DIDIER ROBERT GÉNÉREUX ENVERS LE PATRONAT

Brève
16/12/2011

Invité au petit déjeuner du Medef le 13 décembre, Didier Robert le président de Région, n'est pas venu les mains vides. Dans les assiettes dorées du patronat local il a déposé le bien nommé « Fonds commun de placement à risques », un nouvel outil de financement des entreprises réunionnaises.

Dès 2012, la Région, l'Agence française de développement et le Feder qui dispose des fonds européens, injecteront 10,8 millions d'euros dans le capital des entreprises locales. À leurs côtés la Caisse Réunionnaise de Retraite (CRR), la Caisse des dépôts et les banques apporteront aux patrons près de 20 millions d'euros supplémentaires. Didier Robert et ses comparses vont confier la gestion de cet argent à Viveris Management, une société privée basée à Marseille.

On nous dit sans cesse qu'il manque de l 'argent pour les services et les équipement publics. De l'argent il y en a dans les poches du patronat !

ILS VOLENT AU SERVICE D’AIR AUSTRAL

Brève
16/12/2011

Air Austral se retrouve dans le rouge. Gérard Ethève, son PDG, annoncé une perte de 24 millions d'euros du 1er avril au 30 septembre 2011, à cause a-t-il dit d l'augmentation des prix du carburant.

Aussitôt, le premier actionnaire, la SEMATRA (où sont représentés le Conseil régional à hauteur de 50 %, le Conseil général pour 30 %, et la CCIR) se sont déclarés favorables à une opération de renflouement qui se monterait à 20 millions d'euros.

À noter que dans un récent courrier adressé à Gérard Ethève, Didier Robert, le président UMP du Conseil régional, signifiait clairement sa volonté de ne pas signer un chèque en blanc à la compagnie tant que ne lui serait pas fourni « des précisions et des compléments d'informations sur sa situation financière, une expertise des comptes prévisionnels pour les cinq années à venir, la participation aux opérations d'augmentation de capital d'investisseurs privés ».

Tout cela n'était que des mots et il n'a pas fallu bien longtemps pour que Robert et les autres politiciens des deux assemblées signent le chèque demandé par Ethève. Tout ce beau monde n'hésite pas à utiliser l'argent public pour renflouer les capitalistes, alors que tant de besoins de la population restent en souffrance faute de moyens financiers suffisants... comme les transports publics par exemple.

ENFANTS EN DANGER

Brève
16/12/2011

En 2010 les services sociaux du Conseil général ont recensé 3500 « informations préoccupantes » d'enfants en danger. Cette situation alarmante a pour cause principale la dégradation de la situation sociale des parents, due notamment au chômage et à la précarité.

En 2010 le nombre total de places dans les différentes structures consacrées à la protection de l'enfance s'élevaient à 661, deux fois moins qu'en Métropole relativement au nombre d'enfants. De plus, chaque année, une centaine d'enfants meurent à la Réunion avant leur premier anniversaire. Le taux de mortalité infantile est deux fois plus élevé qu'en Métropole.

La société capitaliste : une vraie plaie !

LE CINÉMA D’UN LICENCIEUR…

Brève
29/11/2011

« Après deux années cahotiques », selon le JIR, François Caillé, le patron des concessions Peugeot et BMW de la Réunion, aurait déclaré ressentir le besoin « de se vider la tête ».

Celui qui se présente comme son « pote de trente ans », le propriétaire foncier Canabady, lui a proposé de couper des cannes pendant quelques heures, le temps de troquer ses vêtements de marque contre une côte de travail et sa BMW X6 contre un tracteur.

Ce sketch médiatisé est à la mesure du mépris de ces gens-là à l'égard des travailleurs contraints de subir l'exploitation quotidienne, eux, pour la vie.

… QUI NE PERD PAS LE NORD !

Brève
29/11/2011

À la question d'un journaliste au coupeur de canne d'un jour, François Caillé, pour savoir si celui-ci était rémunéré pour son travail, celui-ci a répondu « J'ai le gîte et le couvert, c'est déjà pas si mal ». Le gîte chez un autre patron... quant au salaire, il n'en a pas besoin, vu ce que continuent à lui rapporter ses entreprises, vue aussi sa richesse accumulée sur le dos de ses centaines de salariés.

Mais cela ne lui suffit apparemment pas puisqu'il manœuvre aujourd'hui avec l'appui du Médef-Réunion pour prendre la présidence de la SHLMR. Les loyers, voyez-vous, ça rapporte !