France Télécom - Paris

Non aux suppressions d'emplois, non à la sous-traitance

Brève
07/10/2009

À Paris, mardi 6 octobre, un premier rassemblement au siège de la direction nationale de France Télécom a réuni autour de 300 personnes, essentiellement les militants syndicaux et les personnes qui leur sont proches.

Outre la dénonciation des conditions de travail et du manque de personnel, les interventions ont porté aussi sur l'usage de la sous-traitance dont on parle rarement alors que la situation des salariés y est encore pire qu'à France Télécom. Ainsi, des travailleurs en grève de la société Directique, passée de 150 à 100 employés ces derniers mois, ont dénoncé le non-respect de la législation, notamment en ce qui concerne le temps de travail.

Un rendez-vous a été fixé pour le lendemain afin de rejoindre les travailleurs d'autres branches devant le siège du Medef, auquel France Télécom a adhéré par suite de sa privatisation, il y a douze ans, par le gouvernement socialiste de Jospin.

Collège Eugène-Delacroix - Draveil (Essonne)

La mobilisation a commencé à payer !

Brève
07/10/2009

Comme dans de très nombreux établissements scolaires du pays, il manque au collège Eugène-Delacroix de Draveil plusieurs postes d'enseignants. La situation était particulièrement catastrophique en mathématiques, avec six classes sans professeur.

Dans le même temps, les agents de service du collège (ouvriers d'entretien et personnels de cantine) exprimaient leur exaspération face au non-remplacement de plusieurs de leurs collègues suite à des accidents du travail ou de longues maladies.

Après de nombreuses discussions avec des parents indignés et des distributions de tracts dénonçant la situation, deux enseignants de math ont été miraculeusement trouvés ! Ce premier résultat a été perçu par tous comme un succès. Et le fait d'apprendre que le député-maire UMP de la ville, Georges Tron, qui vote toutes les suppressions de postes depuis des années à l'Assemblée nationale, s'est empressé d'apporter son soutien, a fait sourire plus d'un.

La mobilisation se poursuivant, 80 agents de service, parents et enseignants, se sont retrouvés samedi 3 octobre lors d'un rassemblement prévu dans le centre de Draveil, pour dénoncer ensemble les suppressions d'emplois qui touchent toute la fonction publique.

ABB - Saint Ouen l’Aumône -Val d’Oise

Contre les licenciements les salariés bloquent la direction

Brève
07/10/2009

ABB, géant de l'électrotechnique, est un groupe qui a fait deux milliards d'euros de bénéfices l'an passé, ce qui ne l'a pas empêché de décider, au printemps dernier, de supprimer 12 000 emplois dans le monde. Cela s'est traduit par un plan de licenciement de 277 salariés (sur 400) à l'usine de Saint-Ouen-l'Aumône qui fabrique des robots pour l'industrie automobile.

Pour protester contre ce plan, et en particulier pour dénoncer la faiblesse des primes de licenciement (pas plus que le minimum légal), les salariés ont fait grève et manifesté à différentes reprises. Lundi 5 octobre ils ont bloqué la direction du groupe venue pour un CE, ou plutôt ils ont positionné des robots de telle façon qu'ils entouraient les voitures de la direction. Et devinez qui avait l'attitude la plus humaine ?

Alcatel-Lucent -Vélizy Yvelines

Ras le bol des suppressions d’emplois

Brève
29/09/2009

Après les annonces fin juillet de l'équipementier en télécommunications Alcate-Lucent de supprimer 850 postes en France et d'en externaliser 150, des CCE se sont tenus mercredi 16 et jeudi 17 septembre. Lors de ces réunions, la direction devait donner des précisions pour chaque établissement concerné.

Ainsi, à Alcate-Lucent de Vélizy sur les 2700 salariés que compte cet établissement, 350 sont menacés de perdre leur emploi. Plus précisément il y aurait 226 travailleurs concernés par ce dernier plan auquel il faut ajouter 124 salariés du plan précédant dit « Manager » et pas encore terminé. Le plans se succèdent à un tel rythme chez Alcatel-Lucent, qu'ils se chevauchent l'un l'autre.

A Vélizy, les syndicats avaient appelé à une action le mercredi 16 septembre lors de la tenue du CCE. Mais les travailleurs présents voulaient plus et du coup l'action a continué l'après midi et le lendemain. Et y compris durant la nuit des employés ont tenu à dormir sous la tente devant le bâtiment de la direction.

La colère n'étant pas retombée, un CE qui se tenait le lundi 21 septembre a été envahi par plusieurs centaines de salariés. Le lendemain mardi une réunion de la direction a été elle aussi interrompu.

Orly - Val de Marne - collège Dorval

L’action empêche la fermeture d'une classe de 6eme.

Brève
27/09/2009

A la rentrée, malgré les effectifs qui les justifiaient, une classe de 6eme était fermée, une classe supplémentaire de 3eme n'était pas ouverte, et de plus, il n'y avait ni CPE (conseiller principal d'éducation),ni professeur d'UPI(unité pédagogique d'intégration, pour la scolarisation d'handicapés)

En réaction le mercredi 2 septembre, les professeurs au lieu de faire cours accueillaient les parents avec leurs enfants pour expliquer la situation : le CPE et le professeur d'UPI étaient alors nommés le jour même de la rentrée !

Mais pour les classes supplémentaires c'était un refus. Les 35 enseignants se mettaient alors en grève à 100% pendant 3 jours. Des assemblées avec les parents réunissaient jusqu'à 200 personnes pour organiser diffusions de tracts et pétitions aux gares, rassemblements à la mairie d'Orly et au rectorat, occupation du collège par les parents.

Face à la mobilisation qui s'amplifiait, l'Inspection Académique faisait annoncer des heures en plus pour dédoubler des classes de 3eme, faire des petits groupes et du soutien et surtout la réouverture de la classe de 6eme.

"La lutte et la détermination ont payé !"