La Réunion

MAYOTTE : LES PRIX REPARTENT À LA HAUSSE

Brève
20/04/2012

Le 29 décembre 2011, après 44 jours de mobilisation, la population mahoraise avait obtenu une baisse des prix sur 11 produits de première nécessité. L'accord conclu à l'époque entre le patronat et certains syndicats ayant pris fin le 31 mars dernier, les prix sont partis à nouveau à la hausse. Certains produits sont même dorénavant plus chers qu'avant l'accord !

Par exemple, le sac de riz qui était à 21,50 euros avant l'accord est aujourd'hui vendu à 22,90 euros ; la bouteille de gaz, quant à elle, est passée de 31 euros à 32 euros !

Non seulement les commerçants, en particulier ceux de la grande distribution, ne se sont pas gênés pendant trois mois pour augmenter les prix des marchandises non concernées par l'accord, mais ils veulent à présent rattraper le peu qu'ils ont dû céder à cause de la grève.

Le patronat ne lâche jamais rien. Aux travailleurs d'en faire autant, en exigeant l'augmentation générale des salaires et leur indexation sur la hausse des prix !

La Réunion

LES PRIX AUGMENTENT, NOS SALAIRES AUSSI !

Brève
21/03/2012

Lundi 19 mars, des agriculteurs de la CGPER, avec à leur tête le président de la Chambre d'Agriculture, ont manifesté à l'intérieur du Carrefour de Sainte-Suzanne. Après avoir effectué le relevé des prix des légumes vendus dans ce magasin, ils ont affirmé, chiffres à l'appui, que la grande surface vendait ces produits entre 20 et 45 % plus cher que sur les marchés forains, bien qu'ayant bénéficié de millions d'aides du conseil général pour les faire baisser.

Que les grandes surfaces se fassent des marges éhontées sur le dos des consommateurs, c'est une évidence et un scandale. Mais le scandale est bien plus général. Face aux consommateurs, les patrons, grands et même petits, décident de leurs prix. En revanche, les travailleurs ne peuvent jamais fixer le montant de leur salaire.

Celui-ci est toujours le résultat d'un rapport de force. L'augmentation des salaires et leur indexation sur la hausse des prix doivent donc être imposées.

La Réunion

GRÈVE À LA STAR

Brève
21/03/2012

Les travailleurs de la Star, société de ramassage des ordures, se sont mis en grève le lundi 19 mars pour demander une revalorisation des salaires de 4 %, contre les 2 % proposés par la direction de l'entreprise lors des négociations annuelles obligatoires.

Les salariés en grève rappellent, à juste titre, que la Star, qui détient plus de 70 % du marché de transport des déchets dans l'île, a les moyens de payer, et bien plus que ce qu'ils demandent.

Les grévistes, qui sont majoritaires, ont bien compris que le seul moyen d'obtenir les augmentations qu'ils réclament, c'est de les arracher !

La Réunion

DE NOUVEAUX GADGETS POUR AMUSER LES SYNDICATS

Brève
21/03/2012

Après les manifestations contre la vie chère qui ont eu lieu fin février, la préfecture et les patrons ont proposé aux syndicats de salariés de participer à des ateliers de travail ayant pour objectifs « la transparence et le juste prix des carburants » et « la transition énergétique de la Réunion ». Doit être aussi discuté un « Pôle régional d'innovation sociale et de modernisation des entreprises » (Prisme), présenté comme un « organe de dialogue social ».

Presque tous les syndicats s'y sont précipités, accrocs qu'ils sont aux palabres inutiles aux côtés du patronat local et de son représentant à la préfecture.

Les travailleurs n'ont, bien sûr, rien à attendre de toutes ces discussions de salon !

La Réunion

LA RÉVOLTE, ÇA PAIE !

Brève
06/03/2012

Après les émeutes contre la vie chère, il n'a pas fallu attendre longtemps pour que les présidents du conseil général et du conseil régional, le préfet, les maires et tout ce que La Réunion compte comme prétendus décideurs, trouvent quelques dizaines de millions d'euros pour faire baisser le prix du gaz, du gazole et du super. Mais sans toucher aux sacro-saints bénéfices des compagnies pétrolières. Il ne fallait pas trop leur en demander.

Mais même pour le peu qu'ils ont été contraints de céder, il a fallu une explosion de colère, le seul langage que les gouvernants connaissent.