ADP - Roissy

Face aux suppressions d'emplois

Brève
12/09/2020

Le groupe ADP (ex-Aéroports de Paris), qui exploite les aéroports de Roissy et d’Orly, veut supprimer 700 postes et baisser les rémunérations de 25 % en moyenne. De plus, un nouveau plan de chômage partiel longue durée prolongerait le chômage partiel actuel de deux ou trois ans.

Le PDG se justifie en invoquant un trou financier du fait de la baisse du trafic aérien. Mais, au même moment, le groupe ADP annonce n’avoir pas perdu d’argent au plus fort de la crise et vouloir renouer avec les bénéfices dès l’année prochaine.

L’État, actionnaire majoritaire de l’entreprise, a trouvé 100 milliards pour la « relance » mais n’hésite pas à tailler dans les effectifs d’ADP car son problème n’est en aucun cas l’emploi.

Face à ces attaques, des rassemblements ont eu lieu plusieurs fois cet été, comptant à chaque fois plus de monde. Début septembre, ce sont 300 travailleurs qui se sont regroupés à Roissy, dans un contexte où la majorité n’est pas physiquement au travail à l’aéroport.

Plusieurs travailleurs ont pris la parole et ont tenu à affirmer qu’ils ne sont pas prêts à se laisser manger à n’importe quelle sauce.

La Poste Paris 11e-20e

Coup de chaud pour la direction

Brève
12/09/2020

Au centre de distribution de La Poste des 11e et 20e arrondissements de Paris, la direction s’est heurtée à une protestation à laquelle elle ne s’attendait pas.

Depuis le confinement, La Poste jongle avec les cycles de repos et les conditions de travail des 300 salariés du site. Non contente de voler un jour de repos de cycle toutes les quatre semaines, la direction a prévu pour le 28 septembre un nouveau cycle de travail, bien pire que celui qui existait avant le Covid. Les repos qui tombaient deux jours consécutifs, les lundi et mardi, devraient être remplacés par le samedi et le mardi. Autre point inacceptable, les tournées du samedi seraient fortement rallongées.

Lundi 7 septembre au matin, à peine arrivés, les travailleurs croulaient sous la charge de travail, ce qui a mis le feu aux poudres. C’est à plus de 40 que les facteurs sont allés dire leur ras-le-bol à la direction.

Tous attendent les jours qui viennent pour voir si le message est passé... mais il est sûr qu’un certain nombre de facteurs ne sont pas prêts à lâcher le morceau !

Servair - Mesnil-Amelot

La mobilisation continue

Brève
06/09/2020

Servair est une filiale d’Air France spécialisée dans le catering, la préparation des repas servis dans les avions. Mardi 25 août, plusieurs dizaines de travailleurs de Servair 2, situé sur le site de l’aéroport de Roissy, se sont réunis une nouvelle fois.

Le site est fermé depuis cinq mois et l’inquiétude grandit sur une éventuelle fermeture définitive. Cet été, le trafic aérien passager a chuté de 70 % par rapport à l’été dernier. Et personne ne sait combien de temps va durer cette baisse de trafic. La direction a bien sûr choisi de faire payer cette situation aux travailleurs, malgré les profits accumulés et les importantes aides de l’État (7 milliards pour Air France). Le PDG de Servair a annoncé sa volonté de supprimer 1 800 postes sur 6 000. Pour cela, il veut utiliser des ruptures conventionnelles collectives (RCC), une récente innovation de Macron qui permet de supprimer des CDI plus facilement.

Bien sûr, la solution serait de répartir le travail entre tous sans perte de salaire, en baissant la durée hebdomadaire du travail jusqu’à 20 heures ou même moins, pour sauver tous les emplois.

Lycée Jean Jaurès - Montreuil

Le recteur chahuté

Brève
06/09/2020

Au lycée Jean-Jaurès de Montreuil, la rentrée s’est caractérisée par des économies de bouts de chandelle et des promesses non tenues.

C’est dans ce contexte que le personnel, réuni la veille de l’accueil des élèves, a reçu la visite du recteur de l’académie.

Courageux mais pas téméraire, il a toutefois préféré ne se faire annoncer que deux heures avant sa venue. Malgré cela, il ne s’est vu accorder la parole qu’après que plusieurs enseignants lui ont rappelé les problèmes et les moyens nécessaires. Finalement, quand il a été clair qu’aucune réponse ne serait donnée aux problèmes matériels, l’assemblée a signalé au recteur que le personnel avait bien des choses à faire, et tous ont quitté la salle, le laissant seul.

Loin de démoraliser les salariés présents, la visite du recteur a plutôt été l’occasion de retrouver les habitudes d’action collective acquises lors des mouvements de grève l’an dernier.

Écoles - Gennevilliers

Non aux cours préparatoires à 19 élèves !

Brève
05/09/2020

L’école primaire Anatole France de Gennevilliers était contrainte d’accueillir, à cette rentrée, 60 élèves supplémentaires avec une classe supprimée. En conséquence, trois classes de cours préparatoire étaient remplies à 19 élèves, alors que ce niveau doit être dédoublé avec 12 élèves maximum.

Le dédoublement des CP est même l’argument du gouvernement pour justifier les restrictions de postes ailleurs dans l’éducation, en prétendant porter tous les efforts sur le CP. La démonstration est faite que c’est du vent.

En grève mardi et jeudi, les enseignants se sont adressé aux parents pour s’organiser et poursuivre l’action, face à une direction académique qui niait la situation, et renvoyait les enseignants au comptage de leurs propres élèves pour prouver les sureffectifs.

Finalement, la mobilisation a payé avec une ouverture de classe de CP.

Ce mauvais coup a raté. Mais on voit que l’État écrème tous services à la population, dont l’école, pour financer son plan de relance à destination des patrons.