Chelles - Seine-et-Marne

La rentabilité contre la santé

Brève
11/05/2009

A l'été 2009, le centre post-cure après désintoxication des malades alcooliques de Chelles doit fermer. Malheureusement pas parce que l'alcoolisme, c'est fini ! Ce centre de 23 lits, géré par l'Association nationale de prévention contre l'alcoolisme et l'addictologie, est en mauvais état. Plutôt que sa réhabilitation, l'ANPAA et l'autorité régionale hospitalière -qui décide désormais des problèmes liés à la santé publique dans la région- ont décidé sa fermeture et le transfert de son activité vers l'hôpital de Coulommiers, à 50 km de là.

Avant tout, ce centre est jugé "non rentable" par l'ARH, avec sa dizaine de patients et ses quelque 16 salariés à temps partiel. Sans doute beaucoup moins rentable que la vente par l'ANPAA de l'attrayant terrain arboré de 5000 m² occupé par l'établissement en plein centre-ville...

Les patients et les employés n'ont-ils plus qu'à boire pour oublier cette logique capitaliste où le profit passe avant la santé ?

Paris 8ème

Les actionnaires de PPR repeints au jaune d'oeuf

Brève
09/05/2009

Le 7 mai, dans le quartier du Faubourg Saint-Honoré à Paris-8ème, se tenait l'assemblée des actionnaires du groupe de luxe et de distribution PPR (Pinault Printemps Redoute). Réunis pour recevoir une excellente nouvelle, 418 millions de dividendes pour l'exercice 2008, ces messieurs-dames ont été accueillis à jets d'oeufs et huées par des manifestants, travailleurs et militants syndicaux du groupe.

Pourtant, "L'argent qu'ils [les actionnaires] gagnent, c'est nous qui l'avons créé", comme disait un cégétiste.

Or, pour faire encore plus de profit, le groupe Pinault (88 000 salariés) a annoncé 1800 suppressions d'emplois, 800 à Conforama, 672 à La Redoute et 400 à la Fnac, dont le magasin Bastille devrait fermer fin décembre 2009. Les manifestants ont dénoncé ces suppressions d'emplois dans un groupe qui maintient des profits de 875 millions d'euros en 2008. Pinault lui-même ne s'est pas oublié en augmentant son salaire 2008 à 2,5 millions d'euros au lieu de 2,2 en 2007.

Gendarmes mobiles et grilles de la Salle Pleyel fermées en guise de réponse aux manifestants témoignent bien du mépris des patrons de PPR. Qu'ils ne s'étonnent pas si les travailleurs se fâchent davantage.