La Réunion

Du travail et des salaires pas des militaires !

Brève
22/11/2018

Aucun semblant de réponse n’est apporté à la crise sociale. Les écoles, les crèches, les services administratifs sont fermés, les transports publics sont arrêtés, les familles ont du mal à s’approvisionner, les agriculteurs ne peuvent pas écouler leur production, les éleveurs craignent de voir mourir leurs volailles, les hôpitaux ont du mal à assurer les soins et l’intendance, les travailleurs ont du mal à rejoindre leur lieu de travail…

Mais pendant ce temps, depuis les salons de l’Élysée où il réunissait 2000 maires, Macron s’est dit intraitable face aux revendications des gilets jaunes . Et, se « trumpisant », c’est par un twitt à 2 heures du matin qu’il s’est adressé à La Réunion : « Ce qui se passe depuis samedi à La Réunion est grave. Nous avons mis les moyens et allons continuer à les mettre : nos militaires seront mobilisés dès demain pour rétablir l’ordre public. »

Il faudra bien que le monde du travail lui fasse toucher terre en se levant pour imposer l’augmentation substantielle des salaires, des retraites et des allocations.

La Réunion

Quand la ministre du Travail se débine...

Brève
15/11/2018

Arrivée à  La Réunion jeudi 15 novembre au matin, Muriel Pénicaud, a répondu à un journaliste  qui la questionnait sur ce qu'elle entendait faire pour lutter contre le chômage : « J'ai l'habitude de parler une fois que j'ai rencontré les gens. Je me fais une idée et je vais tenir compte de tout cela ».

Rencontrer « les gens », l'occasion s'en est présenté à elle peu de temps après quand elle s'est rendue à l'Inspection du Travail. Là,  elle y a retrouvé plusieurs travailleurs de l'entreprise Bourbon Bois menacés de licenciement et des salariés du GIHP en souffrance pour cause d'insuffisance d'effectifs !

Mais elle a préféré filer droit entourée de toute sa garde prétorienne et a superbement ignoré ces travailleurs victimes de l'exploitation et du mépris patronal, pour ensuite descendre à la préfecture où l'attendait un déjeuner organisé  en « bonne compagnie », celle des patrons et des hauts fonctionnaires !

La Réunion

Justice pour Salim Nahouda, dirigeant de la CGTMa !

Brève
15/11/2018

Ce jeudi 15 novembre s'est tenu à Saint Denis le procès en appel du secrétaire général de la CGT Mayotte, Salim Nahouda. Celui-ci est accusé d'avoir diffamé les dirigeants de la société Mayotte Gateway (MCG) lors d'une émission de télévision où il s'est retrouvé confronté à un dirigeant de cette entreprise portuaire.

MCG a en effet emporté la Délégation de Service Public du port mahorais de Longoni en 2015 et Salim Nahouda avait alors accusé ses dirigeants d'avoir soudoyé les conseillers généraux de Mayotte pour emporter ce marché.

Le tribunal de Mayotte a condamné en 2016 ce dirigeant syndical à payer à la MCG une amende de 27 507 €. avec l'objectif de le faire taire et d'affaiblir la CGTMa. Il a fait choux-blanc, car les travailleurs et les habitants des quartiers populaires de Mayotte, se sont cotisés pour payer cette somme.

Mais Salim a  ensuite décidé de faire appel de ce jugement inique.

Il est venu au tribunal accompagné d'un avocat de la CGT et d'une vingtaine de militants de la CGTR désirant lui montrer leur solidarité .

Le président de la cour d'appel de Saint Denis ainsi que l'avocat général ont déclaré que le dossier était vide, que les faits incriminés par la partie civile étaient peu précis et ne valaient pas condamnation.

L'avocat de la MCG a répondu en étalant son mépris pour Salim et les travailleurs mahorais en déclarant que « le montant de l'amende était indifférent à Salim, car ce n'était pas lui qui l'avait payée » et a réclamé plusieurs dizaines de milliers d'euros supplémentaires d'amende.

Telle est la haine que le  patronat et ses soutiens ont contre la classe ouvrière et ses militants... qui le le leur rendent bien !

Salim doit être acquitté et la CGTMa remboursée ! Le délibéré sera rendu le 7 février 2019.

La Réunion

Mayotte/Comores : les expulsions reprennent... officiellement

Brève
07/11/2018

Le 6 novembre, le ministère des affaires étrangères comorien a publié un communiqué dans lequel il est annoncé que les reconduites vont reprendre en accord avec les autorités françaises.

Depuis le 21 mars 2018, l’Union des Comores n’acceptait plus, du moins officiellement, les retours sur leur territoire des Comoriens et d’autres migrants venus à Mayotte. En représailles, la France avait décidé de ne plus délivrer de visas. En réalité, les reconduites se sont poursuivies, mais à un rythme moins élevé.

Après des décennies de colonialisme, la France a quitté trois des quatre îles comoriennes et les a laissées dans le dénuement le plus total, ne coopérant que... pour organiser des coups d’État en sous-main.

Les restrictions de circulation instaurées par le visa Balladur ont poussé les Comoriens à traverser illégalement et au péril de leur vie les 70km entre Anjouan et Mayotte où des milliers de pauvres ont été engloutis.

Partout sur la planète il est absurde et criminel de prétendre limiter l’aspiration des populations à échapper à la misère et à l’oppression sous prétexte de protéger les intérêts de moins mal lotis.

À Mayotte, département français depuis 2011, la population est sacrifiée sur l’autel des profits capitalistes auxquels l’État réserve l’essentiel de ses ressources. Les conséquences de cette politique sont manifestes : chômage massif, délabrement des services publics de la santé, de l’Éducation, du logement, des infrastructures de transport etc. Prendre les réfugiés comoriens comme boucs émissaires des frustrations engendrées par ce système est commode pour ceux, agitateurs d’idées nauséabondes et hommes politiques irresponsables, qui ne veulent pas le combattre.

Ils peuvent se réjouir à l’annonce de la reprise des reconduites à la frontière ce n’est pas cela qui améliorera la situation sociale.

La Réunion

Sodexpro : les grévistes donnent une leçon à leur direction !

Brève
04/11/2018

La vingtaine de travailleurs de l'entrepôt du Port de la Sodexpro, centrale d'achat de produits alimentaires, ont déclenché une grève lundi 26 octobre bloquant l'approvisionnement des magasins Leader Price appartenant au capitaliste réunionnais François Caillé.

C'est le comportement méprisant de la nouvelle responsable Logistique, embauchée depuis un an, qui a mis le feu aux poudres. Celle-ci, en effet, n'a eu de cesse depuis son arrivée de se répandre en invectives contre les salariés de l'entrepôt. Elle se permettait ainsi d'accuser certains d'entre eux, ayant parfois vingt ans d'ancienneté, « de ne pas savoir travailler » provoquant l'exaspération des travailleurs du site.

Caillé a laissé faire, mais voyant son entrepôt bloqué, il est vite accouru sur place où il s'est permis d'afficher sa morgue habituelle en déclarant aux grévistes qu'il lui était « indifférent que la grève dure un jour, deux jours ou un mois ».

Il a dû en rabattre peu de temps après lorsque sa directrice a fait savoir qu'elle préférait finalement démissionner de son poste !

Par la grève, la détermination et la solidarité des travailleurs de la Sodexpro ont eu raison de leurs exploiteurs. Ils leur ont imposé d’être respectés.