La Réunion

Justice de classe, justice pourrie !

Brève
04/07/2018

Le 2 juillet le tribunal de Saint-Denis a condamné un SDF à 6 mois de prison ferme et à rembourser 964 € à  une voyageuse à qui il avait dérobé le 28 juin sa valise à l'aéroport de Gillot contenant un ordinateur valant 500 €.

Voilà une justice on ne peut plus expéditive pour un menu larçin commis par un pauvre hère sans le sou.

Une justice beaucoup plus laxiste quand il s'agit de capitalistes qui, comme Apavou, riches à centaines de millions d'euros, doivent des dizaines de millions à la Sécurité sociale, aux caisses de retraites et à leurs fournisseurs depuis des années et qu'elle laisse libres de  continuer à sévir en toute liberté !

La Réunion

Les conséquences de la suppression des contrats aidés dans plusieurs communes

Brève
29/06/2018

Invité sur le plateau d'Antenne Réunion mercredi 27 juin, le maire de Saint Denis, Christian Annette, a reconnu que cette année, suite aux suppressions massives de contrats aidés (de 650 en 2017, ils sont tombés à 450 cette année dans le chef-lieu), un tiers des centres aérés seront supprimés dans sa commune.

Il avait appelé à voter Macron au premier tour de la présidentielle et a confirmé son choix lors de cet interview en expliquant qu' « Il fallait que la France se réforme » et qu'il espérait en voir les fruits bénéfiques pour la population en fin de l'actuel mandat présidentiel !

En attendant, nombre d'enfants scolarisés du chef-lieu dont les parents travaillent et ne disposent que de revenus limités n'auront donc d'autre choix que de passer leurs vacances enfermés chez eux.

Un horizon bouché, voilà tout ce que sont capables de leur proposer les tenants du système capitaliste !

À Sainte Marie, les mêmes causes produisant les mêmes effets, la mairie de droite a décidé de supprimer la moitié de ses centres de loisirs pendant les vacances scolaires de juillet/août. Là aussi, ce sont les enfants des familles les plus pauvres qui seront affectés par la suppression des contrats aidés. Contrats aidés que la droite, par le biais des associations à sa botte, n'hésitait pas à manipuler toutes ces dernières années dans de grands rassemblements sur le site de Bois Madame pendant les périodes électorales... 

À Sainte Suzanne, mairie PCR, les centres de loisirs ouvriront comme l'an passé trois semaines en juillet-août, mais le nombre de places sera sensiblement réduit. Les Atsem qui ne travaillaient pas pendant les vacances scolaires ont appris lors d'une « réunion de travail » à laquelle elles étaient conviées mercredi 20 juin qu'elles devraient remplacer les animateurs embauchés pendant ces périodes de vacances. Les cadres de direction leur ont déclaré qu'ayant bénéficié d'une formation pour cela, celles qui refuseraient de faire ce travail supplémentaire seraient obligées de rembourser le coût de la formation... Elles seront tenues d'effectuer des journées de 11 heures par jour (de 7 à 18 h), soit 55 heures hebdomadaires, dès le début juillet et cela pendant  trois semaines ! Du travail supplémentaire, mais a priori sans rémunération supplémentaire ! Nos gestionnaires de gauche préfèrent s'asseoir sur les horaires maxima et ce qui reste du  Code du Travail.

Comme une acceptation de la politique de Macron !

La Réunion

Mayotte : attaque contre les contractuels de l’Éducation nationale

Brève
27/06/2018

Mayotte : attaque contre les contractuels de l’Éducation nationale

Dans un communiqué paru il y a quelques jours, la CGT Educ’Action de Mayotte affirme que désormais, les personnels contractuels (enseignants, techniciens, administratifs, etc.) qui refuseront de renouveler leur contrat à durée déterminée pourraient ne plus bénéficier des allocations chômage. C’est une décision qui aurait été prise par le vice-rectorat.

 

La CGT Éduc’action Mayotte dénonce cette nouvelle mesure « profondément injuste qui cible les personnels les plus précaires et exige que tous les contractuels de Mayotte soient indemnisés à l’issue de leur CDD ».

 

S’il y a de l’argent prévu pour « développer » l’île, il semble que, comme d’habitude, il n’ira que dans les poches du patronat local.

Bas les pattes sur les indemnités chômage des précaires de l’Éducation nationale !

La Réunion

30 ans après les accords de Matignon

Les travailleurs de Nouvelle-Calédonie devront se battre pour leurs intérêts de classe

Brève
26/06/2018

Il y a exactement 30 ans, le 26 juin 1988, le gouvernement, la droite calédonienne et les représentants indépendantistes du FLNKS signaient les accords de Matignon. Alors que les Kanaks massacrés par l’armée française à Ouvéa le 22 avril 1988 étaient à peine enterrés, cet accord fut la base sur laquelle le compromis entre l’impérialisme français et les dirigeants nationalistes kanaks se construisit. L’impérialisme français maintenait sa domination coloniale tandis que les dirigeants nationalistes, qui firent accepter l’accord auprès des Kanaks, obtinrent des positions pour eux-mêmes et pour la petite-bourgeoisie kanak.

30 ans plus tard, si la petite-bourgeoisie kanak a effectivement obtenu quelques postes et positions sociales et économiques, l’immense majorité des Kanaks est toujours discriminée, sous-payée, mal-logée. L’impérialisme français domine toujours et la bourgeoisie française et caldoche exploite avec profit les travailleurs de ces îles. Et ce n’est pas le référendum à venir qui changera quoi que ce soit à cela. 

En Nouvelle-Calédonie, comme ailleurs, la classe ouvrière, d’origine kanak, européenne ou asiatique, doit se battre pour ses intérêts de classe, pour son pouvoir sur la société, contre les responsables de la misère et du chômage, la bourgeoisie française et caldoche, mais aussi la petite bourgeoisie kanake qui veut devenir grande. Au travers de ce combat, les travailleurs seraient en mesure d’en finir avec l’oppression subie par les Kanaks. La classe ouvrière de Nouvelle-Calédonie serait alors un exemple pour tous les travailleurs et les pauvres de cette région du monde.

La Réunion

Le chômage engendre la misère

Brève
20/06/2018

Les chiffres de l'INSEE publiés hier décrivent la situation en 2015 : 342 000 personnes vivent sous le seuil de pauvreté soit 40 % de la population (14 % en métropole, 20 % en Corse).

Seule la moitié de la population réunionnaise en âge de travailler a un emploi contre les deux tiers en métropole.

Pourtant les besoins élémentaires dans la santé, l'Éducation et tous les services publics sont loin d'être satisfaits !

Tous les milliards en cadeaux faits au patronat par tous les gouvernements pourraient servir à créer des milliers d'emplois !