Grève au journal Le Quotidien

Brève
17/07/2010

Depuis le lundi 12 juillet, les 140 travailleurs du journal le Quotidien de l'Ile de la Réunion sont en grève pour leurs salaires. Ils revendiquent une augmentation égale pour tous de 150 € et une prime d'intéressement aux résultats de l'entreprise.

En effet, leurs salaires n'ont pas été augmentés d'un seul euro depuis octobre 2008 et leur patron refuse jusqu'à présent toute augmentation encore pour cette année.

A la tête de plusieurs dizaines d'entreprises, celui-ci affirme contre toute évidence que son entreprise n'a pas les moyens d'augmenter les salaires.

Lors de la dernière entrevue avec la direction, celle-ci s'est en plus permis de provoquer les grévistes en leur proposant une prime annuelle d'un montant de 6000 €... à partager entre 31 % des salariés !

Inutile de dire que cette proposition a été jugée inacceptable par ces derniers qui ont décidé de reconduire leur grève.

Premières victoires

Brève
09/07/2010

Le tribunal administratif de Saint-Denis a donné raison à 23 salariés « protégés » de l'ex-ARAST (Association régionale d'aides sociales territorialisées) qui contestaient leur licenciement de novembre 2009.

L'entreprise qui employait 1200 salariés ayant été liquidée, des salariés veulent être intégrés au sein du Conseil général, principal bailleur de fonds l'ex-association. Mardi 6 juillet ce sont deux autres salariés qui ont obtenu gain de cause devant le tribunal des prud'hommes contre l'AGS.

Ces deux premières victoires, qui sont dues au fait que des ex-salariés de l'ARAST se sont mobilisés, doivent en appeler d'autres.

Tout augmente sauf les salaires

Brève
09/07/2010

Une enquête de l'Insee vient de confirmer ce que tout le monde savait : les prix à la Réunion sont plus élevés qu'en Métropole de plus de 12,4 % en moyenne. Comment un ménage peut-il boucler ses fins de mois quand les prix des produits alimentaires sont plus élevés de 36,6/% dans l'île.

Quand les prix augmentent, les salaires, les retraites et les minima sociaux doivent suivre.

Non aux licenciements

Brève
22/06/2010

En 18 mois le Groupe Caillé qui employait il y a peu plus de 2600 salariés, principalement dans l'automobile et dans la grande distribution, a supprimé plus de 400 emplois à la Réunion et à Mayotte notamment.

À Mayotte, les 70 salariés qui travaillent dans une branche de l'automobile du groupe se sont mis en grève pour protester contre le licenciement de 25 des leurs. Ils demandent réparation sous forme d'une indemnité de 36 000 euros par personne licenciée.

Le patron, François Caillé, trouve cette somme exorbitante et refuse de payer car il ne veut pas « créer de précédent », craignant par dessus tout que les travailleurs de la Réunion prennent exemple sur leurs camarades mahorais.

C'est tout le mal qu'il faut lui souhaiter.

Assez de cadeaux au patronat !

Brève
07/06/2010

Le « rapport annuel des performances » gouvernemental constate que en 2009 l'emploi en Outremer a régressé de 3,4% entre le 1er janvier et le 31 décembre.

Dans le même temps le patronat a bénéficié de 1,557 milliards d'euros dont 442 millions pour combler, en partie, les dettes à la sécurité Sociale accumulées 2008.

Depuis 16 ans que les dispositifs d'aides en tout genre existent en Outremer, le chômage a toujours globalement progressé dans les Dom.

Mais qu'à cela ne tienne les gouvernements continuent d'arroser les capitalistes.

Pour dix ans encore, grâce à la Loi pour le Développement économique, les entreprises des Dom pourront bénéficier entre autres, d'exonération de cotisations sociales, de taxe

professionnelle, d'impôt sur le revenu, etc. entre 50 et 80% suivant le cas sans qu'il y ait d'obligation de résultat !