Ecoles - Les Mureaux

Démagogie électorale

Brève
09/10/2020

Dans la perspective de la future élection présidentielle, Macron continue à draguer l’électorat de droite et de l’extrême droite. Il s’est rendu aux Mureaux pour prononcer un discours sur le futur projet de loi censé lutter contre un prétendu « séparatisme islamiste ».

La mesure présentée comme la plus importante concerne la scolarisation, qui deviendrait obligatoire dès l’âge de 3 ans. Elle serait destinée, d’après Macron, à empêcher la mise en place d’écoles illégales clandestines, essentiellement islamistes. Quel mensonge ! Une telle mesure concernerait en réalité quelques milliers d’enfants ne fréquentant pas l’école pour des raisons qui, dans l’écrasante majorité des cas, n’ont rien de religieuses, mais sont souvent médicales.

Et quand on voit l’insuffisance des moyens que le gouvernement consacre à l’éducation, mise en lumière plus encore en cette période d’épidémie, il y a vraiment de quoi être révolté par la démagogie de Macron !

Hôpitaux - Île de France

Un patron qui a le sens du sacrifice... des autres

Brève
09/10/2020

Directeur de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch demande aux soignants de renoncer à leurs congés. Il affirme avoir « l'absolue certitude que les heures supplémentaires seront payées », une promesse qui sonne comme un aveu d'incertitude. Les travailleurs hospitaliers devraient donc à nouveau se tuer à la tâche, sacrifier leur santé, leur vie familiale et privée.

Mais qu'a fait Hirsch et, au-dessus de lui, Macron ou Véran, depuis mars pour améliorer la situation ? Rien ! La montée du nombre d'hospitalisations dues au coronavirus met en évidence que les hôpitaux manquent dramatiquement de soignants et d'autres professionnels. Aucun plan n'a été engagé pour former des milliers d'infirmiers, d'aides-soignants, etc.

Appeler au sacrifice du personnel - qui n'a jamais fait défaut - c'est la manière habituelle, pour le gouvernement et ses hauts fonctionnaires, d'affronter les difficultés. C'est vraiment se moquer du monde.

Etudiants - Région parisienne

Une génération sacrifiée ?

Brève
09/10/2020

En région parisienne classée en zone d'alerte maximale, le gouvernement a imposé la limitation à 50 % des étudiants présents sur les campus. Les étudiants, déjà fragilisés par le confinement du printemps, devront se débrouiller pour étudier sans professeur.

Même quand il n'y a pas l'épidémie, ils sont entassés comme des sardines. L'absence de locaux et d'enseignants, qui dure depuis des années, est lourde de conséquences, aggravées avec le Covid. Mais dans son plan d'urgence à 100 milliards d'euros, rien de sérieux n'est prévu pour les universités. De quoi alimenter la révolte de la jeunesse étudiante !

Hôpital Rothschild - Paris

Macron récidive

Brève
09/10/2020

En visite à l'hôpital Rothschild (AP-HP), où les services de soins sont en train d'imploser comme partout, Macron a doctement expliqué à des soignants : "Il faut comprendre que ce n'est pas une question de moyens, c'est une question d'organisation."

Quel culot et quel mépris. En mars-avril, les soignants ont su s'organiser pour affronter la première vague de covid malgré leurs moyens insuffisants. Aujourd'hui, ils n'en peuvent plus.

Macron a ajouté : "On ne va pas créer des postes et des lits parce que le covid est là, c'est impossible." Pour lui, la seule chose qui soit possible est de verser sans délai des centaines de milliards aux plus grosses entreprises privées du pays. Macron sert les capitalistes, il persiste et signe.

Boiron - Pantin

Non aux suppressions d'emplois et aux fermetures de site

Brève
26/09/2020

Après l’annonce de 646 suppressions d’emplois sur 2 312 par les dirigeants des laboratoires Boiron, une journée de grève et de mobilisation a eu lieu mercredi 16 septembre.

À Pantin, en Seine-Saint-Denis, où le site de distribution compte une cinquantaine de travailleurs, la mobilisation a été réussie.

La direction de Boiron prend pour prétexte le déremboursement par la Sécurité sociale des produits homéopathiques pour procéder à des licenciements et des fermetures de sites. Mais a famille Boiron a accumulé une belle fortune – elle est parmi les 500 plus riches de France – et elle distribue des dividendes à ses actionnaires, 17 millions cette année.

Ces licenciements et ces fermetures de site n’ont aucune justification. Quant aux salaires, les travailleurs en grève en soulignaient la maigreur.