Toulouse (Haute-Garonne)

Les salariés de Safran Engineering Services (SEnS) en lutte

Brève
24/06/2010

Safran Engineering Services (SEnS) est une société de service qui travaille principalement pour Airbus et regroupe environ un millier de salariés sur deux sites proches d'Airbus, avec une grosse majorité d'ingénieurs.

Depuis la fin des négociations salariales, il y a de la grogne, car SEnS se voit attribuer la plus petite enveloppe du groupe pour les augmentations, malgré de bons résultats. Ce qui n'a fait que rajouter un peu plus de colère, c'est que le PDG du groupe Safran s'est attribué à lui seul un salaire annuel équivalent à cette enveloppe. Par ailleurs, les actionnaires du groupe Safran seront encore choyés cette année avec plus de 150 millions d'€ distribués.

Jeudi 10 juin, une assemblée générale décidée par l'intersyndicale a regroupé 400 salariés des deux sites. Il y a été décidé de quitter le travail à 16h30 pour signifier la volonté d'obtenir la même augmentation que dans le reste du groupe Safran, 2,6%, et d'aller informer les travailleurs passant par le rond point d'entrée d'Airbus entre 8h00 et 8h40.

Jeudi 17 juin au matin, c'est à près de 300 que le rond point a été investi, rejoints par d'autres salariés d'Aéro-Conseil, un autre sous-traitant d'Airbus, pour les mêmes raisons. Sur les banderoles on pouvait lire : « Sans Évolution de Salaire », « Safran épice nos fins de mois », « Safran On partage quand? », « Un petit pas pour les salaires, un grand pas pour l'actionnaire».

Pendant 45 minutes, les salariés ont distribué leur tract, en recevant des encouragements et des gestes de compréhension, malgré la gêne occasionnée. Le vendredi 18, l'opération a repris avec le même nombre.

C'est la première fois qu'un mouvement comme cela est organisé, et le fait de se retrouver ensemble pour défendre leurs salaires ne peut être que de bonne augure pour l'avenir.

Toulouse

On ne nous transporte pas, on nous roule

Brève
31/05/2010

Au 1er juillet, dans le grand Toulouse, le ticket de bus et de métro va augmenter de 7,1 %.

Même si les titres jeunes, le ticket soirée, les formules navette aéroport ne bougent pas et même si Pierre Cohen, maire PS de Toulouse et président de SMTC Tisséo a évoqué le caractère injuste pour la tranche des 60-65 ans, c'est du racket pur et simple.

Il y a 1 an, les transports publics sont devenus gratuits sur le territoire d'Aubagne (Bouches du Rhône). La fréquentation a crû de 71%. A Colomiers (Haute Garonne), ils sont gratuits depuis toujours et la population apprécie. La gratuité des transports en communs est une mesure de bon sens que la population plébiscite. Cela représente certes un investissement pour les mairies mais, au moins, c'est de l'argent bien placé. Et rien n'interdit de faire payer davantage ceux qui bénéficient en premier lieu des transports en commun : les grandes entreprises et les grands magasins. Mais dans la région toulousaine, le PS préfère nous faire les poches.

Toulouse - Freescale

Travail intensif ... pour fermer la boîte !

Brève
10/05/2010

Cela fait plus d'un an que la direction de Freescale (ex-Motorola) a annoncé sa décision de fermer l'usine de production de Toulouse fin 2011, en envoyant plus de 820 travailleurs au chômage.

Cela n'empêche pas le patron de s'entêter à faire tourner l'usine au maximum de ses possibilités : plus de 180 intérimaires sont appelés en renfort et on a vu réapparaitre les heures supplémentaires, le travail des jours fériés. Mais rien n'y fait alors le patron tente de nous appâter avec une prime au rendement. Et une fois qu'il aura produit tout ce qu'il a prévu, il nous jettera dehors...

D'un côté le patron affirme que la production est obsolète, qu'elle n'a plus d'avenir, et qu'il faut fermer l'usine. Mais de l'autre il veut faire trimer les ouvriers comme jamais. C'est la double peine : usé jusqu'à la corde puis licencié.

Quand on vous dit que cette société marche sur la tête ...

Perpignan - Garage Peugeot

En grève pour le pouvoir d'achat et l'emploi

Brève
10/05/2010

Depuis le 26 avril, les travailleurs du garage Peugeot de Perpignan sont en grève. Leur principale revendication porte sur les salaires : ils réclament 250 euros net mensuels d'augmentation, alors que la direction nationale du groupe leur propose 0,8 %, soit l'équivalent de 20 centimes par jour !

Mais la trentaine de mécaniciens et de carrossiers en lutte mettent aussi en avant une autre revendication : l'embauche de 5 postes supplémentaires, pour faire face à la surcharge de travail et donc à la dégradation de leurs conditions de travail.

Embauches, augmentation de salaire : des revendications qui devraient trouver un écho dans bien des entreprises, à commencer par l'ensemble des garages et des filiales de Peugeot. D'ailleurs des débrayages ont eu lieu dans d'autres garages PSA du pays, comme Paris, Marseille, Bondy et Montpellier.

Un exemple qui espérons-le fera tâche d'huile !

Toulouse

Airbus : vive la grève !

Brève
03/05/2010

La grève tournante qui a duré 5 jours a été très largement suivie : chaque jour travaillé, une chaîne se mettait en grève et le dernier jour, l'ensemble des bureaux.

2 avions Bélugas, ces avions qui transportent des 4 coins de l'Europe les tronçons à assembler sur les chaînes d'assemblage à Toulouse, ont été cloués au sol. Très rapidement, il n'y a plus eu de voilure à l'A320, il a été impossible de mouler à l'A330-A340, il n'y a plus eu d'avion à peindre dans les salles de peinture...

La grève qui bloque la production sans que le patron y puisse quelque chose, c'est ça la force des travailleurs !

Mais vendredi 30 avril, l'intersyndicale regroupant FO, CGC, CFTC, CGT, CFDT, a décidé d'arrêter le mouvement, alors que la Direction n'a simplement concédé ... qu'une nouvelle réunion sur les salaires mardi 4 mai. Alors, pourquoi arrêter le mouvement dans ces conditions et pourquoi l'intersyndicale n'a-t-elle pas réuni les travailleurs en assemblée générale pour qu'ils décident, ensemble, de la suite à donner ?

En tout cas, de nombreux travailleurs pensent qu'ils auraient pu continuer, afin de réellement peser. En effet, il n'y a que le langage de la force que les patrons comprennent. Pour obtenir leur dû et pas des miettes, il faudra que les travailleurs aillent vers la vraie grève, et tous ensemble.