Maison de l'emploi de l'Est : fermeture et licenciements

Brève
27/11/2012

Créées sur incitation du gouvernement Fillon en 2007 pour offrir aux chômeurs des structures d'accueil et de conseil de proximité, les « Maisons de l'emploi » sont en train de fermer leurs portes les unes après les autres. Mettant au passage des dizaines d'employés au chômage. Un comble pour ces établissements chargés de lutter contre ce fléau.

La dernière maison de l'emploi menacée dans l'île est celle de Saint André, espace Tarani, près de la balance. Après avoir reçu 5 millions d'euros de la part de l'État, celle-ci va fermer. Elle a compté au plus fort de son fonctionnement 31 salariés. En 2010, une première vague de 17 licenciements a réduit l'effectif à 14, aujourd'hui il est question de ne garder que... 6 emplois peut-être reclassés au Pôle-Emploi.

Les raisons de cette dégringolade : le retrait financier de l'État, des communes et inter-communalités (ici la Cirest). C'est aussi le résultat d'une politique clientéliste, de tape à l'œil et de dilapidation des fonds publics incapable d'enrayer le chômage et dont sont victimes aujourd'hui les travailleurs de la Maison de l'Emploi et les chômeurs qui devront se rabattre sur les guichets du Pôle Emploi aux sous-effectifs notoires !

BTP : Conditions de travail, un scandale permanent

Brève
12/11/2012

Pour la quatrième année consécutive, une enquête de l'inspection du travail et de la sécurité sociale a mis en évidence qu'aussi bien en matière d'hygiène que de manutention ou de travail en hauteur, aucune amélioration n'est constatée sur les 32 chantiers du bâtiment, employant 500 salariés, visités le 6 septembre dernier.

Il est noté que "seuls 58% des chantiers sont équipés de vestiaires, réfectoires et sanitaires", "les aides à la manutention restent rares sur les chantiers, alors que la manutention manuelle constitue la cause principale de maladie professionnelle dans ce secteur d'activité", "les risques de chutes de hauteur restent peu maîtrisés par les entreprises".

Il n'y a pas de fatalité. Si les conditions de travail dans le bâtiment ne s'améliorent pas, c'est que le profit passe avant la santé des travailleurs.

Contrats d'avenir : on est loin du compte !

Brève
12/11/2012

5 000 « contrats avenir », sur les 100 000 prévus au niveau national en 2013, vont être attribués à la Réunion. Le ministre de l'Outremer Victorin Lurel est venu en personne signer les sept premiers. Pour Lurel, il ne s'agit pas de contrats aidés mais « de vrais emplois, à taux plein, avec une vraie rémunération... ».

Même si les « contrats avenir » peuvent être perçus comme une bouffée d'oxygène pour les quelques jeunes qui en bénéficieront, ils n'en demeurent pas moins des contrats précaires car limités à trois ans, et le nombre est largement insuffisant dans une île où 60% de jeunes de moins de 25 ans sont au chômage.

Pour créer les emplois nécessaires et pérennes, il faudrait que l'État mette les moyens. Mais au lieu de le faire, il préfère utiliser l'argent de nos impôts pour arroser le patronat !

Non à la baisse des salaires !

Brève
11/11/2012

À la veille de son arrivée à la Réunion, le ministre de l'Outremer Victorin Lurel a confirmé via la presse la fin du RSTA (Revenu Supplémentaire Temporaire d'Activité) en rajoutant que « le financement des dispositifs de type bonus cospar (prime mensuelle de 50 à 60 euros versée par les patrons contre allégement de cotisations sociales) ou accord Bino n'a jamais eu vocation à être pérennisé ».

Mis en place après en 2009 lors de la grève générale aux Antilles et les manifestations à la Réunion le RSTA d'un montant de 100 euros par mois a concerné jusqu'à 100 000 travailleurs qui touchaient moins de 1,4 fois le smic. Mais depuis presque deux ans, avec l'application du RSA dans l'île, des salariés ont été progressivement « sortis » du RSTA. Aujourd'hui seulement 45 000 en sont toujours bénéficiaires.

Après le 31 décembre tous les salariés qui ont touché le RSTA ne pourront pas prétendre au RSA, et ceux qui le pourront verront souvent leurs revenus diminuer à cause du mode de calcul moins favorable que pour le RSTA.

En 2009, les travailleurs ont obtenu une augmentation de salaire de 1800 euros nets par an (RSTA et prime cospar comprise) en faisant la grève et en descendant dans la rue. Pour ne pas subir une baisse de salaires, il faudra reprendre le chemin de la lutte !

Pas de crise pour les riches

Brève
24/10/2012

En 2010, l'impôt sur la fortune (ISF) concernait 2 416 ménages imposables, soit dix fois plus que dans les autres DOM. Leur nombre a été multiplié par deux en cinq ans.

En 2011, une réforme généreusement accordée par le gouvernement précédent a permis d'exonérer d'ISF la moitié des ménages riches de La Réunion. Du coup, seulement - si l'on peut dire - 1 294 continuent à contribuer à l'ISF.

Pendant que la moitié de la population réunionnaise galère en ne pouvant compter que sur les minima sociaux, faute d'emplois, et que la majorité des travailleurs tire la langue pour cause de salaires insuffisants, une minorité de nantis ne cesse de s'enrichir et d'échapper à une petite contribution dite de solidarité.

En revanche, c'est aux travailleurs, aux retraités et aux chômeurs que l'on demande de se serrer la ceinture.

Ça suffit !