Dans la nuit du 31 mars au 1er avril, les CRS sont intervenus pour expulser 35 personnes qui occupaient depuis le matin la cathédrale Saint Etienne. Ces sans-abri et travailleurs sociaux voulaient dénoncer la fermeture des centres d'hébergement qui jette, chaque printemps, son lot de sans-abri à la rue, leur rendant la vie encore plus dure.
En Haute-Garonne, ce sont, ainsi, près de 100 places qui disparaissent.
Pourtant, depuis 3 ans, le gouvernement affirme qu'il applique le principe de non-remise à la rue, toute personne recueillie dans un centre d'hébergement devant se voir proposer un lieu de vie pérenne, un accompagnement d'insertion, un logement. Mais, cette année encore, ces engagements ne seront pas tenus !
A l'évidence, ça ne dérange pas outre mesure l'archevêque de Toulouse qui a fait appel aux CRS ni la mairie (de gauche) dont la porte-parole s'est seulement contentée de déclarer : « La décision de les expulser... appartient au diocèse. Mais c'est vrai que je pensais qu'ils laisseraient passer quelques jours avant de le faire afin qu'ils fassent passer leur message ».
Aujourd'hui, selon la Cimade, ce sont 12 familles dont 23 enfants âgés pour la plupart de moins de 5 ans qui vivent dehors, dans les rues de Toulouse. Et cinq autres familles risquent de connaître le le même sort.
Cette situation est intolérable.