BACHELOT EN TOURNÉE PROMOTIONNELLE

Brève
31/01/2011

Venue, à la Réunion pour faire la promotion du RSA, Roselyne Bachelot, la ministre des Solidarités et de la cohésion sociale, a déclaré que le « basculement au RSA se fait à très bon rythme, sans aucun effet de file d'attente, d'engorgement ou de retard dans le traitement des dossiers ».

Mais comment pourrait-il y avoir des files d'attente puisque toute la publicité faite autour de l'application du RSA est pour dire aux demandeurs qu'ils n'ont ...aucune démarche à faire.

Toujours selon la ministre, pour agir sur le chiffre du chômage (qui est officiellement de 28,9% à la Réunion), il faudrait réussir le RSA. Mais ce n'est pas parce que le gouvernement a mis le « A » de actif à la fin du sigle RSA que les 95 000 bénéficiaires de l'île se transformeront pour autant en salariés.

ILS NOUS PRENNENT POUR DES BŒUFS !

Brève
31/01/2011

Depuis le 24 janvier les prix de la viande et du yaourt « pei » ont commencé baisser de 8 à 20%. Si les consommateurs peuvent se réjouir de ces baisses il faut tout de même souligner qu'elles se réalisent avec le concours financier de l'État et de l'Europe.

En effet, dans le cadre du projet Développement, élevage, filières interprofessionnelles, sensé promouvoir la production locale, quatre millions d'euros seront versés chaque année pendant dix ans aux groupements de professionnels de la viande et du lait.

En agissant ainsi l'État et l'Europe préservent les marges bénéficiaires des grandes surfaces qui commercialisent ces produits pays. C'est en quelque sorte les consommateurs, qui, en tant contribuables, payent cette baisse des prix.

PRIME POUR CASSER L’EMPLOI ?

Brève
31/01/2011

Est-ce l'annonce par le gouvernement d'une prime de « résultats » pouvant aller jusqu'à 22 000 € par an aux recteurs d'académie qui a donné des ailes à celui de la Réunion ?

On serait tenté de le penser quand on sait que le 26 janvier, jour de la rentrée scolaire, le recteur a justifié la suppression de 162 postes d'enseignants à la prochaine rentrée de septembre en invoquant la contribution à l' « effort national » et donc au non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux à l'Éducation nationale.

Quelques jours plus tard, Roselyne Bachelot, la ministre des Solidarités et de la cohésion sociale en visite dans l'île , a déclaré, le sourire aux lèvres, que « la lutte contre l'illettrisme et le décrochage scolaire étaient une des priorités du gouvernement ». Mais comment oser dire que l'on doit lutter contre l'illettrisme tout en supprimant des postes d'enseignants ?

Soit ces gens disent n'importe quoi, soit, ce qui est le plus probable, ces représentants d'un État au service des riches se partagent les rôles pour brouiller les cartes et réduire la part revenant aux classes populaires.

BTP : PRÉFET, ÉTAT AU SERVICE DU PATRONAT...

Brève
24/01/2011

Suite aux demandes pressantes des patrons du BTP et du transport routier qui se disent « victimes de la crise », le préfet a décidé de reconduire le dispositif d'étalement du paiement des cotisations patronales, dénommé protocole Novelli (du nom de l'ancien secrétaire d'État chargé des PME).

Ce dispositif devait prendre fin au 31 décembre dernier et les patrons ne pouvaient officiellement en bénéficier que s'ils étaient à jour de leurs cotisations sociales.

Le préfet, de retour de Paris, vient de signer le prolongement du dispositif : les patrons des PME du BTP et les transporteurs routiers disposent dorénavant de trois ans pour payer leurs dettes.

On constate là qu'ils ont été compris de l'État et de son représentant local.

...ET MÉPRISANTS À L'ÉGARD DES SPOLIÉS

Brève
24/01/2011

Il n'en est pas de même pour les milliers de travailleurs licenciés par ces entreprises qui se retrouvent réduits à vivre aujourd'hui souvent avec des indemnités de misère.

Ni pour les milliers d'ouvriers du secteur qui, en décembre et janvier, bien qu'ayant travaillé toute l'année et ayant vu leurs cotisations ouvrières prélevées sur leurs paies, ont constaté qu'ils ne seraient pas payés de leurs congés payés... parce que leurs employeurs se sont dispensés de verser leurs cotisations à la caisse chargée de les payer à cette période de l'année.

Ainsi, dans l'entreprise Brimbel de Sainte Clotilde, vingt salariés ont dû refuser de reprendre le travail à la mi-janvier n'étant plus payés depuis mi-décembre !

Le préfet, tellement accaparé par la défense des intérêts patronaux, n'a pas trouvé une minute de libre pour que ces travailleurs soient payés de leur dû et n'a, dans ce cas, trouvé aucune solution pour qu'ils puissent boucler leur fin de mois...