Safran Engineering Services (SEnS) est une société de service qui travaille principalement pour Airbus et regroupe environ un millier de salariés sur deux sites proches d'Airbus, avec une grosse majorité d'ingénieurs.
Depuis la fin des négociations salariales, il y a de la grogne, car SEnS se voit attribuer la plus petite enveloppe du groupe pour les augmentations, malgré de bons résultats. Ce qui n'a fait que rajouter un peu plus de colère, c'est que le PDG du groupe Safran s'est attribué à lui seul un salaire annuel équivalent à cette enveloppe. Par ailleurs, les actionnaires du groupe Safran seront encore choyés cette année avec plus de 150 millions d'€ distribués.
Jeudi 10 juin, une assemblée générale décidée par l'intersyndicale a regroupé 400 salariés des deux sites. Il y a été décidé de quitter le travail à 16h30 pour signifier la volonté d'obtenir la même augmentation que dans le reste du groupe Safran, 2,6%, et d'aller informer les travailleurs passant par le rond point d'entrée d'Airbus entre 8h00 et 8h40.
Jeudi 17 juin au matin, c'est à près de 300 que le rond point a été investi, rejoints par d'autres salariés d'Aéro-Conseil, un autre sous-traitant d'Airbus, pour les mêmes raisons. Sur les banderoles on pouvait lire : « Sans Évolution de Salaire », « Safran épice nos fins de mois », « Safran On partage quand? », « Un petit pas pour les salaires, un grand pas pour l'actionnaire».
Pendant 45 minutes, les salariés ont distribué leur tract, en recevant des encouragements et des gestes de compréhension, malgré la gêne occasionnée. Le vendredi 18, l'opération a repris avec le même nombre.
C'est la première fois qu'un mouvement comme cela est organisé, et le fait de se retrouver ensemble pour défendre leurs salaires ne peut être que de bonne augure pour l'avenir.