UN REQUIN REMPLACE L’AUTRE

Brève
29/11/2011

Autre requin capitaliste opérant à la Réunion, l'Antillais Bernard Hayot qui a jeté récemment son dévolu sur certaines entreprises à vendre du sieur Caillé. Parmi elles Hertz et Rent a car.

La reprise de ces deux entreprises par Hayot avait été présentée en septembre 2011 comme positive dans la mesure où elle permettait soi-disant de sauver quelques dizaines d'emplois.

Mais deux mois après leur revente, Hayot vient d'annoncer aux délégués du personnel qu'il dénonçait tous les accords d'entreprises passés avec Caillé. Il veut supprimer le 13ème mois, la prime d'ancienneté, les tickets restaurants et la prise en charge de la mutuelle par l'employeur.

Il s'agit ni plus ni moins d'un coup de force qui se prépare et se solderait par une baisse nette des salaires.

Souhaitons donc que la réaction des travailleurs concernés soit à la hauteur de l'attaque qui les vise !

Des planteurs de cannes en flagrant délit

Brève
14/11/2011

Lundi 7 octobre, des planteurs de cannes menés par leur syndicat, la CGPER, ont bloqué l'entrée des deux usines sucrières et plusieurs plateformes de réception pour protester contre des contrôles inopinés des autorités dans les champs. Le but de ces contrôles est de débusquer l'emploi de la main d'oeuvre au noir qui est évalué à plus de 80% pendant la campagne sucrière.

C'est bien la première fois depuis des lustres que les autorités daignent faire une descente chez les planteurs de cannes alors que le recours à la main d'œuvre au noir par ces derniers est connu de tous et depuis fort longtemps. Mais tous les prétextes étaient bons pour justifier cet état de fait : « les difficultés de trouver des coupeurs », « les ouvriers ne veulent pas être déclarés », « les planteurs ont toujours travaillé comme ça », etc.

Mais la vrai raison c'est qu'une telle main d'œuvre ne coûte pas cher. Un coupeur de cannes est payé entre 10 et 15 euros la tonne de cannes coupées. Sachant qu'il peut couper en moyenne cinq tonnes par jour, son salaire horaire journalier est en dessous du smic.

Ces salaires sont parmi les seuls à n'avoir presque pas bougé après le passage à l'euro. Inutile de dire que les ouvriers de la canne seraient d'accord pour être déclarés et bien sûr payés au moins au smic !

La Réunion

NOTRE SANTÉ ILS S'EN FICHENT

Brève
12/10/2011

Une enquête a démontré que les produits vendus en Outre-mer ont un taux de sucre supérieur à ceux vendus en métropole. Une fois ce scandale mis à jour, et devant l'inertie des pouvoirs publics, un député antillais a déposé un projet de loi visant simplement à imposer aux fabricants de baisser le taux de sucre au même niveau qu'en métropole.

À La Réunion, les industriels ont admis que certaines boissons gazeuses, pour ne citer qu'elles, sont 20% plus sucrées que celles vendues dans l'hexagone. Quant à eux, les yaourts contiennent trois à quatre grammes de sucre de plus.

La surconsommation de sucre est un des facteurs de risque de surpoids et d'obésité. À La Réunion le taux d'obésité chez les enfants est supérieur de 15 % à celui de la métropole.

Or lundi 11 octobre, la majorité de l'Assemblée nationale a voté contre le projet de loi déposé. Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, avait exclu l'éventualité d'une loi propre à l'Outre-mer « pour éviter toute stigmatisation des industriels ».

Ce gouvernement dorlote les capitalistes au mépris de la santé publique.

La Réunion

CAILLÉ DOIT ET PEUT PAYER !

Brève
09/09/2011

Le 13 septembre, le groupe Caillé passera pour la énième fois devant le Tribunal de commerce pour tenter de sauver ses meubles.

Comme les fois précédentes on y discutera, entre gens initiés, de « plans de sauvegarde» du groupe, de « cessions d'actifs », de « passifs», brefs de centaines millions d'euros pour lesquels se battent les banques et d'autres grands groupes capitalistes. Tous présenteront leurs dossiers ficelés sur le comptoir de monsieur le juge qui finira par trancher le moment venu en faveur de tel ou tel gros prédateur.

Mais les 2000 salariés en sursis ignorent tout de ce qui se discute et de ce qui se trame dans leur dos et particulièrement dans les conseils d'administration de ces entreprises. On leur annoncera seulement qui d'entre eux ira pointer au chômage ou qui conservera un emploi.

C'est une situation intolérable !

Les travailleurs devront imposer que les comptabilités de ces entreprises soient rendues publiques, que le secret bancaire et le secret commercial, derrière lesquels les capitalistes préparent leurs mauvais coups, soient levés !

On verra alors que de l'argent il y en a dans les caisses du patronat.

La Réunion

UN SECRÉTAIRE PAS FORT EN MATHS !

Brève
28/07/2011

Benoist Apparu, secrétaire d'État au Logement est venu deux jours à la Réunion. Interrogé sur la chaîne de télévision Réunion Première, il s'est déclaré satisfait du nombre de logements produits en 2010, soit 4500, dont la moitié de logements « sociaux ». Pas loin de l'objectif de 5000 que l'État s'était fixé, a-t-il ajouté.

Apparu a disparu ensuite aussi vite qu'il était apparu. Il savait bien sûr que ce n'est pas 5 000, mais 30 000 personnes qui n'ont pas de logement décent ou pas de logement du tout à la Réunion. On est donc loin du compte, mais est-ce bien là son problème ?