112 000 illettrés : une catastrophe pas naturelle

Brève
07/10/2010

Selon le Conseil économique et social le taux d'illettrés à La Réunion est le même depuis 20 ans, soit 22% contre 9% dans l'hexagone. Aujourd'hui ils sont 112 000 dont 30 % d'adultes. Les autres, ce sont les jeunes qui « décrochent faute d'un soutien pédagogique suffisant ».

Un terrible constat sur les dégâts de la politique qui consiste à utiliser l'argent public pour renflouer les profits patronaux au lieu de l'investir dans un des besoins fondamentaux de la population et de la jeunesse.

RUN PRESS - La mobilisation a payé !

Brève
14/09/2010

La Direction a renoncé à licencier les trois salariés porteurs-livreurs du Quotidien.

Menacés de licenciement ils ne s'étaient pas retrouvés seuls. Le jour de l'entretien préalable, à l'appel de l'intersyndicale du Quotidien, un débrayage avait été suivi par une quarantaine de travailleurs rejoints par une bonne vingtaine de militants syndicaux venus d'autres entreprises.

Les motifs invoqués par la direction pour se séparer de ces camarades étaient plus futiles les uns que les autres : refus de distribuer les journaux pour l'un ayant 14 ans d'ancienneté, 20 minutes de retard dans la distribution pour un autre !

En fait la direction de Run Presse, qui est la même que celle du Quotidien, a tenté un coup de force contre les salariés les plus combatifs de l'entreprise, pensant que, la grève de juillet terminée, elle pourrait agir coup sans réaction dans ces entreprises.

Elle a dû reculer devant la solidarité. Les jours de mise à pied qu'elle veut infliger seront contestés devant les Prud'hommes. De plus les élections de délégués du personnel qui étaient une des revendications des grévistesn, vont être organisées.

La solidarité entre travailleurs a payé !

LA VOIX DE LEUR MAÎTRE

Brève
03/09/2010

Georges Tron le secrétaire d'état à la fonction publique était à la Réunion le 23 et 24 août après Luc Chatel le ministre de l'Education nationale et porte parole du gouvernement qui était dans l'île quelques jours plus tôt.

Les deux ministres de Sarkozy sont venus faire leur tour d'illusionnistes.

Ainsi, pour Georges Tron, les suppressions passées et à venir de dizaines de milliers de postes dans la fonction publique, notamment dans l'éducation nationale, ne seraient qu'un simple « ajustement des effectifs aux besoins ». De plus, le « zélé et acharné défenseur de la fonction publique et des fonctionnaires » comme il se qualifie lui-même, défend avec zèle des mesures mesquines comme la suppression de la possibilité pour les femmes ayant eu trois enfants de partir au bout de 15 ans de cotisation. Sans parler de l'augmentation de la durée de cotisation des fonctionnaires.

Faut-il rappeler aussi les coupes claires dans le budget des hôpitaux et la fermeture en France de nombreux établissements ?

Tout au plus a-t-il parlé en termes vagues d'un plan de titularisation des employés précaires de la Fonction publique. Aussi peut-on se demander combien de temps encore les dizaines de milliers d'employés communaux de l'île devront-ils patienter avant d'être titularisés ? Le seront-ils tous d'ailleurs un jour ?

Quant à Luc Chatel, sa « réforme du lycée » ne vise rien d'autre qu'à faire des économies de budget et de postes dans l'Education nationale.

Face à l'échec scolaire qui se caractérise à la Réunion par près de 120 000 illettrés, le ministre propose de ...nommer un « chargé de mission pour l'illettrisme » dans chaque rectorat, l'apprentissage du créole à l'école ou « l'accompagnement éducatif » qui consiste en un soutien scolaire ou à la pratique d'activités culturelles ou sportives de deux heures en fin de journée mais sans moyens supplémentaires, c'est-à-dire sans plus d'enseignants et de personnel encadrant.

On ne peut pas plus clairement se moquer des intérêts généraux des classes populaires.

CAILLÉ, ZEOP, LES TRAVAILLEURS TRINQUENT

Brève
30/08/2010

Alors que son groupe est toujours en « procédure de sauvegarde », Caillé continue de se débarrasser de ses sociétés par petits bouts.

Le 12 août, il comparaissait à nouveau devant le tribunal de commerce pour deux d'entre elles placées en redressement judicaire.

L'une, la BGSOI, spécialisée dans l'informatique a été reprise par un concurrent qui ne garde que 4 salariés sur 11.

L'autre, Cars Automobiles qui n'a pas encore trouvé preneur restera dans le giron du groupe Caillé jusqu'au prochain rendez-vous devant le tribunal le 29 septembre.

Autre entreprise, autres difficultés pour les travailleurs. La menace de licenciement pèse sur 59 salariés sur 119 (60 sont en CDD) de la société ZEOP, entreprise de téléphonie, de télévision et d'internet mise en redressement judiciaire le 26 août.

En effet, après avoir échappé à la liquidation l'entreprise a déclaré que si elle ne ferme pas elle ne pourra pas garder tous les salariés.

Toutes ces entreprises défaillantes ne pensent qu'à une chose : c'est remettre à flots leurs profits en passant les travailleurs par-dessus bord.

RUN PRESS : 3 salariés menacés de licenciement, mais pas isolés !

Brève
11/08/2010

Lors de leur entretien préalable du 10 août, les trois salariés de Run Press, porteurs-livreurs du Quotidien, menacés de licenciement, ne se sont pas retrouvés seuls. Tout d'abord, à l'appel de l'intersyndicale du Quotidien, un débrayage a été suivi toute la matinée par une quarantaine de travailleurs qui ont été rejoints par une bonne vingtaine de militants syndicaux venus d'autres entreprises.

Les motifs invoqués par la direction pour se séparer de ces camarades sont plus futiles les uns que les autres : refus de distribuer les journaux pour l'un ayant 14 ans d'ancienneté, 20 minutes de retard dans la distribution pour un autre !

En fait la direction de Run Presse, qui est la même que celle du Quotidien, a tenté un coup de force contre les salariés les plus combatifs de l'entreprise, pensant que, la grève de juillet terminée, elle pourrait agir coup sans réaction dans ces entreprises. C'était sans compter sur la solidarité entre travailleurs !