique est en mauvaise santé par la faute des suppressions de lits qui se succèdent depuis des années : le personnel paie le prix fort par la dégradation continue de ses conditions de travail, et les patients sont de plus en plus mal pris en charge, quand on ne les laisse pas tout simplement se débrouiller à l'extérieur sans véritable traitement. C'est contre cette politique que le personnel de Rémy-de-Gourmont continue à se battre. Une assemblée générale était prévue mercredi 7 octobre, pour décider de la suite à donner au mouvement.

La Poste - Paris 17e arrondissement

Les facteurs en ont ras-le-bol des suppressions d'emplois

Brève
08/10/2009

Depuis le mardi 29 septembre les facteurs du bureau de poste de Paris 17 se sont mis en grève. Ils refusent d'accepter une nouvelle réorganisation qui découle de la marche vers la privatisation de La Poste et de la recherche maximale de productivité.

Cela va encore se traduire par de nouvelles suppressions d'emplois, la dégradation de leurs conditions de travail et des services rendus à la population.

Les suppressions se feraient par non-remplacement des postiers qui partent en retraite ou ailleurs. Et le 16 novembre, date de la mise en place prévue pour la réorganisation, la direction veut aussi renvoyer les contractuels (CDD) alors qu'ils travaillent au bureau depuis des mois.

Les quelques reculs de la direction de La Poste étant insuffisants, la grève a été reconduite les 5 et 6 octobre, et la décision prise de participer le 7 à la manifestation parisienne appelée par la CGT. Voulant rencontrer les autres postiers, les grévistes sont aussi allés mardi au bureau de Paris 16 et à celui de Paris 08 où ils ont trouvé les portes cadenassées mais leur présence n'est vraiment pas passée inaperçue. Puis ils sont retournés au bureau en manifestation.

Cette matinée mouvementée a décidé la direction à demander la reprise des négociations. Les grévistes ont montré qu'ils étaient capables de s'opposer à ses attaques de la direction et celle-ci n'en a pas fini avec eux.