PSA-Poissy

Le patron tape dans les caisses de l'Etat

Brève
27/08/2020

Après le confinement et depuis la reprise de l’activité début juin, la plupart des ateliers de l’usine de PSA à Poissy, dans les Yvelines, sont soumis à de nouveaux horaires. Les ouvriers travaillent cinq heures par jour au lieu de sept, les deux heures non travaillées étant comptées en chômage partiel. Pour les travailleurs, cela fait des heures payées à 84 %, soit une perte de 80 à 100 euros par mois sur la paye. Étant donné le montant des salaires, cela pèse.

Pour PSA, c’est vraiment tout bénéfice : la direction a décidé de réduire la production de voitures sur le site mais, au lieu de baisser la vitesse de chaîne et d’étaler la production sur sept heures, comme auparavant, elle l’a concentrée sur cinq heures, en ayant à payer une petite partie seulement des deux heures qui ne lui servent à rien, car c’est l’État, c’est-à-dire la collectivité, qui en paye la plus grosse part, avec le dispositif actuel.

Comme si un groupe qui a réalisé 3,2 milliards de bénéfices en 2019 n’avait pas les moyens de payer !

Beaumont-sur-Oise

Nouvelle noyade

Brève
27/08/2020

Dans la nuit du dimanche 9 au lundi 10 août, un jeune homme de 22 ans est mort noyé, le cinquième depuis 2013 dans le lac des Ciments de Beaumont-sur-Oise.

Tout le long de la ligne SNCF, de Saint-Denis à Persan-Beaumont en passant par Sarcelles, Garges, Epinay ou encore Ermont, les jeunes fuient la canicule particulièrement pénible dans les cités HLM bétonnées et se retrouvent dans ce lac, malgré l’interdiction de se baigner. Ces villes populaires manquent cruellement de centres de loisirs ou de piscines où se baigner à bon marché. À Cergy, il existe bien une base de loisirs aménagée. Mais la baignade y coûte 4,50 € et le parking 5 €.

Alors bien sûr, les autorités prennent des mesures : le propriétaire du lac a renforcé clôture, un décret d’interdiction a été pris suite aux premières noyades, des policiers ont été dépêchés sur place. Mais cela ne répond pas à la situation.

En matière de baignades, comme pour l’ensemble des sports et des loisirs, le gouvernement consacre plus facilement les fonds publics aux Jeux olympiques qu’aux installations accessibles aux habitants des quartiers populaires.

Employés de ménage CPN à la mairie - Sèvres

Mobilisés pour leur droit

Brève
26/08/2020

La mairie de Sèvres ferme les yeux devant les méthodes indignes de la société CPN, chargée du ménage des bâtiments municipaux.
Beaucoup  des cinquante salariés sont sans-papiers, et leur employeur le sait.
Ils sont mobilisés pour dénoncer les heures supplémentaires non payées, les pauses déjeuner qui sautent certains jours, les congés payés pas respectés, et même les insultes et les mises à la porte pour ceux qui réclament leurs droits.
L'employeur n'a fait aucune démarche pour faciliter leur régularisation, la mairie non plus.

Quant au maire de Sèvres, qu’ils ont rencontré plusieurs fois - la dernière fois en juillet - il leur a promis son soutien. Mais à ce jour, la seule chose faite est le renouvellement du contrat de la société de ménage. Certains salariés se sont organisés et assurent une présence quotidienne devant la mairie de Sèvres entre 14h30 et 17h00, pour s'adresser à la population et demander leur soutien par la caisse de grève.

Les travailleurs de CPN doivent être régularisés, et leurs revendications satisfaites.

Chevilly-Larue

Emotion et colère

Brève
25/08/2020

     Lundi soir, 500 personnes ont manifesté dans les rues de Chevilly pour protester contre le meurtre de Koroumé, une jeune femme de 30 ans, mère de deux enfants, assassinée par son conjoint.
    Parmi les manifestants, on comptait des proches de Koroumé mais aussi des personnes voulant dénoncer ce féminicide de plus. Depuis le début de l’année, ce serait le 59ème en France.
    Le gouvernement prétend lutter contre les violences faites aux femmes. Or, il n’est même pas capable d’équiper de bracelets électroniques les conjoints dangereux.
    Pour que cessent ces crimes barbares, il faudra que tous, femmes et hommes, se mobilisent.

RATP

Une direction revancharde

Brève
29/07/2020

Alex El Gamal, conducteur de bus à la RATP au dépôt de Vitry, et militant CGT, est sous le coup d'une procédure de licenciement suite à son passage en conseil de discipline le 22 juillet, où un avis de révocation a été prononcé.

Cela a choqué tous les soutiens venus manifester nombreux leur soutien malgré la période des vacances.

Après avoir déjà sanctionné lourdement trois machinistes de deux mois de mise à pied sans salaire, et un autre d’une mutation disciplinaire, la direction a voulu faire un exemple encore plus marquant; elle a manœuvré pour retarder et séparer le passage d'Alex en conseil de discipline, en lui rajoutant d’autres motifs de sanction.

Pour Alex la direction décide de la sanction la plus violente en le privant d'emploi avec les conséquences sur sa famille.

Ce sont des représailles visant les grévistes de la longue grève contre la réforme des retraites.

Les faits reprochés comme la participation au blocage de la sortie des bus (qui était pourtant le fait de soutiens extérieurs), et l’organisation d’une permanence syndicale sur les mesures face au covid-19 après le déconfinement, ne sont que des prétextes.

Cette répression patronale visant des délégués et militants syndicaux combatifs montre la crainte de la direction de se retrouver demain encore face à des travailleurs déterminés et révoltés par les reculs et l’aggravation de l'exploitation qu'on veut leur imposer. Elle a raison d'avoir peur car toutes les injustices subies se retourneront contre elle.