LES SALARIÉES DE L’ARAST NE DOIVENT PAS PERDRE LEURS EMPLOIS !

Communiqué
28/11/2009

Vendredi 27 novembre le Tribunal de Grande Instance de Saint Denis a prononcé la liquidation de l'ARAST.

Aucune des neuf offres de reprises, dont celles des salariées elles-mêmes qui proposaient la création d'une société coopérative d'intérêt collectif qui aurait eu le mérite de sauver la grande majorité des emplois, n'a été retenue.

1200 salariés se retrouvent donc au chômage.

Le Conseil général a une grande part de responsabilité dans cette catastrophe.

En effet, il avait non seulement refusé de combler le déficit de 10 millions d'euros de l'association placée en redressement depuis le 27 avril dernier, mais également de soutenir financièrement le projet de reprise par les salariés de l'Arast.

Nassimah Dindar, la présidente du Conseil général, propose aujourd'hui de reprendre les salariées de l'aide à domicile, donc pas la totalité du personnel...pour six mois ! Dans quelles conditions ? Et après ?

Les salariées de l'Arast s'étaient battues pour l'application de la convention collective nationale dans l'association, ce qui avait d'ailleurs déplu au Conseil général. Quelle garantie auraient les salariées qui seraient éventuellement réembauchées dans une nouvelle structure de retrouver les mêmes conditions de salaires qu'à l'Arast ?

En proposant un nouveau contrat à une partie des salariées pour une durée limitée, la présidente du Conseil général est-elle soudainement (et surtout tardivement !) préoccupée par le sort de celles-ci ou cherche-t-elle plutôt dans la précipitation une solution provisoire pour éviter de se retrouver avec 700 enfants sans soutien et 8000 gramounes sur les bras ?

Comble de cynisme, Nassimah Dindar a inauguré aux Jardins de l'État mercredi dernier une statue en hommage à toutes les femmes victimes de violences. Quelle belle illustration de sa lutte contre les violences faites aux femmes que le licenciement de plus d'un millier d'entre elles !

Lundi 30 novembre les salariées de l'Arast se rendront au Conseil général pour demander des comptes quant à leur avenir.

Pas un seul licenciement à l'Arast !

Le Conseil général, mais aussi l'Etat, doivent se porter garant financièrement pour les 1200 emplois de cette association, remplissant jusqu'ici les tâches d'un service public, aux mêmes conditions de salaires et de convention collective.

Elles méritent tout le soutien des travailleurs ainsi que les familles des classes populaires pour qui le service rendu par les salariées de l'Arast est d'une grande utilité.

Jean-Yves PAYET