Lycée - Ile-de-France

Balance ton protocole !

Brève
07/11/2020

Il y a deux jours, le ministre de l'Éducation se déclarait opposé à ce que les classes soient dédoublées dans les collèges et lycées, comme le réclamaient les élèves et les enseignants, en colère contre l'absence de protocole sanitaire renforcé.

Jeudi soir, Blanquer a finalement revu sa copie. Il autorise les lycées à organiser les cours comme ils le souhaitent et à diviser les classes pour faire seulement la moitié des cours en présentiel. Ceux qui font le travail sont certes les mieux placés pour savoir comment fonctionner.

Pour le faire changer d'avis, il a fallu quatre jours de grèves, de lycées bloqués dans différentes régions et de rassemblements devant les rectorats.

Hôpital Pitié-Salpétrière - Paris

À l'heure de la deuxième vague

Brève
07/11/2020

À l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, les hospitalisations pour Covid se sont multipliées dès la semaine du 26 octobre.

Les médecins pensaient pouvoir se contenter de transformer une ou deux salles de leur service en salles Covid, avec l’idée de répartir les patients de cette deuxième vague entre les services. Mais le nombre de patients à hospitaliser a tellement augmenté qu’il a fallu aller bien au-delà des prévisions.

Les opérations non urgentes ont été en partie déprogrammées. Certaines consultations ferment totalement ou en partie, avec la mise en place de la téléconsultation.

Tout cela met encore une fois en évidence le manque de lits dans les hôpitaux. En 1991 il y avait 2 400 lits à la Pitié-Salpêtrière. Aujourd’hui, il y en a 1 600. La différence, ce sont autant de lits qui manquent pour accueillir les patients Covid en plus des autres, faisant perdre à tous des chances d’être bien soignés.

SNCF - Austerlitz

Grève des conducteurs de manoeuvre

Brève
07/11/2020

Vendredi 30 octobre, les conducteurs qui acheminent les trains Corail du chantier de Masséna à la gare d’Austerlitz se sont mis en grève reconductible pour demander 200 euros d’augmentation par mois et une prime de 600 euros.

La dégradation des conditions de travail s’est accentuée, avec des refus de congé, des repos décalés. Comme il n’y a pratiquement pas d’embauches, il n’y a plus de formation pour devenir conducteur de ligne.

Avec le confinement, la direction a par ailleurs modifié son plan de transport et supprimé 75 % des trains Corail. Le mardi, elle a réuni les délégués, en vidéo et sur place. Les agents de manœuvre présents ont envahi la salle de réunion et la direction a annoncé l’embauche de six agents supplémentaires, mais rien sur les primes et augmentations de salaire demandées. Les conducteurs, pas démoralisés, se disent prêts à reprendre la grève dès que le trafic reprendra.

Lycée Dorian - Paris

Ras le bol

Brève
07/11/2020

Dès 8 h 30 le 2 novembre, une cinquantaine d’enseignants du lycée Dorian, à Paris se sont réunis et ont pris le temps de discuter de la situation créée par la barbarie terroriste, mais aussi par les amalgames entre musulmans ou migrants et terroristes, et sur la façon d’en discuter avec les élèves.

L’autre partie de la réunion a été consacrée aux conditions sanitaires. Impossible de respecter une quelconque distanciation dans des classes comptant jusqu’à 35 élèves, ainsi qu’à la cantine. De la même façon, impossible pour les collègues agents d’entretien d’assurer, sans personnel supplémentaire, à la fois le nettoyage et la désinfection des locaux. À l’unanimité, les participants ont donc décidé, après la minute de silence, de consacrer le reste de la journée à la mise au point d’un fonctionnement plus sûr pour la sécurité sanitaire des élèves et du personnel, qui a finalement été accepté par la direction de l’établissement.

À l’issue de la journée, un dédoublement des classes pré-bac, dont les effectifs sont nombreux, était mis en place, en alternant les cours en classe et à distance. Les agents d’entretien réclament aussi quatre embauches, nécessaires pour assurer le protocole minimum de nettoyage et de désinfection, ainsi que des lingettes pour qu’élèves et professeurs puissent participer à la désinfection des salles.

PSA-Poissy

Un patron averti

Brève
07/11/2020

Les onze travailleurs du nettoyage de l’atelier Peinture de l’usine PSA Poissy ont changé d’employeur, passant de Derichebourg à ISS. En lisant leur nouveau contrat de travail, ils se sont aperçus qu’il leur manquait des primes, dont pour certains le 13e mois.

À cela s’ajoutait une inquiétude sur les emplois, car leur nouvel employeur, ISS logistique et production, a un plan de licenciements en cours. Lundi 2 novembre, les travailleurs concernés se sont réunis dans une salle de pause une demi-heure avant leur prise de poste. Ils ont décidé de ne pas prendre le travail tant qu’ils n’auraient pas de garantie sur le maintien de tous les emplois et le maintien de tous les salaires avec toutes les primes. La grève était votée à l’unanimité et les revendications mises par écrit.

Au bout de cinq heures de grève, la direction d’ISS a proposé un texte écrit indiquant que ces travailleurs n’étaient pas concernés par le plan de licenciements chez ISS, que tous les salariés étaient repris dans le cadre de la convention collective de la propreté, censée maintenir l’emploi et la rémunération, et que les heures de grève étaient payées.

C’est donc en ayant obtenu la garantie du maintien de tous les postes que les travailleurs se sont de nouveau réunis et ont voté la reprise du travail, satisfaits d’avoir réagi et d’avoir averti qu’ils seront vigilants sur les prochaines fiches de paye.