Toulouse - Aéronautique

Thales Avionic : c’est aux profiteurs de payer pas aux travailleurs

Brève
13/10/2020

La direction du groupe Thales annonce 1 000 suppressions de postes dans sa filiale aéronautique (Thales AVS), qui vont s’ajouter au licenciement de 500 intérimaires et prestataires. Cette filiale est implantée sur plusieurs sites et emploie 5 500 salariés, dont 900 à Toulouse, principalement ingénieurs et cadres. Au prétexte de la crise aéronautique, la direction du groupe a décidé la saignée.

Mais le groupe Thales spécialisé dans l’électronique de défense et sécurité, le spatial et l’aéronautique annonce un taux de rentabilité de 8 % pour 2020. Il aurait largement les moyens de supporter la baisse sur sa filiale aéronautique. D’autant plus que dans le même temps il va verser aux actionnaires 85 millions d’avance sur dividendes.

Il n’y a aucune raison que les travailleurs subissent la dictature de ces profiteurs. Et il ne faudra pas compter sur le gouvernement qui, pendant les licenciements, distribue des milliards aux patrons de la filière. Pour sauver les emplois et les salaires, tous ensemble, les 300 000 travailleurs de l’aéronautique devront imposer à leurs patrons qu’ils prennent sur leurs profits, passés, présents et à venir.

CHU de Toulouse

Après les éloges, les tours de vis

Brève
10/10/2020

Avec la reprise de l'épidémie, le CHU de Toulouse est passé "hôpital en tension", ce qui permet de déprogrammer 20 % des hospitalisations, et les Urgences n'accueillent plus que les cas très graves. Comme au printemps, des malades risquent d'être laissés de côté, faute de personnel et de lits.

De plus, un récent rapport de la Cour Régionale des Comptes d'Occitanie préconise de pressurer encore un peu plus le CHU : baisser le nombre de médecins, rationaliser le nombre de lits, optimiser les équipes soignantes, maitriser les charges en personnel...

Contre cette politique, plusieurs syndicats appellent à faire grève et à manifester le 15 octobre. Lutte ouvrière s'associe à cet appel.

A Toulouse, la manifestation partira à 14h de St Cyprien

Toulouse Blagnac

Cornebarrieu : Liberté de circulation et d’installation pour tous !

Brève
05/10/2020

Samedi dernier, une chaîne humaine s’est formée devant le centre de rétention situé en bout des pistes de l'aéroport de Blagnac. Les manifestants dénonçaient les conditions de détention et réclamaient la régularisation des sans-papiers.

Dans ce centre, des familles sont régulièrement enfermées avec parfois de tout jeunes enfants. Leur seul tort, c'est de fuir la misère ou la guerre dont nos dirigeants sont bien souvent responsables. Alors la moindre des choses serait de les accueillir et de leur permettre de vivre dignement où ils le souhaitent.

Toulouse

La fête de Lutte ouvrière interdite à Toulouse

Brève
28/09/2020

Malgré notre volonté et notre détermination à organiser la fête de Lutte ouvrière les 26 et 27 septembre à Toulouse, en tenant bien sûr compte des contraintes sanitaires, celle-ci n’a pas eu lieu cette année. Une décision d’interdiction de la préfecture de la Haute-Garonne est intervenue à la veille de la fête.

Mais dans le même temps, nombre d’entreprises réunissant des milliers de travailleurs ont pu et peuvent continuer de fonctionner, moyennant un engagement purement formel au respect des mesures barrières, contribuant parfois de façon importante à l’extension de l’épidémie. Les enjeux économiques priment et cela ne peut nous étonner. Dans une société où la recherche du profit guide une grande partie des décisions, celles-ci ne peuvent être neutres, même quand il s’agit de sauvegarder la santé de tous.

Nous avons cependant organisé une réunion publique avec Nathalie Arthaud, le dimanche 27, qui a permis à nos camarades et amis de nous retrouver collectivement, malgré tout. Le déroulement de la réunion et le débat qui a suivi ont permis de démontrer que dans cette période de crise et d’attaques contre les travailleurs, l’affirmation des perspectives communistes révolutionnaires et l’activité militante sont indispensables.

Toulouse

Musée Bemberg : L'envers du décor

Brève
22/09/2020

A l'occasion des journées du patrimoine, les 16 salariés (sur 21), gardiens et guides-conférenciers, de la fondation Bemberg se sont mis en grève. Le musée va fermer 14 mois pour travaux, et la direction ne leur propose que le licenciement par rupture conventionnelle ou ... le licenciement économique ! Et c'est le grand flou pour une éventuelle reprise.

D'autres alternatives seraient pourtant possibles pendant la durée des travaux, d'autant que la fondation a quelques moyens : elle a acquis pour plusieurs millions d'euros de tableaux et elle reçoit régulièrement des fonds, largement de quoi couvrir les salaires. Quant au conseil d'administration où siègent la mairie et la DRAC (direction régionale des affaires culturelles) Midi-Pyrénées, ils se défilent.

Tout le week-end, les grévistes se sont adressés aux visiteurs pour dénoncer leur situation, avec un tract et une pétition massivement signée malgré la fermeture du musée. Non aux licenciements !