La Réunion

Saint-André : le PCR soutient une ex candidate LREM...

Brève
24/01/2020

La section PCR de Saint-André vient de faire savoir qu'elle ne présentera pas de candidat aux prochaines élections municipales de cette ville dirigée par le maire de droite Jean-Paul Virapoullé aux commandes depuis des dizaines d'années, hormis une brève interruption entre 2008 et 2014 pendant laquelle la commune a élu un maire estampillé PCR, Eric Fruteau.

Le PCR a décidé cette année de se rallier à la candidate Léopoldine Settama-Vidon, avocate de profession, candidate aux législatives de La République En Marche ! Et sans état d'âme, rappelant que ce choix était en adéquation avec le discours du secrétaire général du PCR Elie Hoarau tenu récemment lors des conférences commémorant le 60ème anniversaire du PCR et avec la politique préconisée et pratiquée par le dirigeant du PCR, Paul Vergès, qui dès 1983 et à nouveau en 1988 faisait l'alliance avec cinq maires de droite au nom de la politique de « rassemblement des Réunionnais ». Ce qui est la stricte vérité.

Le PCR n'a jamais été communiste, sa politique a toujours été d'enrôler les travailleurs et les masses populaires de La Réunion derrière la bourgeoisie réunionnaise, et par voie de conséquence française!

La Réunion

NRL : une sécurisation de la route qui met la population dans l'insécurité financière !

Brève
24/01/2020

Un accord a été signé le 22 janvier entre représentants de Vinci et Colas (groupement des constructeurs, les patrons transporteurs, la région (le donneur d'ordre), en présence du représentant de l'État pour trouver une solution au manque de roches massives nécessaires à la réalisation du dernier tronçon (digue de 2,4 km entre la Grande Chaloupe et La Possession) du chantier de la Nouvelle Route du Littoral.

Les négociateurs se sont mis finalement d'accord sur l'utilisation d'andains, ces rochers extraits des champs de l'île, mais dont le coût est nettement plus élevé que celui des roches massives de carrières.

La discussion a aussi porté sur le surcoût lié à leur utilisation, que ni la Région ni le groupement d'entreprises ne voulaient prendre en charge.

Depuis l'arrêt du chantier faute de roches massives, le groupement NRL demandait la bagatelle de 500 millions d'indemnités de retard à la région, maître d'ouvrage.

Aucune annonce chiffrée n'a été communiquée à l'issue de ces derniers échanges, mais le fait que les hauts cadres du groupement Vinci-Colas et les patrons transporteurs en soient ressortis satisfaits signifie que ce sera à nouveau à la région et/ou à l'État de financer la différence. En clair, ce sera à nouveau à la population de mettre la main à la poche.

Alors oui le capitalisme nous coûte cher, car tous les prétextes sont bons pour les patrons pour faire le maximum de profits, quitte à mener la population sur la paille !

La Réunion

Mayotte : discrimination salariale légalisée

Brève
24/01/2020

À Mayotte, 101ème département français (depuis 2011), l'égalité sociale se fait à pas de fourmi.

Ainsi le Smic mahorais « revalorisé » au 1er janvier 2020 passe à 7,66 € brut de l'heure contre 10,15 € dans tous les autres départements. Et le Smic mensuel s'élève dorénavant à 1161,77 € brut pour un contrat à temps plein, au lieu de 1539,42 € au niveau national.

Pourtant le coût de la vie est globalement plus cher à Mayotte qu'en métropole.

Cette situation ne profite en dernier ressort qu'aux capitalistes qui profitent à fond des bas salaires... de ceux qui ont un emploi !

La Réunion

SNSM : sauveteurs bénévoles, mais pas suicidaires !

Brève
19/12/2019

Trois stations de la Société Nationale de Secours en Mer (SNSM) de La Réunion ont été fermées récemment.

En mars les sauveteurs bénévoles de ces stations avertissaient leur direction nationale que la validité de leurs gilets de sauvetage s'arrêtait en septembre et lui demandait une nouvelle dotation.

Les nouveaux gilets n'étant pas parvenus à temps dans les stations, les bénévoles reformulaient leur demande en septembre. Leur direction leur ayant demandé de prolonger la validité des gilets d'un mois, ils acceptaient de déroger à la règle en échange d'une promesse de livraison du nouveau matériel en novembre. Découvrant alors que la date de validité des nouveaux gilets s'arrêtait en avril 2019, et malgré l'insistance de la direction nationale leur demandant de travailler avec ce matériel non conforme, ils refusaient de prendre la mer dans ces conditions et de risquer leurs vies à vouloir sauver celles des autres, surtout après le drame survenu aux Sables-d'Olonne en juin dernier.

Les sauveteurs en mer de La Réunion ne cessent de recevoir des messages de soutien des propriétaire de barques et de voiliers depuis qu'ils ont refusé d'intervenir dans des conditions mettant leur vie en danger.

En attendant c'est la sécurité des usagers de la mer qui n'est plus assurée à cause de l'organisation déficiente de la société actuelle qui privilégie l'argent à toute autre considération humaine.

La Réunion

On ne bricole pas avec le droit des salariés !

Brève
29/11/2019

 

Le tribunal de grande instance de Saint-Denis vient de condamner l’enseigne Mr Bricolage appartenant au groupe Hayot et possédant quatre magasins dans l’île, pour non-respect des horaires, en l’occurrence l’ouverture le dimanche.

C’est le syndicat CGTR qui a porté l’affaire devant les tribunaux.

Depuis des années, les directions de ces magasins s’asseyaient sur les droit des salariés, notamment le droit au repos dominical réglementé par un arrêté préfectoral de 1966 à La Réunion.

Les opposants à cette décision du TGI, en premier lieu les patrons de Mr Bricolage, avancent comme principal argument la possibilité pour les salariés de gagner un ti quat’sou en plus et les étudiants d’avoir un revenu.

Quels philanthropes ces patrons !

Mais si les travailleurs de cette enseigne comme d’autres se sentent obligés de sacrifier leur week-end et leur vie de famille pour améliorer sensiblement leurs salaires, c’est que ceux-ci sont excessivement bas !

De même, il est scandaleux que des jeunes qui devraient consacrer l’essentiel de leur temps à apprendre soient contraints de travailler pour payer les études, leur loyer, voire pour pouvoir manger !

La rapacité des capitalistes qui ne sont soucieux que de leurs profits pousse les travailleurs à de plus en plus de privations.

Heureusement que parfois ceux-ci relèvent la tête et taclent leurs patrons !