Toulouse

Grève à l'hôpital Marchant

Brève
28/05/2019

Mardi 28 mai les travailleurs de l'hôpital Marchant se sont mis en grève, avec piquet de grève et tente à l'entrée. Alors que le nombre de lits est insuffisant pour accueillir tous les malades, l'Agence Régionale de Santé projette d'en supprimer une trentaine et de fermer deux services ! Il manque également plusieurs dizaines de postes dans toutes les catégories, soignantes et techniques.

Ils se battent contre les fermetures de lits, pour la création de nouveaux secteurs de psychiatrie, des embauches et la titularisation des précaires. Une récente émission télé avait dénoncé le manque catastrophique de moyens dans les hôpitaux psychiatriques, et la ministre de la santé avait promis de faire de la psychiatrie sa priorité. On voit ce qu'il en est !

Toulouse

Matraques et lacrymogènes contre les grévistes

Brève
25/05/2019

Jeudi 23 mai, plusieurs dizaines d’enseignants en grève contre la réforme Blanquer se sont rassemblés sur la place Saint-Etienne devant la préfecture de Haute-Garonne, en tenant une banderole : « L’école tombe par terre, c’est la faute à Blanquer ! »

Il n’a pas fallu plus qu’un peu de littérature pour que les forces de l’ordre interviennent immédiatement à coups de matraque et de gaz lacrymogène. S’en sont suivies onze interpellations et placements en garde à vue !

Heureusement, les vidéos prises sur place ont rapidement circulé et c’est à bien plus d’une centaine qu’un rassemblement s’est formé devant le commissariat central pour exiger la libération des manifestants, qui a finalement eu lieu trois heures plus tard, la police ayant bien du mal à justifier une quelconque raison pour les poursuivre.

En une semaine, c’est à deux reprises que la police s’est livrée à de la violence contre des enseignants en lutte, assortie de plusieurs gardes à vue sans autre motif que de tenter d’intimider ceux qui n’acceptent pas les mesures du gouvernement contre l’école publique. Mais à entendre les acclamations et les chants qui ont accompagné la libération des interpellés, c’est plutôt raté.

Toulouse

Alertez les bébés

Brève
25/05/2019

Des milliers de travailleurs de la petite enfance, à l’appel du collectif « Pas de bébés à la consigne », ont manifesté dans plusieurs villes en France jeudi 23 mai. A Toulouse, c’est une manifestation dynamique de plusieurs centaines de personnes, rejoints par les enseignants en grève contre la réforme Blanquer qui a dit le refus d’une réforme des normes encadrant l’accueil des tout petits dans les crèches. Ce que le gouvernement veut mettre en place par ordonnances dans les mois à venir, c’est la diminution de la surface minimale des locaux et des taux d’encadrement des enfants.

Ce même gouvernement qui arrose par milliards le grand patronat, mais qui se refuse à trouver le moindre sou pour les services utiles à la population.

Midi-Pyrénées

Facteurs en grève, mêmes raisons, même colère.

Brève
25/05/2019

Vendredi matin 24 mai, une quarantaine de facteurs de 5 bureaux des Hautes Pyrénées (Tarbes, Lourdes, Bagnères de Bigorre, Pierrefitte et Lannemezan), en grève depuis le 9 mai ont manifesté devant la direction régionale du courrier de La Poste à Toulouse. Ils refusent les “tournées sacoches” (séparation de l’activité entre la préparation de la tournée et la distribution) ainsi que la “pause méridienne” (temps de repas non payé qui rallonge la journée de travail).

Ils étaient accompagnés d’une dizaine de facteurs de Castanet (31), en grève depuis 45 jours pour les mêmes raisons.

Ces mêmes attaques sont programmées par la Poste dans tous les centres de distribution et les réactions se multiplient : des facteurs du Tarn et Garonne (Montauban, Nègrepelisse, Montech et Grisolles) sont également en grève depuis 2 jours.

Les postiers ont bien raison de ne pas accepter que les profits de La Poste passent avant les emplois, les conditions de travail et de dénoncer la dégradation du service rendu à la population qui en est la conséquence.

Perpignan

Les Bus Vectalia en grève pour les salaires

Brève
21/05/2019

Depuis mercredi 16 mai, les conducteurs de bus de Vectalia Transports Interurbain (VTI) sont en grève pour obtenir une augmentation de salaire, et plus généralement un alignement de leurs conditions de travail et de rémunération sur celles de l’autre filiale du groupe Vectalia France, Sankéo, en charge du transport urbain dans Perpignan et son agglomération.

Les grévistes n’acceptent pas leur statut de « conducteurs low cost », et les chauffeurs des deux entités dénoncent le fait que Sankéo sous-traite désormais certaines lignes à sa filiale VTI, où les salaires sont plus bas, plutôt que d’embaucher directement le personnel nécessaire et de titulariser les intérimaires travaillant à Sankéo.

Des piquets de grève sont en place devant les 3 dépôts de bus de l’agglomération, le trafic de cars est au point mort, et la grève s’étend maintenant à Sankéo, pour revendiquer une revalorisation des salaires pour tous, et l’embauche des intérimaires.