Montauban (Tarn et Garonne)

MAF : en grève pour les salaires et contre le mépris

Brève
06/05/2011

L'usine de production de Montauban du groupe MAF RODA (Matériel pour Arboriculture Fruitière) est en grève depuis le mardi 03 mai. L'usine compte 100 ouvriers, dont près de 60 % ont arrêté le travail.

Ce qui a fait explosé la colère des travailleurs, ce sont les salaires et les conditions de travail. Les négociations sur les salaires n'ont été qu'une parodie. La grève a démarré à l'appel de la CGT pour obtenir 50 centimes d'euros de l'heure de plus, ainsi que l'arrêt des pressions morales exercés sur les travailleurs.

Malgré les tentatives de provocation et les mensonges déversés par communiqué par la direction, le moral des ouvriers est bon. Ils sont fiers de se retrouver devant l'usine à manifester leurs ras le bol et défier leur patron qui ne cesse de les traiter avec mépris. Dans un communiqué sur la grève, la direction explique que la CGT et les grévistes veulent ... la fermeture de l'entreprise, à l'instar d'autres entreprises de Montauban qui par le passé ont fermé (Capelle), ou licencié (Bouyer). Dans ce même communiqué, « chiffre à l'appui », le patron fait un tour de prestidigitation et écrit que les ouvriers ont obtenu une augmentation de revenu de ... 14 % en un an !!!!.

Malgré les délires de leur patron, les grévistes multiplient les initiatives tant vis à vis des non grévistes (en particulier dans les bureaux), que des travailleurs de la zone industrielle (diffusion de tract, blocage des axes, barrage filtrant). Dans la matinée du vendredi 6 mai, ils se sont retrouvés avec les travailleurs d'une autre entreprise de la zone (PROAPRO), qui eux aussi sont en grève pour les salaires depuis le début de la semaine. Ils envisagent d'organiser lundi une manifestation sur la zone d'activité.

Solidarité avec les grévistes de la MAF

Continental (Midi-Pyrénées)

Un débrayage pour enterrer "Pépé"

Brève
04/05/2011

Suite à l'annonce faite par la direction, vendredi soir 22 avril, que son plan "Pépé" d'augmentation du temps de travail était toujours "valide" et à l'ordre du jour des négociations salariales, les syndicats CFDT et CGT ont appelé à une AG à Toulouse le mercredi 27 avril, malgré l'absence d'une grande partie du personnel parti en congés.

Ce faisant, la direction est revenue une fois de plus sur ce qu'elle venait d'écrire, et répétait qu'elle séparait bien la négociation sur les salaires et son plan « Pépé ».

Mais les travailleurs en ont ras-le-bol de se voir resservir « Pépé » sans arrêt : à l'AG, bon nombre se sont prononcés pour un débrayage, comme à Foix, histoire de bien faire comprendre à la direction que pour eux, « Pépé » était mort et enterré.

Le débrayage fut décidé pour le vendredi 29, dernier jour des négociations salariales, de 9h à 12h. La nuit a commencé de 3h à 6h, et a attendu l'équipe du matin.

Au total, entre nuit, matinée et journée, c'est près de 200 travailleurs qui ont débrayé. Les discussions sont allées bon train, sur « Pépé », les salaires, et tout le monde était content de marquer ainsi le coup.

Continental (Midi-Pyrénées)

La direction recule... et provoque

Brève
27/04/2011

Travailleurs et syndicats majoritaires (CGT et CFDT) des 3 usines Continental de Midi-Pyrénées ont rejeté le " paquet-cadeau " de la direction : augmentations de 3 % si acceptation des mesures d'augmentation du temps de travail. Ceux de Foix avaient voté le principe d'un débrayage lors de la prochaine réunion de négociation salariale, tandis que ceux de Toulouse et de Boussens avaient décidé d'une nouvelle AG jeudi 21 avril.

La direction a donc fixé la réunion de négociation... le jour précédant les AG de Toulouse et Boussens, et en ne prévenant que l'avant-veille, pensant ainsi éviter le débrayage sur les 3 usines. Mal lui en a pris : à l'heure dite, l'usine de Foix a débrayé comme prévu, entraînant une grosse pagaille dans la préparation des livraisons en cours.

Au bout d'une heure et demie, la direction acceptait de séparer la négociation sur les salaires du plan d'augmentation du temps de travail... si les syndicats s'engageaient à ne pas faire grève, chantage qu'elle a assez vite retiré ! Mais vu le refus du " paquet-cadeau ", eh bien les augmentations seraient moindres...

A l'AG de Toulouse, les grévistes de Foix ont été chaleureusement applaudis. Quant à la mesquinerie de la direction, elle a été bien enregistrée, et les salariés ont estimé que cela ne faisait pas le compte.

Vendredi soir en fin de journée, veille du week-end et des congés de Pâques, la direction envoyait un mail à tout le personnel : le " paquet-cadeau " n'avait pas disparu, bien au contraire, il fallait décider entre lui et les augmentations revues à la baisse ! Elle chercherait à mettre les travailleurs en colère qu'elle ne s'y prendrait pas autrement.

Continental (Midi-Pyrénées)

"Pépé 3", le retour

Brève
18/04/2011

La direction de Continental, lors des négociations annuelles obligatoires, a proposé aux syndicats un "paquet-cadeau" : une augmentation de 3 % des salaires contre... les mesures d'augmentation du temps de travail prévues au plan "Pépé" (Pérennité - Productivité) pour "réduire le coût du travail". Bref, si pas d'acceptation de "Pépé 3", pas d'augmentations !

Ces mesures avaient déjà été refusées par les salariés et les syndicats majoritaires, mais peu importe, la direction tente de les faire rentrer par la fenêtre par un nouveau chantage.

Des assemblées générales du personnel rassemblant environ 1000 salariés au total ont eu lieu jeudi 14 avril sur les 3 usines de Midi-Pyrénées, où les présents ont applaudi la volonté affichée par les syndicats majoritaires (CGT et CFDT) de s'opposer à toute nouvelle mouture du plan Pépé.

Il y a été discuté de faire grève pour que les salariés obtiennent de vraies augmentations de salaires (la CGT réclame 300€ pour tous), vus les bénéfices déclarés par la société (53 millions d'euros en 2010) et le groupe (2,5 milliards d'euros), et vu que les 8 plus hauts dirigeants du groupe se sont triplé leur salaire !

L'idée fait son chemin, et le nombre de ceux qui pensent qu'il n'y aura pas d'autre solution pour avoir satisfaction progresse. Une nouvelle assemblée du personnel est prévue jeudi 21 avril.

Toulouse

Choquant et révoltant

Brève
15/04/2011

Dans la nuit du 31 mars au 1er avril, les CRS sont intervenus pour expulser 35 personnes qui occupaient depuis le matin la cathédrale Saint Etienne. Ces sans-abri et travailleurs sociaux voulaient dénoncer la fermeture des centres d'hébergement qui jette, chaque printemps, son lot de sans-abri à la rue, leur rendant la vie encore plus dure.

En Haute-Garonne, ce sont, ainsi, près de 100 places qui disparaissent.

Pourtant, depuis 3 ans, le gouvernement affirme qu'il applique le principe de non-remise à la rue, toute personne recueillie dans un centre d'hébergement devant se voir proposer un lieu de vie pérenne, un accompagnement d'insertion, un logement. Mais, cette année encore, ces engagements ne seront pas tenus !

A l'évidence, ça ne dérange pas outre mesure l'archevêque de Toulouse qui a fait appel aux CRS ni la mairie (de gauche) dont la porte-parole s'est seulement contentée de déclarer : « La décision de les expulser... appartient au diocèse. Mais c'est vrai que je pensais qu'ils laisseraient passer quelques jours avant de le faire afin qu'ils fassent passer leur message ».

Aujourd'hui, selon la Cimade, ce sont 12 familles dont 23 enfants âgés pour la plupart de moins de 5 ans qui vivent dehors, dans les rues de Toulouse. Et cinq autres familles risquent de connaître le le même sort.

Cette situation est intolérable.