La Réunion

Caillé crache sa bile

Brève
25/11/2018

François Caillé, le patron du groupe Caillé, s’en prend aux Gilets Jaunes en déclarant qu’ils « sont entrain de détruire l’économie locale ». Selon lui, à cause des blocages, « des entreprises vont mourir ».

Quel mépris et quel culot de la part de ce gros capitaliste qui entre 2009 et 2012 a fermé plusieurs de ses entreprises et licencié des centaines de salariés !

La Réunion

Les Gilets Jaunes interpellent la ministre de l’Outre-mer, elle répond au grand patronat

Brève
25/11/2018

La ministre de l’Outre-mer, Annick Girardin devrait venir à La Réunion mardi ou mercredi prochains, après le vote du budget de son ministère pour « prendre le temps nécessaire pour expliquer les axes de (sa) politique aux Réunionnais » (Le Quotidien du 24 novembre).

Ces fameux « axes » contenus dans le « Livre Bleu » consistent surtout à « baisser le coût du travail », c’est-à-dire encore des exonérations de cotisations sociales et fiscales pour les capitalistes. Les travailleurs, les retraités, les chômeurs, les jeunes, devront, eux, se contenter de quelques mesurettes déjà prises avant le mouvement comme la petite augmentation du minimum vieillesse ou la suppression de la taxe d’habitation et du gel des carburants annoncé par la Région.

Assurément, il n’y a rien à espérer de ce gouvernement. Seule une lutte d’ensemble du monde du travail peut payer.

La Réunion

Les cahiers de doléances…

Brève
25/11/2018

Samedi 24 novembre devant la préfecture 500 feuilles de revendications ont été rassemblées par les GJ. Certains s’étonnent de la diversité des doléances : vie chère, fiscalité, justice, corruption des élus, évasion fiscale, diplômés sans emploi etc.

De fait, cette énumération souligne la profondeur de la crise dans laquelle le système capitaliste plonge la société.

Le mouvement permet l’expression de ces doléances mais les attentes ne sont pas les mêmes selon les catégories sociales. Deux exemples :

- La question du travail ne se résout pas de la même façon selon que l’on est chômeur ou petit patron. D’un côté il faut prendre sur les profits du grand patronat et des banquiers pour créer et rémunérer correctement les emplois utiles, de l’autre les patrons prétendent qu’il faut des exonérations de charges sociales.

- La question de la cherté de la vie a une acuité sans commune mesure entre les familles au RSA, au SMIC ou les retraités et le patron transporteur routier. Pour les uns il faut l’augmentation immédiate des minima sociaux, des salaires et des retraites et leur indexation automatique sur les hausses de prix. Pour les autres il faut baisser les taxes pour faire plus de profits.

Très vite il faudra décider ce qui est le plus important : faire payer le grand patronat ou faire payer les travailleurs et la population pauvre.

La Réunion

… c’était avant la révolution en 1789

Brève
25/11/2018

Mille idées fleurissent sur les barrages, sur les radios, dans les familles et les entreprises. Ce monde d’injustice et de misère n’est plus tolérable, par quoi le remplacer ? Des mots sont avancés parfois timidement, parfois avec témérité : mai 68, révolution… Et pourquoi pas se saisir de ces moments exceptionnels de prise de conscience pour envisager l’avenir autrement qu’à court terme pour ne pas dire à courte vue ?

Mais la question la plus urgente c’est comment se débarrasser du verrou de fer du capitalisme ?

Les travailleurs, forts de l’expérience de 200 ans de mouvement ouvrier, ont la capacité d’y apporter la réponse, celle du communisme et de l’internationalisme.

La Réunion

Urgence contrôle

Brève
23/11/2018

Aujourd’hui Jean-Bernard Caroupaye, président de la FNTR (fédération nationale des transports routiers) et grand ami de Didier Robert, est apparu en direct depuis Saint-André dans le JT de Réunion La Première, un gilet jaune sur les épaules. Après sept jours de mobilisation, que vient-il faire dans le mouvement se demande à juste titre une partie des gilets jaunes.

Ce monsieur Caroupaye est poursuivi pour fraude fiscale (2,6 millions d'impayés réclamés par le Trésor public) et a, en outre, été condamné l’an dernier par le tribunal correctionnel de Saint-Denis à 12 000 euros d’amende pour « entrave à la libre désignation des délégués du personnel, pour faux et usage de faux, obstacle à l'exercice des fonctions d'un inspecteur du travail, pour jet ou abandon de déchets dans la mer. »

Que ce Rambo du patronat local, exploitant et méprisant les travailleurs, se hisse sur le devant du mouvement en se prétendant simple « homme du peuple » a de quoi alerter tous ceux qui sont en lutte contre la vie chère et les bas salaires.

Les patrons petits et grands sont mobilisés pour la défense de leurs profits ; le monde du travail pour la défense de ses conditions d’existence.

Si nous, travailleurs, ne voulons pas être les dindons de la farce , nous devons prendre les moyens de contrôler au plus près non seulement les négociations qui vont s’ouvrir mais aussi l’application des éventuelles décisions favorables aux classes populaires qui y seraient imposées.