Les travailleurs de Continental ont obtenu une prime de licenciement de 50 000 euros pour tous, quelle que soit l'ancienneté. S'y ajoutent six dixièmes par mois d'ancienneté, soit le double des indemnités conventionnelles. La prime globale représentera donc de 50 000 à 100 000 euros pour un ouvrier de fabrication, selon son ancienneté.
Ils ont également obtenu le maintien de leur contrat de travail et des salaires jusqu'à la fin 2011, alors que 650 d'entre eux devaient être licenciés dès octobre 2009. Et également, un système de pré-retraite maison à 51 ans et demi.
C'est là le résultat de leur combat.
À défaut de pouvoir faire reculer leur patron sur les licenciements, les travailleurs de Continental l'ont obligé à des compensations financières bien plus élevées que celles qu'il avait prévues.
Les travailleurs de Goodyear (Amiens), également menacés de perdre leur emploi, se sont joints aux travailleurs de Continental, samedi 6 juin, pour aller manifester à Compiègne.