La Réunion

Et à l'EPSMR de Saint-Paul !

Brève
09/04/2018

 

            À Saint Paul, le personnel de l'EPSMR (l'établissement public de santé mentale) est  confronté à la décision scandaleuse de l'ARS de fermer un  des pavillons de cet établissement depuis le 31 mars. Ceci a pour conséquences un transfert des malades vers les autres pavillons qui se retrouvent surpeuplés et une augmentation de la charge de travail de leurs personnels.

            Comme l'ont déclaré les travailleurs de l'EPSMR, les moyens mis à disposition des établissements de santé psychiatriques sont déjà inférieurs de 30 % à ceux de métropole, inutile d'en rajouter ! Cette décision ne peut  que dégrader la qualité des soins dispensés aux malades, aggraver les problèmes de surveillance (un malade, ayant échappé à la vigilance du personnel,  a ainsi été retrouvé mort dans l'enceinte de cet hôpital le 31 décembre 2017)  et contribuer à épuiser le personnel soignant.

            Le personnel a là aussi décidé fin mars de se mettre en grève illimitée pour dénoncer cette politique d'économies criminelles et exiger au contraire les embauches nécessaires à un service de qualité.

La Réunion

Mayotte : les populations comoriennes et mahoraises piégées par l’impérialisme français

Brève
28/03/2018

Le gouvernement mise sur l’enlisement d’une crise qui entre dans sa sixième semaine. La réponse qu’il y apporte reste sur le seul terrain sécuritaire avec le contrôle de personnes en situation irrégulière et les reconduites vers les Comores. Ces gesticulations, fortement médiatisées, ont incité le gouvernement des Comores à réitérer l’affirmation que « les Comoriens sont chez eux à Mayotte » et à refuser l’entrée des « reconduits » sur leur territoire. Toutefois il a subordonné leur entrée à la signature d’un papier disant qu’ils reviennent volontairement de Mayotte et non en tant qu’expulsés. Ainsi les notables comoriens jouent-ils une sinistre comédie qui ne peut réellement dissimuler qu’ils mettent la population fuyant la misère de leurs îles sur le billot de sombres marchandages avec l’État français. Mais ce dernier, piloté par Macron, avec une puissance mille fois supérieure, exploite indifféremment les populations mahoraise et comorienne en essayant de les dresser les unes contre les autres pour préserver les intérêts de la bourgeoisie française dans cette zone.

Cette ignoble politique laisse la porte ouverte à quelques bandes de mahorais excédés se groupant pour opérer des « décasages » dans les villages, expulsant des familles de leur habitat précaire avant de les incendier.

Cette politique vise à créer un climat de haine entre communautés pour détourner l’attention des propres responsabilités et incurie de l’État. C’est dans ce chemin tracé par tous les valets de la bourgeoisie qui l’ont précédé que Macron s’installe sans coup férir. Il lui faut tout de même quelques notables pour tenter de ramener le calme. Il s’est rallié la députée réélue le 25 mars lors d’une partielle où elle se présentait sans étiquette, il semble que le préfet Veau, réputé pour son inactivité, va devoir aller paître dans d’autres pâturages et qu’un nouvel émissaire serait envoyé de Paris à la rencontre des élus.

 

La population et les travailleurs de Mayotte ne doivent pas se laisser berner. La mise en œuvre d’une réelle politique face au manque considérable d’investissements dans les services et infrastructures vitaux pour la population ne pourra être imposée que dans une lutte déterminée unissant tous les exploités contre la bourgeoisie prédatrice.

 

La Réunion

Violences dans les lycées à Mayotte : les enseignants en ont ras-le-bol !

Brève
15/02/2018

À Mayotte, les violences dans les lycées vont crescendo. Après le lycée de Kahani dans le centre-ouest de l’île où des jeunes sont entrés armés de machettes et de bâtons le 19 janvier, celui de Tsararano, c’est cette fois-ci au lycée de la ville de Bandrélé qu’un agent s’est fait agresser mardi 13 février par des individus extérieurs à l’établissement. Les responsables ont tenté de minimiser l’incident et de prouver qu’enseignants et non enseignants n’étaient pas en danger.

Mais, comme à Kahani, le personnel a exercé son droit de retrait. Les enseignants avaient lancé l’ « Appel de Bandrélé »en soutien à l’ensemble de leurs collègues victimes d’agression.

Ils se sont aussi adressé aux parents pour leur expliquer la situation et sont allés porter un courrier au maire de la ville au son du slogan « il y en a ras-le-bol de ces guignols qui laissent la violence rentrer dans les écoles ».

Celui-ci a annoncé des travaux de sécurisation des abords de l’établissement dans deux semaines, tout en reconnaissant qu’il y a aussi un problème dans la gestion des médiateurs et plus généralement dans la gestion de ces salariés en CUI de six mois.

Ce constat du maire donne raison au personnel du lycée qui revendique la sécurisation des établissements scolaires et des transports, l’embauche de surveillants et de conseillers principaux d’éducation en nombre suffisant et la construction de nouveaux établissements.

Aux côtés d’une partie des profs qui se sont mis en chômage technique et des agents qui poursuivent leur droit de retrait, les chauffeurs de bus scolaires ont décidé de se mettre en grève.

Les enseignants ont lancé, eux, un mot d’ordre de grève pour le 20 février.

Ils ont bien raison car c’est en se mobilisant qu’ils pourront se faire entendre aussi bien localement qu’à 10 000 km !

La Réunion

Sainte-Marie : des parents font échec à la suppression d'une garderie municipale

Brève
08/02/2018

Lors de la rentrée scolaire, fin janvier, les parents de l'école primaire du quartier populaire de Terrain Elisa à Sainte-Marie apprenaient par une association que la garderie était supprimée suite à la non-reconduction des contrats aidés qui exerçaient dans cette école et assuraient ce service. Ils apprenaient aussi que les garderies des quartiers plus peuplés et moins déshérités des bas (centre-ville, Duparc, Rivière des Pluies) étaient maintenues. Tous ces faits ont été ressentis par ces parents comme une injustice.

 

La garderie municipale organisée sous la responsabilité du CCAS permettait  aux parents de déposer leurs enfants à 7 heures et de les lui confier jusqu'à 17 h 30 ce qui arrangeait beaucoup les parents travailleurs.

 

La mairie, de droite, n’avait même pas informé les parents du changement de situation. En revanche elle avait sans gêne communiqué les coordonnées des parents à cette association privée chargée de prendre le relais de la garderie municipale. Si le tarif restait le même, 15 € par mois et par enfant, le nombre de jours de garderie était ramené de 5 à 4, et les horaires étaient ramenés de 8 h à 15 h 30, mettant ainsi les parents dans la gêne pour garder leurs enfants le 5ème jour, les déposer le matin et les récupérer le soir après le travail.

 

Sur une quinzaine de parents concernés, sept décidèrent mercredi 7 février de protester contre cette décision. Ils se rassemblaient dans un premier temps devant l'école, puis décidaient d'aller demander des comptes au responsable du CCAS à la mairie où finalement ils réussirent à interpeller le maire en personne.

 

Après plus d'une heure de débat, celui-ci revenait sur sa décision de supprimer la garderie municipale de leur quartier, rétablissant les mêmes horaires qu'avant les vacances, mais maintenant cependant la réduction du nombre de jours à 4 par semaine.

 

Satisfaits de leur action, les parents mobilisés commentaient ce recul de la mairie en disant qu'ils avaient réussi par leur action à contrecarrer ce mauvais coup, malgré les coupes budgétaires de Macron et de son gouvernement, et qu'il fallait en tirer une leçon pour la suite et en faire la publicité autour d'eux !

La Réunion

CCIR : les salariés disent non au plan Patel !

Brève
23/01/2018

Le SGPCAR (Syndicat général du personnel de la CCIR et de l'Aéroportuaire) CGTR de la CCIR lance un appel à la grève pour le 30 janvier.

Les salariés de la Chambre de commerce et de l’industrie s’opposent au plan « social » du président Patel qui prévoit une trentaine de suppressions d’emplois en 2018 pour soi-disant faire face au déficit de 4,2 millions d’euros de la structure.

Patel qui pense qu’il est « impossible » de faire autrement ose déclarer que les suppressions de postes par départs volontaires ne suffiront pas pour atteindre ce chiffre. Il envisage des licenciements « secs ».

Les agents de la Chambre refusent de servir « de variable d’ajustement et de chair à patron ». Ils rejettent en bloc ce plan infâme annoncé en novembre 2017 par ce président-patron et les capitalistes qu’il représente.

Pour justifier sa décision Patel prend comme prétexte la baisse des dotations de l’État à la chambre consulaire, en l’occurrence de la Taxe pour frais de Chambre (TFC) de 800 000 à 1 000 000 d’euros.

Mais ce que Patel omet sciemment de dire, c’est que cette somme ajoutée à bien d’autre millions, retourne dans la poche de ses amis patrons sous forme de baisse de cotisations sociales, de défiscalisation, d’exonération de taxes sur les sociétés, etc.

La situation dans laquelle se retrouve la CCIR est le résultat de la politique des gouvernements qui ne font qu’appliquer les exigences du patronat !

Ce n’est donc pas aux travailleurs de la CCIR de payer à la place des patrons.

Les salariés ont raison de vouloir « faire échouer ce plan mortifère » pour « le bon vouloir du patronat » !