Villemur sur Tarn (Région toulousaine)

Arrêt des poursuites contre les syndicalistes de Molex !

Brève
15/11/2010

Deux militants syndicaux sont convoqués par la police le 15 et 18 novembre, suite aux plaintes des dirigeants locaux de Molex qui leurs reprochent des actions durant le mouvement contre la fermeture de l'usine de Villemur.

Les travailleurs de Molex se sont mobilisés pendant des mois contre leur licenciement, et ils ont eu bien raison de ne pas se laisser faire. Mais, malgré cela, et aussi malgré les discours des pouvoirs publics, malgré les promesses du ministre Estrosi comme de Sarkozy, et malgré les diverses condamnations par la justice, les dirigeants de Molex ont mené à bien leur sale objectif. Ils ont même déposé le bilan pour ne plus avoir à financer le plan "social" de licenciement, tout en annonçant dans le même temps des bénéfices en hausse.

C'est pour cela qu'ils ont été mis à l'index par le gouvernement. La belle affaire, alors que le gouvernment a sous la main l'autre responsable de cette situation, une entreprise bien française, la SNECMA, qui, à l'époque avait sous-traité les licenciements et la fermeture de l'unité de Villemur en la vendant à Molex.

Alors la moindre des choses, c'est l'arrêt des poursuites contre les militants syndicaux !

Rendez vous de soutien le 15/11 à 14h et le 18/11 à 9h devant la commissariat de Toulouse (Port de l'embouchure)

Midi Pyrénées

ARS : Attention Réduction de Soins

Brève
10/11/2010

Depuis près de 4 semaines, des hospitaliers de l'Hôpital Marchant (psy)à Toulouse, occupent jour et nuit des tentes devant leur hôpital pour protester contre les conditions de travail et réclamer du personnel.

La direction projetait de les faire évacuer par la police mais elle y a renoncé devant de nombreux travailleurs venus en solidarité.

La direction est plus énervée par quelques tentes que par le manque de personnel.

A l'hôpital de Millau (Aveyron), la direction menace de supprimer 7 postes si le personnel n'accepte pas la suppression de 6 jours de RTT.

Mais comme les autres hospitaliers, ceux de Millau ont besoin de congés et de personnel en nombre suffisant. Et ils l'ont fait savoir en se mettant en grève contre les maîtres chanteurs.

A Carmaux (Tarn), depuis plusieurs mois, les usagers des Urgences se mobilisent contre la fermeture de ce service, programmée par l'Agence Régionale de Santé.

Et samedi dernier, 7 000 personnes se sont prononcées par referendum pour leur maintien. Si les Urgences de Carmaux ferment, il faudra aller à l'hôpital d'Albi dont les Urgences sont déjà saturées. Et après on nous dira que c'est la faute des patients si les Urgences sont engorgées. Il n'y a pas que le cercle qui est vicieux.

A Decazeville (Aveyron) aussi, la population se bat contre la fermeture de la chirurgie et de la maternité.

Décidément c'est un bon vaccin qu'il faudrait inoculer partout, pour éradiquer l'épidémie de fermetures et de compressions d'effectifs organisées par l'ARS et le gouvernement.

Bordeaux

Des postiers face à la répression patronale

Brève
02/11/2010

En 2005, 14 postiers de l'ancien centre de tri de Bègles, militants syndicaux, ont été durement sanctionnés par La Poste (licenciement, mutations, suspensions de service sans solde) suite à un conflit social contre des suppressions d'emplois. 13 d'entre eux sont assignés le vendredi 5 novembre devant le Tribunal Correctionnel de Bordeaux, un des leurs étant malheureusement décédé en 2009.

Ils agissaient avec l'ensemble du personnel contre des suppressions d'emplois sur leur lieu de travail. La Poste a joué le pourrissement provoquant ainsi l'exaspération du personnel. Et à la première occasion, elle a demandé que le GIPN intervienne alors que les postiers voulaient que la direction écoute leurs revendications.

En fait, La Poste a trouvé dans ces évènements l'occasion de décapiter des équipes de militants qui avaient le soutien actif de dizaines de travailleurs, et de faire un exemple, une démonstration de ce qu'il en coûte aux travailleurs de s'opposer à sa politique de rentabilisation et de suppression massive d'emplois.

Aujourd'hui, La Poste s'acharne au pénal. Elle veut, en obtenant une condamnation des 13 par la justice, couvrir et justifier la brutalité dont elle a fait preuve et les sales méthodes qu'elle a utilisées. Quitte à imposer aux 13 une peine supplémentaire, voire leur révocation de leur statut de fonctionnaire selon la décision du tribunal. Il faut donc soutenir nos camarades le 5 novembre.

Lutte Ouvrière appelle ainsi à signer la pétition de soutien aux 14 initiée par la CGT et SUD (que l'on peut trouver sur internet à l'adresse http://relaxepostiers.rezisti.org) et à participer massivement au rassemblement devant le tribunal de Bordeaux le 5 novembre pour accompagner nos camarades à partir de 8h30.

Molex - Villemur-sur-Tarn (31)

Les "casseurs" sont à Villemur !

Brève
01/11/2010

Suite à la plainte en Prud'hommes de 189 licenciés de Molex, les dirigeants du groupe ont décidé le dépôt de bilan. Cela interrompt le plan « social » en cours. Les voyous sont toujours à la manœuvre.

Le ministre Estrosi qui à l'époque, avait essayé d'embobiner les travailleurs avec un soi-disant repreneur, puis avec des reclassements miracles, est venu annoncer que l'Etat se substituerait aux mauvais payeurs de Molex.

Mais l'Etat n'a rien à demander à la SNECMA qui avait vendu Cinch à Molex pour fermer quelques années après. Pour l'Etat, le français Snecma est aussi intouchable que l'américain Molex. "Pas touche au patronat", c'est la devise des larbins.

Continental - Toulouse (31)

Les patrons-voyous ne désarment pas

Brève
01/11/2010

A Continental, le plan de réduction de 8% de la masse salariale a été rejeté par une majorité de salariés et les syndicats majoritaires ont fait opposition. Mais la direction de Continental remet ça avec une nouvelle « médiation » sous l'égide du préfet, tout en maintenant son chantage à l'emploi.

Elle veut faire accepter une nouvelle version de son plan, avec l'aide des pouvoirs publics.

Eh bien non. Continental a fait et continue de faire en Midi-Pyrénées des millions d'euros de bénéfices, et des milliards au niveau du groupe : il n'y a qu'à prendre dessus pour maintenir l'emploi. Aucune suppression d'emploi, aucune baisse de la masse salariale !