La Réunion

À BAS LA JUSTICE DE CLASSE !

Brève
06/03/2012

Quand ils sont pris la main dans le sac, les politiciens et patrons véreux ne sont condamnés qu'à rembourser une maigre part de ce qu'ils ont volé à la société. Et bien souvent, leur condamnation est assortie d'un sursis.

En revanche, la justice bourgeoise vient de montrer qu'elle avait la main beaucoup plus lourde quand il s'agissait de condamner des lanceurs de galets ou de cocktails molotov issus des quartiers populaires. Eux, ont été condamnés à de la prison ferme. Jugés en comparution immédiate, ils se sont retrouvés derrière les barreaux, pour des périodes pouvant aller jusqu'à deux ans de prison ferme.

Les patrons voleurs, licencieurs et l'État, qui est leur complice, ne sont quasiment jamais condamnés, alors qu'ils plongent dans la misère des milliers de familles. Ce sont eux qui devraient être privés de la liberté d'exploiter la population.

Libération immédiate pour tous les jeunes emprisonnés !

La Réunion

LES AMBITIONS DU PRÉFET

Brève
06/03/2012

Si le préfet Lalande désirait rallumer le feu dans les quartiers, en révolte contre la vie chère et le chômage massif chez les jeunes (60 % chez les moins de 25 ans), il ne s'y prendrait certainement pas différemment.

Avec ses compères de la direction du travail, il vient d'annoncer 3 500 « solutions professionnelles ». Il s'agirait d'emplois dans le secteur privé, payés à 95 % par l'État ; emplois aidés qui prendront fin dans six mois. Juste le temps de sortir la tête de l'eau à quelques centaines de jeunes, puis de les y replonger.

Tous ces millions sortis directement des caisses du conseil général ou de l'État iront gonfler celles des patrons, sans rien changer à la situation des jeunes chômeurs, c'est le préfet lui-même qui le reconnaît quand il déclare : « D'ici le 30 avril, nous avons la volonté de voir 100 jeunes retrouver un emploi ou une formation" ».

Les dizaines de milliers de jeunes privés d'emplois apprécieront !

La Réunion

AIR AUSTRAL CONDAMNẺ

Brève
05/03/2012

Pour avoir dénoncé la direction d'Air Austral, qui l'avait obligé à faire décoller un Boeing 777 de Gillot, le 24 février 2007, alors que le cyclone Gamède menaçait La Réunion, un pilote de cette compagnie a été attaqué devant les tribunaux par celle-ci pour dénonciation calomnieuse.

Air Austral avait demandé au tribunal de condamner ce salarié, délégué syndical, à lui verser... 50 000 € et avait demandé aussi son licenciement à l'inspection du travail. Son licenciement avait été refusé, mais il avait été mis au placard et il ne vole plus depuis 2010, alors qu'il cumulait 10 000 heures de vol !

L'affaire a été jugée au tribunal de Champ Fleury, le 2 mars dernier. Celui-ci a relaxé le pilote de toutes accusations de calomnie et a condamné la direction d'Air Austral à lui verser 8 000 € pour procédure abusive confirmant que les accusations du pilote contre Air Austral étaient légitimes, qu'il existait bel et bien un danger de mort à faire décoller cet avion, et qu'Air Austral était prête à prendre ce risque, faisant passer ses intérêts économiques avant la vie des gens.

Guy Ethève, le patron d'Air Austral, aime à se vanter d'avoir développé l'emploi à La Réunion. Il a développé surtout une fâcheuse propension à mener la chasse à tous les salariés qui refusent de marcher au pas. Il a d'ailleurs été à plusieurs reprises attaqué pour harcèlement.

Mais cette fois-ci il est tombé sur un os !

CARBURANTS : L’ÉTAT ET LES ÉLUS OUVRENT LES VANNES POUR LES PATRONS

Brève
15/02/2012

Devant le refus des pouvoirs publics de baisser les carburants de 25 centimes, les patrons transporteurs ont mis leur menace à exécution en bloquant les principales routes de l'île, mardi 14 et mercredi 15 février.

Le conseil général, le département sous l'arbitrage du préfet, n'ont pas mis longtemps pour accorder aux transporteurs ainsi qu'aux artisans, aux commerçants et aux agriculteurs un « gasoil professionnel », autrement dit un prix préférentiel à la pompe.

Ce cadeau au patronat, qui sera pris sur les deniers publics, devrait coûter environ 10 millions d'euros pour 2012.

En revanche, pas un centime ne sera demandé à la Société Réunionnaise des Produits Pétroliers, filiale de Total et Elf, qui pourtant fait tous les ans d'énormes bénéfices.

Quant à une baisse générale pour tout le monde, le préfet a déclaré qu'il n'y pouvait rien. Tout au plus promet-il qu'il n'y aura pas de hausse en mars !

Le préfet et les élus s'allongent devant les patrons, mais tournent le dos aux classes populaires. Ce serait l'occasion de leur botter les fesses !

LES CHOIX IMMONDES DU GOUVERNEMENT

Brève
18/12/2011

Suite aux injonctions de la Communauté européenne et aux décisions du Conseil d'État de mettre fin au système illégal des vacations permanentes, 37 vacataires de l'Éducation nationale employées par le rectorat de la Réunion se sont mises en grève à l'appel de la CGTR pour obtenir la requalification de leurs contrats.

Jeudi 8 décembre, à peine s'étaient-elles regroupées devant les grilles du rectorat à Saint Denis qu'elles étaient délogées par la police sur demande du recteur.

À l'Assemblée nationale la députée PCR, Huguette Bello, est intervenue en leur faveur. Quant au ministre de l'Éducation nationale, Luc Chatel, il a répondu que les finances du rectorat ne permettaient pas de transformer ces contrats en contrats publics, car cela reviendrait à doubler leur coût, puisqu'il faudrait les faire bénéficier de la prime de vie chère !

Payer un peu plus cher une quarantaine de salariées dans une académie qui en compte 20 000, quelle catastrophe !

Le ministre et le rectorat ont opté pour une autre solution : licencier la moitié de ces vacataires effectuant des tâches techniques et attribuer le marché du nettoyage à une entreprise privée.

Le père Noël est une ordure disaient des humoristes. Et pour le père Chatel, quel qualificatif employer ?