La Réunion

On n’est pas des bourricots !

Lu dans le bulletin Lutte ouvrière Allianz La Défense Paris le 18 juin 2018

Brève
19/06/2018

La direction envisage la création d’une prime de

performance pour les souscripteurs outre-mer. Prime

de rendement ici, prime de résultat là, prime de

performance ailleurs, on en a assez de ces carottes.

Ce qu’il nous faut, ce sont de bonnes augmentations

des salaires pour tous.

Mayotte

Non à la suppression des bourses aux lycéens !

Brève
19/06/2018

Le conseil départemental de Mayotte a annoncé qu’il allait supprimer les bourses qu’il verse aux lycéens mahorais partant poursuivre leurs études en métropole. Ces bourses vont de 161 à 278 euros par mois. Elles sont une aide indispensable pour les nombreux jeunes souvent issus de familles aux revenus modestes. Désormais ils ne devront plus compter que sur la bourse nationale.

Depuis des années, les bourses sont déjà versées avec retard aux étudiants et aux lycéens mahorais qui partent étudier en France. Désormais, il n’y aura plus de bourse départementale du tout pour les lycéens.

 

Le Département s‘est contenté d’annoncer sèchement que ce versement n’était pas obligatoire, coûtait cher (10 millions d’euros par an), et que l’État devait prendre en charge cette dépense. Certes, il est vrai que le gouvernement, comme ses prédécesseurs, fait de la réduction des dotations aux collectivités un pilier de sa politique.

 

 

Mais la décision du Département intervient alors qu’il multiplie les cadeaux à un patronat qui prétend avoir été durement touché par le dernier mouvement social contre l’insécurité. Et par ailleurs, la collectivité vient d’être épinglée par la chambre régionale des comptes pour avoir distribué sans compter des subventions à des associations aux buts imprécis.

 

De l’argent pour le patronat ou les clientèles électorales, il y en a toujours assez. Mais pour la jeunesse, c’est toujours trop cher !

La Réunion

Apavou : une « victime » qui s’en sort très bien !

Brève
16/06/2018

Armand Apavou, patron du groupe éponyme, possède une myriade de sociétés immobilières et d'établissements hôteliers à La Réunion et à Maurice.

Bien qu'assis sur une fortune évaluée à la bagatelle de 500 millions d'euros, qu'il a amassée en exploitant sans scrupule des milliers d'ouvriers et d'employés, il a cumulé 130 millions de dettes auprès des banques et des organismes de protection sociale. Son principe étant de faire main basse sur le maximum d'argent et d'en lâcher le moins possible en bafouant les lois sociales (licenciements « économiques », licenciements « pour faute » des salariés récalcitrants) et les lois d'urbanisme (absence de permis de construire, malfaçons, entretien déficient de ses immeubles, etc.).

Après des années de passe-droits de la part des organismes d'État, de ses fournisseurs et des banques, la justice s'est enfin décidée à lui demander d' apurer ses dettes.

Mais Apavou, habitué à la mansuétude du pouvoir à son égard, essaie de retarder encore l'échéance du paiement. Il a récemment déclaré au journal le Quotidien avoir toujours voulu « contribuer au développement de l’économie réunionnaise » ajoutant « à Maurice, j'ai fait la même chose. Je suis arrivé avec un état d’esprit de construire, pas de me remplir les poches », et « être victime d'un acharnement judiciaire ». Pas moins !

On en pleurerait presque... de rire !

La Réunion

Il ferait mieux de se taire...

Brève
16/06/2018

Sébastien Lecornu, secrétaire d'État à la transition écologique, de passage à La Réunion, y est allé du traditionnel refrain démagogique des politiciens de passage sur le thème : « La Réunion est un exemple pour tous les autres territoires français ». Cette fois, il faisait allusion à l'avance qu'aurait pris le département dans la part des énergies renouvelables dans la production totale d'électricité de l'île.

Le hic, c'est que cette part, faible au demeurant, a baissé de 1 % en 2017 par rapport à 2016.

Il a fait aussi l'éloge du président du Conseil régional, Didier Robert, dont il a loué l'action.

De quelle action voulait-il parler ? De celle qui a consisté à supprimer le tram-train, transport non polluant, pour développer comme jamais le parc automobile, très écolo comme chacun sait !?

La Réunion

Maurice : dictature des barbus, lâcheté de l’État bourgeois

Brève
16/06/2018

Cette année la « marche des fiertés » organisée pour le respect des droits des homosexuels qui devait se tenir samedi 2 juin à Port Louis a dû se disperser face à la contre-manifestation organisée par les extrémistes musulmans. Ces derniers, menaçant physiquement les homosexuels et même de mort leur porte-parole, brandissaient des pancartes assimilant les pratiques homosexuelles à de la bestialité et les déclarant proscrites par leur religion.

Face à ce déferlement de haine contre une minorité déjà victime quotidiennement des préjugés enracinés dans la population, le gouvernement n'a su envoyer que quelques policiers en nombre notoirement insuffisant pour protéger les homosexuels.

La presse rappelait que les préjugés à leur encontre étaient aussi bien portés par la hiérarchie catholique. Son chef, Mgr Maurice Piat, ayant déclaré, en 2017, se demander à propos de la dépénalisation de la sodomie dans ce pays « si cela ne visait pas à faire plaisir à une clientèle moderne et à prendre des distances avec des principes moraux, à s'éloigner d'une relation homme/femme qui doit rester ouverte au don de la vie ». Une façon indirecte de qualifier les relations homosexuelles d'anormales...

Ces réactionnaires religieux prétendent encore en 2018 imposer leurs vues à la population y compris dans les relations entre individus. Et l'on peut remarquer à cette occasion que les homosexuels ne peuvent même pas compter sur la protection d'un État qui se dit démocratique, mais laisse impunément des retardés imposer leur loi, alors qu'il sait jouer de la matraque quand il s'agit de travailleurs en grève !