Débrayage à FGDON

Brève
28/09/2012

Toute la journée de lundi 24 septembre, 13 salariés de la Fédération Départementale des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles ont débrayé, pour dénoncer les pressions qu'ils subissent de la part de leur direction et exprimer leurs inquiétudes quant au devenir de leurs emplois.

Avec la surcharge de travail et les méthodes inacceptables du directeur, les salariés de FDGDON ont pointé du doigt les suppressions de postes dans l'entreprise et la baisse programmée des subventions publiques.

À l'instar de plusieurs organismes comme la Chambre d'Agriculture, le Groupement de Défense Sanitaire, etc. qui fonctionnent essentiellement avec des fonds publics, la FDGDON pâtit des baisses continues des subventions au profit d'entreprises privées.

Ce sont plusieurs dizaines d'emplois qui ont été supprimés depuis quinze ans dans toutes ces entreprises, qui rendent des services principalement aux agriculteurs, quand elles n'ont pas tout simplement disparu.

L'État et l'Europe continuent de serrer la vis aux établissements publics mais trouvent dans le même temps des millions, voire des milliards pour les capitalistes.

Pour sauvegarder les emplois utiles à la population, il n'y a qu'une solution : arrêter les cadeaux au grand patronat et prendre sur ses profits.

Dockers en grève

Brève
28/09/2012

Depuis le mercredi 19 septembre, les 130 salariés de la Société d'Aconage et Manutention de la Réunion sont en grève. Au cœur de leurs revendications : une augmentation minimum de 2,35% et un réajustement des rémunérations suite à un accord signé depuis 2006 mais non appliqué.

Que sont ces modestes revendications au regard des profits réalisés par cette entreprise qui est une filiale de Africa Logistics appartenant à la multinationale Bolloré dont le chiffre d'affaire s 'élevait à 2,42 milliards d'euros au premier trimestre 2012 ?

Les revendications des travailleurs de SAMR sont d'autant plus justifiées qu'ils ont subi quatre années de blocage de salaire et que peu après son arrivée le 1er mars dernier, après 20 ans passé en Afrique où il a dirigé notamment une société d'exploitation de bois au Gabon, le directeur a supprimé le plan d'épargne retraite.

Comme souvent en cas de conflit, la direction de l'entreprise joue la montre. Mais si elle comptait au départ sur un essoufflement du conflit elle a dû sans doute réviser sa position car d'autres dockers des entreprises SGM et Somacom ont cessé le travail depuis mercredi 26 par solidarité avec leurs camarades en grève et de fait bloquent le port.

C'est donc 350 salariés que les patrons du port ont sur le dos. La détermination des travailleurs du port finira par leur faire entendre raison !

La Réunion

Se méfier de ses faux amis

Brève
18/09/2012

Les difficultés dans les écoles dues au manque de personnel pour encadrer les enfants et le déficit des contrats aidés dans les communes, attendus par bien des familles sans autre espoir d'embauche, ont été invoqués par Thierry Robert, le député-maire de Saint-Leu, venu protester devant la préfecture.

L'homme, sa démagogie et la façon qu'il a de se mettre en avant en ont, à juste titre, agacé plus d'un. Mais il n'en reste pas moins que les suppressions de poste à l'Éducation nationale comme ailleurs, sont inadmissibles et que les contrats aidés promis sont en nombre très insuffisant.

Ce n'est certes pas une nouveauté de voir un politicien de droite surfer sur des questions sociales, en les limitant d'ailleurs au seul périmètre où s'exercent ses responsabilités. Mais s'il pense pouvoir le faire, c'est que le terrain est libre. Ce serait en fait aux syndicats et aux partis situés à la gauche du gouvernement d'organiser résolument la défense du monde du travail, y compris dans le domaine de l'éducation. On ne peut pas dire qu'aujourd'hui cela se fasse, d'où un boulevard où peuvent s'engouffrer les démagogues.

L'État doit créer les emplois utiles à la population qui font aujourd'hui défaut. Il doit, pour les financer, prendre sur les fonds qu'il distribue au patronat pour l'aider à maintenir voire à augmenter ses profits. Si une telle politique était développée et mise en avant, alors les démagogues de tout poil y regarderaient à deux fois de peur que leurs éclats de voix et leurs effets de manche ne renforcent le camp des salariés.

De faux amis, ils apparaîtraient pour ce qu'ils sont vraiment : les ennemis des travailleurs.

Naufrage au large de Mayotte : mort programmée des pauvres

Brève
09/09/2012

Samedi, un nouveau naufrage au large de Mayotte a fait 6 morts et 27 disparus. Cette succession ininterrompue de catastrophes prévisibles soulève la colère.

Elle est la conséquence d'une politique indigne et criminelle, qui a consisté à dresser des frontières en taillant dans un peuple, le même peuple qu'il réside aux Comores, indépendant, ou à Mayotte, département français.

Si sans cesse des Comoriens bravent la mort sur des embarcations pourries, payent des passeurs gangsters pour tenter le passage vers Mayotte, c'est pour trouver, croient-ils, un petit mieux pour des soins de santé ou d'éducation de leurs enfants en particulier. À qui la faute ?

C'est la politique prédatrice et coloniale de l'État français qui a inoculé le virus de la division et aggravé la pauvreté de cette région, comme de tant d'autres, qui est responsable de cette horreur.

À bas les frontières, libre circulation pour les populations des Comores.

Soutien à la grève des ouvriers agricoles d’eRcane

Brève
19/07/2012

Une partie des ouvriers agricoles de l'entreprise eRcane est en grève depuis le mercredi 18 juillet. Ils revendiquent un salaire net de 1 500 euros. La majorité des salariés d'eRcane touchent des salaires avoisinant le smic parfois après 10, voire 15 ans d'ancienneté.

Leurs employeurs ont les moyens de payer. L'un des principaux financeurs d'eRcane, qui est une station de recherche et d'expérimentation pour les nouvelles variétés de canne, est le groupe sucrier TEREOS, qui a fait 302 millions d'euros de résultat net en 2011.

En cette période de campagne sucrière, bon nombre de coupeurs de cannes sont payés à la tonne de cannes coupées, souvent en dessous du smic. Et il est monnaie courante que leurs employeurs ne les déclarent même pas.

Les travailleurs d'eRcane doivent être soutenus. Ras-le-bol des salaires au rabais, ras-le-bol de la surexploitation !