Lycée Angela Davis - La Plaine-Saint-Denis

Pas de reprise

Brève
07/11/2020

Les cours n’ont pas repris le lundi 2 novembre au lycée Angela-Davis, à La Plaine-Saint-Denis. Les enseignants étaient ulcérés, autant par la suppression du temps de concertation que par les conditions de la rentrée.

La veille, le personnel avait reçu les consignes sanitaires de la direction, qui précisaient que les cours devaient se tenir en classe entière, jusqu’à 35 élèves. Les toilettes n’étaient accessibles aux élèves qu’entre midi et 14 heures. Ils devaient rester dans leurs salles de cours pendant les récréations, des salles qu’il est bien difficile d’aérer puisque la plupart des fenêtres ne s’ouvrent pas !

L’assemblée générale du matin s’est achevée par la minute de silence, organisée dans la cour du lycée par les grévistes, en présence des élèves. La direction refusant les masques gratuits et les embauches réclamés par les grévistes et les parents d’élèves, la grève était reconduite le mardi.

ADP - Roissy

Attaque générale

Brève
24/10/2020

Les salariés d’ADP sont 4 000 sur les 80 000 de Roissy, éclatés en une multitude d’entreprises dontles patrons sont à l’offensive.

Les salariés d’Acna, qui font le ménage dans les avions, ont reçu des papiers demandant de choisir entre travailler à 50 %, à 100 % ou rester à la maison. À City One, le service « Bienvenue à Paris », les salariés se demandent si ce n’est pas « Bienvenue à Pôle emploi » : les deux tiers ont déjà été licenciés ou non renouvelés. Chez Séris (les agents qui contrôlent les bagages et les passagers avant les salles d’embarquement), la direction a proposé de supprimer deux primes.

Chômage partiel ou pas, sur la zone, le jeu de Monopoly continue : ADP fait valser les sous-traitants au gré des appels d’offres. Séris en a perdu un au Cargo d’Air France. Il a fallu batailler pour que celui qui a gagné, Securitas, reprenne tout le personnel. Les plannings ont quand même été chamboulés et des salariés déplacés, laissant d’autres en chômage.

Il n’y a aucune raison d’accepter de faire des sacrifices alors que les patrons n’ont jamais partagé leurs profits.

Lycéens sans-papiers - Seine-Saint-Denis

Régularisation pour tous !

Brève
24/10/2020

Tant qu’ils sont mineurs, les jeunes étrangers peuvent ne pas avoir de titre de séjour ; mais à 18 ans, cela devient obligatoire. Ils doivent faire régulariser leur situation dans l’année qui précède. Or obtenir un rendez-vous auprès de la préfecture, simplement pour déposer une demande, s’avère quasiment impossible.

Depuis plusieurs années, il faut prendre rendez-vous sur Internet et les plages horaires proposées sont très réduites. Cette situation a été encore aggravée par la fermeture des services de la préfecture pendant le confinement.

Des centaines de lycéens de Seine-Saint-Denis se retrouvent ainsi sans papiers, et vivent dans la peur d’un contrôle de police et d’une expulsion.

Sacré-Coeur - Paris

Le trône au service du goupillon

Brève
24/10/2020

Mardi 13 octobre, la préfecture d’Île-de-France, soutenue par la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, a lancé une procédure pour classer la basilique du Sacré-Cœur monument historique. L’archevêque de Paris pourrait ainsi bénéficier de subventions d’État accrues lors des travaux de restauration.

Plusieurs associations, dont celle des Amis de la Commune, ont dénoncé à juste titre une insulte à la mémoire des dizaines de milliers de communards massacrés en mai 1871. En effet, le Sacré-Cœur a été érigé en 1875 par l’Église catholique, en symbole d’expiation d’un siècle de révolutions sociales dont la plus récente, la Commune de Paris, avait fait trembler les possédants.

Le gouvernement a trouvé une occasion de faire un geste politique en direction des milieux de la droite catholique la plus réactionnaire et, accessoirement, de l’accompagner de quelques subventions supplémentaires à l’Église. Oubliés les discours sur la prétendue défense de la laïcité de Macron, Castex et leurs semblables !

PPG Industries - Bezons

Personne ne doit perdre son emploi

Brève
09/10/2020

Fin septembre, la direction de l’entreprise PPG Industries à Bezons, dans le Val-d’Oise, a annoncé la fermeture de l’entreprise à la fin du premier semestre 2021. PPG produit des mastics pour l’automobile et l’aéronautique. Environ 47 000 personnes travaillent pour ce groupe dans le monde, dont 200 environ à Bezons.

La direction met en avant des difficultés liées aux conséquences de la crise sanitaire, auxquelles elle ajoute les prétendus mauvais résultats de l’usine de Bezons. La crise sanitaire a bon dos. Car, si la direction prévoit la fermeture à Bezons, elle envisage aussi de conserver les productions qui l’intéressent en les transférant sur d’autres usines du groupe. Depuis des années, le groupe PPG Industries fait plus d’un milliard de dollars de bénéfices tous les ans.

Cette réorganisation vise avant tout à maintenir les profits à leur niveau le plus élevé. Bien des travailleurs refusent de se laisser sacrifier et se préparent à riposter.