La Réunion

Débrayage à la prison du Port

Brève
08/01/2019

Lundi 7, les personnels de la prison du Port ont bloqué le centre pénitentiaire pour protester contre le refus de leur direction de payer en totalité les heures supplémentaires (entre 50 et 100 heures) qu'ils ont effectuées pendant les 15 jours de manifestations des Gilets jaunes.

Alors que la direction de la prison s'était engagée au départ à tout leur payer, elle a annoncé finalement le paiement d'un forfait de 110 euros ...au lieu de 1000 euros par agents !

Le compte n'y étant pas, les salariés de la prison soutenus par plusieurs syndicats, ont débrayé pour réclamer le paiement des heures « de la première à la dernière ».

La direction ne tient pas ses promesses ….comme le gouvernement !

La Réunion

Abolition de l’esclavage : un combat qui n’est pas terminé

Brève
20/12/2018

Il y a 170 ans, un décret du 27 avril 1848 fut pris par la République bourgeoise instaurée en métropole par la révolution de février 1848, qui avait mis à bas la monarchie. Sur le papier donc, les aspirations des anti-esclavagistes étaient satisfaites. Dans les faits, la situation des esclaves fut loin de changer du jour au lendemain. À La Réunion le décret ne prit effet qu’après la fin de la coupe, c’est-à-dire en décembre 1848.

Pendant plus de deux siècles, l’exploitation féroce des esclaves -main d’œuvre gratuite- avait permis à quelques gros propriétaires de l’île d’accumuler d’énormes fortunes. Aujourd’hui encore bon nombre de capitalistes sont les héritiers d’ancêtres esclavagistes. En France aussi, grâce à l’esclavage, les marchands d’esclaves et les bourgeois s’enrichissaient odieusement grâce à la sueur et au sang de générations d’esclaves.

Depuis, le salariat, forme moderne de l’exploitation capitaliste, a remplacé l’esclavage. Mais alors que l’on fête l’abolition de l’esclavage, tous les travailleurs, tous les salariés doivent se souvenir que les anti-abolitionnistes de 1848 n’auraient rien pu faire sans les révoltes d’esclaves dans les colonies et sans la mobilisation des exploités qui firent la révolution à Paris.

En 2018 comme en 1848, la lutte pour l’émancipation de tous les exploités reste à mener pour se débarrasser de toutes les formes d’exploitation de l’homme par l’homme.

La Réunion

Abolition de l’esclavage : souvenons-nous des « géants de 1848 »

Brève
19/12/2018

Il y a 170 ans la révolution ouvrière de février 1848 instaurait la 2ème République en jetant à bas la monarchie de Louis-Philippe, dernier « roi des Français » qui, au service de la bourgeoisie, avait plongé les classes populaires dans la pauvreté.

C’est au décours de ce profond bouleversement politique que les aspirations anti-esclavagistes finirent par déboucher avec le décret du 27 avril 1848, qui ne prit effet à La Réunion qu’après la fin de la coupe, en décembre.

Auparavant, pendant plus de deux siècles, les esclaves ont servi de main-d'œuvre bon marché à quelques gros propriétaires de l'île. Ils leur ont permis, à eux mais aussi aux marchands d'esclaves et aux bourgeois de France, d'accumuler d'énormes fortunes. De nombreuses villes françaises doivent leur développement et leur prestige à la traite des esclaves.

Plus généralement, c'est le système capitaliste lui-même qui s'est développé grâce aux richesses accumulées avec la sueur et le sang de générations d'esclaves. À La Réunion, bon nombre de capitalistes d'aujourd'hui sont les héritiers d'ancêtres esclavagistes.

En 1848, les abolitionnistes ont pu s’appuyer sur l’énergie de la révolution ouvrière pour éradiquer, et cependant pas partout, l’odieuse situation des esclaves considérés comme des biens meubles. Ce fut un considérable pas vers l’émancipation et en même temps, la généralisation du salariat, forme moderne de l’exploitation capitaliste.

En 2018, la classe ouvrière reste la classe sociale qui peut abolir les privilèges de notre époque si elle utilise son arme de classe : la grève et son organisation dans les lieux où se produisent toutes les richesses de la société.

 

La Réunion

Les lycéens avec le monde du travail

Brève
10/12/2018

 

 

 

 

 

 

Ce matin des lycéens du Tampon et de Sainte-Suzanne se sont mobilisés contre la réforme du baccalauréat qui va engendrer « une inégalité des chances » et « une augmentation du taux de chômage et une hausse de la précarité sociale ».

Les lycéens, ici et en métropole,  protestent contre la politique du gouvernement et l’éducation au rabais qu’il veut leur imposer. Leur combat est entièrement légitime et je soutiens sans réserve leurs revendications.

En effet, on nous explique que le monde change et qu’il faut s’adapter et détenir le meilleur bagage de connaissances possible, mais on apprendra moins de choses aux jeunes de lycée professionnel !

En guise de matières générales et de français, il suffira de savoir lire le mode d’emploi d’une machine ou rédiger une lettre de motivation.

Aux enfants de bourgeois, on donne la culture générale et les clés de la connaissance. Aux jeunes des quartiers populaires, on réserve l'apprentissage… de l'exploitation !

Patrons et gouvernement veulent des jeunes travailleurs taillables et corvéables à merci, comme au temps des seigneurs. Ils veulent des jeunes qui obéissent et se taisent, des jeunes qui ne la ramènent pas avec leurs connaissances et leurs revendications. C’est révoltant.

Dans cette société, l'avenir est tout tracé pour une minorité de riches. Pour les autres, la vie est de plus en plus dure, et elle l’est d’autant plus quand on n’a pas l’éducation et la culture pour se défendre.

Avec le mouvement des gilets jaunes la profonde injustice sociale de ce système a fait irruption sur la scène publique. C’est tant mieux. C’est une première marche. Il faut monter les suivantes.

Pour cela il faut un rapport de force que seul le monde du travail, celui qui crée toutes les richesses et fait fonctionner la société, pourra imposer pour que la société ne se fracasse pas dans la misère économique et sociale. La force sociale qui ouvre une perspective d’avenir  prendra sur les profits des capitalistes, des grands actionnaires et des banquiers avec son arme de classe : la grève.

Pour l’augmentation des salaires, des retraites et des minima sociaux et leur revalorisation automatique sur la hausse des prix.

La Réunion

L’île des plus riches et des plus pauvres

Brève
03/12/2018

Dans l’étude Compas, pour la Gazette des communes, sur les villes de France comptant le plus de pauvres, 3 communes de La Réunion sont dans le top 5.

La ville de Roubaix dans le nord de l’hexagone trône sur la première marche du podium avec 45% de la population vivant sous le seuil de pauvreté fixé à 977 euros par mois. Arrivent juste derrière, trois villes réunionnaises : Saint-Pierre 44%, Le Tampon 43% et Saint-Paul 39% (à égalité avec Aubervilliers).

La Réunion arrive en outre largement en tête des départements de France les plus touchés. Ces données sont à rapprocher de celles fournies en novembre 2017 par l’administration fiscale donnant le classement des communes regroupant le plus d’assujettis au défunt impôt sur la fortune. La Réunion était le DOM en comptant le plus avec sept communes comptant plus de 50 contribuables assujettis à l’ISF : 56 à St André, 71 à la Possession, 74 à Ste Marie, 144 au Tampon, 155 à St Pierre, 306 à St Paul, 524 à St Denis.

Quand une telle inégalité s’étale de façon insupportable sur un si petit territoire comment les ingrédients d’une explosion sociale ne s’embraseraient-ils pas ?