Toulouse

Airbus se moque des travailleurs

Brève
27/04/2010

1,5 % (augmentations générales + augmentations individuelles), voilà ce qu'avait proposé Airbus en guise d'augmentation pour 2010.

2 milliards d'€ mis de côté pour soutenir l'A400M et l'A380 (cela correspond à largement plus de 1 000 € par mois pour chaque salarié) sans compter les 10 milliards de liquidités, EADS n'est pas sur la paille ! C'est dire que, Airbus, filiale à 100% de EADS, se moque des salariés !

A l'appel de tous les syndicats, les travailleurs ont donc massivement débrayé 1 h 30 vendredi dernier. Cette semaine, ils bloquent la production : lundi à la chaîne A340, mardi à la chaîne A320, mercredi à la chaîne A380, jeudi à l'usine St Eloi, vendredi dans tous les bureaux et aucun béluga, les avions qui transportent des 4 coins de l'Europe les tronçons d'avions à assembler ne devrait décoller ni atterrir.

Les travailleurs d'Airbus ont raison de se battre mais pour obtenir leur dû, face à la rapacité des Lagardère et Daimler, les actionnaires principaux de EADS, ils ont intérêt à aller vers le « tous ensemble ».

Toulouse

La direction de Freescale va devoir revoir sa copie

Brève
19/04/2010

Le PSE (si mal nommé Plan de Sauvegarde de l'Emploi) pour les 821 licenciements de la fermeture de l'usine Freescale à Toulouse a été attaqué devant les tribunaux. Le 13 avril 2010 le TGI de Toulouse a rendu sa décision. Il déclare discriminatoire la dégressivité de l'indemnité de licenciement.

En effet, pour inciter les travailleurs à déguerpir le plus tôt possible, la direction a institué une prime fixe qui s'ajoute au versement de deux fois les indemnités conventionnelles de licenciement. Cette prime fixe aurait été de 40 000 € pour un départ en 2010, de 25 000 € pour un départ en 2011, puis seulement 15 000 € pour ceux qui auraient attendu l'arrêt de l'activité, en principe fin 2011.

Ce système pénalise ceux qui auront le plus de difficultés à retrouver un emploi, et le juge ajoute que «cette discrimination affecte indirectement les salariés âgés ou handicapés».

La mobilisation des travailleurs de Freescale a été constante depuis l'annonce de la fermeture, et elle a pesé dans ce jugement. Et en retour, le jugement a renforcé la détermination de ceux qui ont fait cinq semaines de grève en septembre dernier. Désormais nombreux sont ceux qui exigent la prime de 40 000 €, quelle que soit la date de leur licenciement, comme le suggère le tribunal.

La direction de Freescale va donc revoir sa copie, et ceci sous surveillance rapprochée ...

Perpignan

Solidarité avec Philippe Galano

Brève
19/04/2010

Philippe GALANO, licencié en 2003 de la société des Autoroutes du Sud de France (ASF) pour "délit de manifestation", condamné pour "séquestration" à trois mois de prison avec sursis et à 20 000 euros d'amende après une action menée dans les locaux de la direction des ASF, refuse de se soumettre à un prélèvement d'ADN ordonné par la "justice". Il est pour cela passible de 12 à 24 mois de prison ferme et de 18 à 30 000 euros d'amende.

Par ce refus, il veut dénoncer la politique de l'Etat qui vise à assimiler les militants politiques, syndicaux ou associatifs, à des délinquants, voire des criminels.

Lutte Ouvrière lui apporte son soutien face à un appareil d'Etat qui est aussi répressif avec les militants et les travailleurs qui se battent pour leur avenir ou leurs conditions de travail, qu'il est laxiste envers les patrons licencieurs et les exploiteurs.

Clinique du Pont de Chaumes - Montauban

La grève, ça change tout !

Brève
13/04/2010

Au 18ème jour de grève, les travailleurs de la clinique du Pont de Chaumes ont décidé de mettre fin à leur mouvement. La dernière proposition de la direction a été acceptée par un peu moins de 55 % des grévistes (169 pour, 142 contre).

Au bilan, les travailleurs par leur lutte ont arraché à leur direction l'équivalent d'un treizième mois qui sera atteint progressivement en 2012. Par ailleurs il y a les 2 jours de carence en cas de maladie au lieu de 3. Ils ont obtenu également le paiement de la moitié des jours de grèves.

Pendant ces trois semaines, les travailleurs ont appris la solidarité, ils ont pris conscience qu'ils représentaient une force. Une partie d'entre eux étaient déçus du résultat, pensant qu'il pouvait arracher le treizième mois dès cette année et que le mouvement aurait pu aller plus loin. Mais ils ont décidé de finir la grève comme ils l'avaient commencée .... tous ensemble.

D'ailleurs, ils n'ont pas mis longtemps à réagir de nouveau collectivement.

A peine sortie de la dernière négociation, la direction "oubliait" de préciser sur l'accord de fin conflit quelques unes de ses concessions. La réponse des travailleurs fut simple : la clinique était de nouveau bloquée. La direction a vite rectifié son « erreur ».

Depuis la reprise, l'ambiance a changé dans les services, les médecins se font tout doux. Les travailleurs savent maintenant comment leur répondre.

Montauban – Clinique du Pont de Chaumes

La grève pour la dignité et les salaires continue

Brève
07/04/2010

Les travailleurs de la clinique du Pont de Chaumes entament le 5 avril leur troisième semaine de grève. Ils sont près de 350 sur les 450 travailleurs de cet établissement à faire grève. Les travailleurs réclament le paiement des trois jours de carence en cas de maladie, l'arrêt des brimades et insultes d'une partie des médecins, et un 13ème mois.

Dans une ambiance chaleureuse, ils ont multiplié les actions : opérations escargot sur la rocade, filtrage des patients à l'entrée de la clinique, manifestations notamment vers la préfecture.

Vendredi 2 avril au soir, la direction a fait de "nouvelles" propositions, en particulier sur le 13ème mois : 1/3 du salaire brut et une prime de 500€ brut. Cela équivalait grosso modo aux propositions précédentes, mais avec des mots nouveaux. Calculette en main, beaucoup de grévistes ont vérifié que le compte n'y était toujours pas. Ils ont décidé malgré tout de se prononcer à bulletins secrets sur ces dernières propositions, durant le week-end de pâques.

Après avoir mis à profit le week-end pour se reposer et recharger les batteries, ils ont décidé le mardi 6 avril de poursuivre leur mouvement par 307 voix sur 332.

Vive la lutte des travailleurs de la clinique du Pont de Chaumes.