La Réunion

Troisième acte, trois fois rien !

Brève
01/12/2018

Girardin prétendait qu’on allait voir ce qu’on allait voir sur le pouvoir d’achat lors de sa dernière rafale d’annonces vendredi 30 novembre au soir. Et bien on a vu : toujours rien sur les salaires, les retraites et les allocations.

Oh les trois discours, le sien et ceux des présidents du département et de la région, poussés au pupitre pour faire leur réapparition après 14 jours de crise, ont bien porté sur la vie chère.

Melchior signale que le département ne peut pas assurer seul l’aide aux 120 000 familles en difficulté, l’État doit mettre la main à la poche et recentraliser le RSA. Signifiant qu’il avait prévenu sur le risque d’une crise comme celle qui a éclaté ces derniers jours, il rappelle qu’en 2012 l’urgence sociale avait fait l’objet d’un livre blanc, sans aucun résultat.

Robert, bat modérément sa coulpe à propos de sa responsabilité dans la survenue de la crise actuelle. Ne voulant pas rester le seul maudit de l’affaire il veut créer un Conseil consultatif citoyen, tiré au sort, pour préparer des référendums d’initiative populaire.

En attendant, il a trouvé l’arme de destruction massive contre les prix trop élevés : supprimer les coûts de transport des marchandises, en assurant la continuité territoriale comme si La réunion était collée à la France. Ce serait 350 millions d’euros annuels financés par la région, l’État et l’Europe.

La ministre, elle, veut ripoliner l’Observatoire des prix et oh revoilà les citoyens tirés au sort, 50 précise-t-elle, qui y seront associés. Elle prétend qu’aucun produit ne devra échapper à la surveillance, aucun produit ne doit « passer sous le radar ».

Ce qui passe sous le radar ce sont les profits des grosses entreprises, particulièrement celles de la distribution. Le tour de passe passe consiste à faire semblant de s’en prendre à la vie chère sans écorner les profits capitalistes. Le contribuable paiera ! Il faut juste répartir l’addition sur davantage de monde pour que ça semble moins douloureux.

Être au service du grand patronat impose à ses zélés valets quelques élucubrations et gesticulations . Mais l’enfumage n’a jamais fait disparaître les besoins des travailleurs et de la population pauvre.

La Réunion

Girardin : le choix de classe

Brève
29/11/2018

Hier, les annonces de la ministre ont plus que déçu car elle consistaient en un simple zembrocal de mesures déjà décidées par le gouvernement dans les mois passés. Aucun rapport donc avec le mouvement en cours.

Ce soir, après une nouvelle journée de théâtralisation d’échanges publics avec les GJ à St Pierre et St Benoît, mais d’échanges en misouk avec les élus et le « monde économique » qui tend la sébille, arrive l’acte 2 des annonces : tout pour les patrons, rien pour les salaires et les retraites, rien pour les travailleurs et les chômeurs.

Macron a écrit un scenario que sa ministre met en scène. Le coup de théâtre qui changerait toute cette triste production doit venir des travailleurs.

La Réunion

La ministre experte du bonneteau

Brève
28/11/2018

Après avoir exercé, durant sa première journée sur l’île depuis le début de la crise, ses talents autoaffirmés de « femme de terrain à l’écoute », la ministre a présenté en fin de soirée ses mesures urgentes applicables au 1er janvier 2019. On reste pantois devant le culot consistant à prétendre répondre à la colère qui s’exprime depuis le 17 novembre par des mesures déjà utilisées ou prévues depuis des mois :

baisse de la taxe d’habitation, minimum vieillesse et allocation adulte handicapé à 900 euros, pas d’augmentation de la CSG pour les petites retraites, heures supplémentaires exonérées, lunettes, soins dentaires et prothèses auditives pour toute la population, CMU 30 euros par mois.

Quant aux mesures nouvelles pour l’enfance, sans chiffrage et sans moyens, elles relèvent au mieux d’une charitable attention, plus probablement d’un profond mépris, sentiment fortement exprimé sur les radios et réseaux sociaux.

La Réunion

Baisse du carburant, la supercherie de la ministre

Brève
27/11/2018

Préparant sa venue la ministre Girardin a demandé au préfet, comme un cadeau fait au mouvement GJ, d’appliquer dès aujourd’hui la baisse sur les carburants. Moins 13 centimes sur l’essence, moins 7 centimes sur le gazole c’est exactement ce qui était déjà calculé pour entrer en application le 1er décembre en application de la baisse du prix du baril et de la parité euro/dollar !

Trois jours d’anticipation au moment où les stations service sont pratiquement à sec et le réapprovisionnement prévu pas avant, au mieux, vendredi 30, c’est se moquer du monde avec un mépris confondant.

Son embrouille minable ne risque pas d’arrêter la colère. Un GJ qui dénonçait cette vrais fausse annonce rajoutait : on ne boit pas l’essence, on ne mange pas le gazole !

La Réunion

Le mouvement s’approfondit

Brève
26/11/2018

Lundi 26, au 10ème jour du mouvement, le nombre de barrages est plus important. La semaine va être marquée par la venue de la ministre de l’Outre-mer mercredi.

Tous les secteurs d’activité sont ralentis ou à l’arrêt.

L’intersyndicale du BTP appelle les travailleurs, qui ne peuvent se rendre sur les chantiers, à venir renforcer les GJ. Il est plus que légitime que parmi la floraison de revendications celles du monde du travail ne soient pas étouffées. Au contraire.

La vie chère est la source principale de toute la colère accumulée. Contre l’appauvrissement qui résulte des politiques du grand patronat et des gouvernants à leur service, il est vital que les travailleurs exigent une augmentation générale des salaires, des retraites et des allocations et leur alignement automatique sur le coût réel de la vie.

C’est une mesure de sauvegarde pour l’ensemble des classes populaires.