Midi-Pyrénées

Quel que soit l’endroit où la lutte commence, ce combat est le nôtre

Brève
07/12/2020

3 512 chômeurs supplémentaires dans la région ex-Midi-Pyrénées, depuis septembre (3 087 en Haute-Garonne). Et chaque jour qui passe en annonce d’autres. Ainsi, la semaine dernière, Aubert et Duval à Pamiers a annoncé 144 suppressions d’emplois.

En plus des travailleurs de la restauration, des coursiers, … ce sont les travailleurs sous-traitants dans l’aéronautique qui trinquent.

Mais, face à ces attaques, il y a des réactions : ceux de Cimair à Colomiers contre la fermeture de leur usine, ceux de Cauquil à Mondouzil où le patron veut licencier 32 salariés , ceux de Latelec à Labège qui font grève contre la suppression de 130 emplois et une cinquantaine de mutations.

Réduits à affronter les attaques les uns après les autres, l’isolement, ou la résignation, voire le découragement peuvent faire penser que c’est la lutte du pot de terre contre le pot de fer.

Eh bien, non ! Si les patrons, les capitalistes paraissent les plus forts pour l’instant, les travailleurs peuvent changer le rapport de force en leur faveur. Ils ont le nombre pour eux.

Tous ensemble, les travailleurs peuvent imposer que les milliards versés, comme les profits accumulés les années précédentes, doivent servir à maintenir tous les emplois en répartissant le travail sans baisser les salaires.

Pamiers (Ariège)

Aubert et Duval : 144 suppressions de postes

Brève
07/12/2020

Eramet (groupe minier et métallurgique mondial) a annoncé la suppression de 144 postes à l’usine de Pamiers (462 sur tout le groupe). Ces départs vont s’ajouter à ceux des 200 intérimaires qui ont déjà perdu leur travail. Avec une telle saignée dans les effectifs, la direction d’Eramet espère sans doute mieux vendre le groupe Aubert et Duval.

Et pendant ce temps l’action Eramet « bondit », pour reprendre le terme de Boursorama. Les actionnaires vont continuer à accumuler des profits, mais pour cela, des emplois sont supprimés et les travailleurs qui restent sont soumis à un APLD (activité partielle de longue durée), avec un salaire amputé.

Les travailleurs font les frais de cette course aux profits insensée. Elle n’a que trop duré.

Ariège

Privatisation de la RN20 : jackpot pour les sociétés d'autoroutes

Brève
22/11/2020

Le gouvernement augmente son arsenal législatif, parfois en catimini, pour faire la part belle aux sociétés privées. Ainsi, le 14 août dernier, un décret définit le "classement de certaines sections de routes dans la catégorie autoroute" et d’autre part dans la loi dite de modernisation de la fonction publique, le décret du 11 juin 2020 autorise le détachement d’office des fonctionnaires territoriaux sur des CDI de droit privé.L’arsenal est en place pour que Vinci sorte ses griffes pour avaler la RN 20, route pour aller en Andorre. Le personnel de la DIR (direction interdépartementale des routes) affecté à l’entretient de cette route passerait automatiquement à Vinci.

Les sociétés d’autoroutes y retrouveraient bien sûr leur compte puisque leurs concessions autoroutières seraient prolongées ce qui augmenteraient très largement leurs profits. Il est question également du fait que les collectivités locales devraient mettre la main à la poche "puisqu'elles profitent de ces routes" !

Dans cette société basée sur le profit tout est bon à prendre pour les capitalistes….

Toulouse

Une manifestation réussie

Brève
08/11/2020

Samedi 7 novembre, à l'appel de plusieurs syndicats, partis et associations, plusieurs milliers de personnes ont manifesté derrière une banderole réclamant "un plan d'urgence pour notre santé, pas pour les profits". Bien plus nombreux encore que lors de la manifestation précédente du 15 octobre (manifestation nationale santé), les manifestants et soignants présents dénoncent le manque de lits et de personnel et l'incurie du gouvernement face à l'épidémie.

Dans un contexte où le gouvernement compte aussi sur les restrictions sanitaires pour limiter la contestation, cette manifestation réussie a de quoi donner raison à tous ceux qui dénoncent sa politique, au service des intérêts du CAC 40.

Hôpitaux de Toulouse

La deuxième vague est bien là mais pas les moyens

Brève
16/10/2020

Jeudi 15 octobre, un millier d'hospitaliers, d'usagers et de retraités ont manifesté à Toulouse pour l'augmentation des salaires, des effectifs et des capacités d’accueil des patients. Des travailleurs d'Onet (nettoyage des chaines d'Airbus), en grève pour les salaires, ont également rejoint la manifestation.

Le risque d'une reprise de l'épidémie est connu depuis plus de six mois, mais le gouvernement préfère donner des milliards au patronat, plutôt que d'augmenter le nombre de lits comme les effectifs dans les hôpitaux.