Liebherr (Toulouse)

En lutte pour 100 euros par mois

Brève
26/01/2010

Liebherr Aerospace, équipementier aéronautique, est une entreprise employant un millier de salariés, dont 200 en production. C'est une entreprise qui fait des profits. Mais cela ne se traduit pas sur les salaires. Et depuis début janvier, les travailleurs sont en lutte pour 100€ d'augmentation par mois.

Malgré ce que le patron appelle un « contexte difficile », le chiffre d'affaire 2009 est en hausse de 23 % par rapport à 2008 et les bénéfices de l'année dernière se montent à plus de 21 millions d'euros qui vont dans la poche de l'actionnaire. Par contre, il n'est pas question d'embauche.

Lors des négociations salariales, les travailleurs ont eu la surprise de découvrir que le patron leur concédait une augmentation de 1%. C'est une véritable honte ! Sur les plus bas salaires, cela correspond à une augmentation de 13 euros alors que les 10 plus gros salaires s'octroient une augmentation de 5% par an, soit une moyenne de 500 euros !

La grogne est montée, et avec la CGT, une action a démarré avec pour revendication 100 euros minimum pour tous. De 200 grévistes lors du débrayage du premier jour, la mobilisation est rapidement montée à 350, puis 450 travailleurs aux assemblées générales.

Lors de la troisième réunion le jeudi 21 janvier, lorsque le patron a annoncé une augmentation générale de ... 1,2%, les travailleurs qui attendaient devant la porte ont répondu ... en restant en grève toute la journée. Et au début de la semaine le mouvement continue sous la forme de débrayages massifs pour appuyer les délégations qui exigent les 100€.

A suivre !

CHU Toulouse

Les PARM ne raccrochent pas

Brève
26/01/2010

Les PARM (Permanenciers Auxiliaires de Régulation Médicale) sont les agents qui nous répondent quand on fait le 15. Ils doivent identifier, localiser, rassurer, conseiller pour réaliser les gestes de premiers secours et envoyer les moyens adaptés.

Et si leurs responsabilités comme le nombre d'appels à traiter - en Haute-Garonne, 1000 par jour, le double le week-end - ne cessent d'augmenter, leurs salaires, eux, sont au plus bas : de 1350 à 1650 € bruts mensuels selon l'ancienneté, avec un week-end et un jour férié sur deux travaillés et, en moyenne, 42 nuits dans l'année !

Aussi, depuis le 28 décembre, ils ont entamé un mouvement national pour faire reconnaître leurs responsabilités et exiger une revalorisation salariale. A Toulouse, les 37 PARM enchaînent journées de grève, distributions de tracts, et même campement place du Capitole. Et ils prévoient un nouveau rassemblement le 26 janvier devant l'Agence Régionale de l'Hospitalisation.

Bachelot avait promis une revalorisation rapide de leur statut, mais ça, c'était avant sa vaccination contre la grippe A...Il va falloir lui administrer une bonne piqûre de rappel, d'autant plus que toutes les catégories d'hospitaliers sont logées à la même enseigne.

Mérial (Toulouse)

Les travailleurs en grève pour les salaires

Brève
26/01/2010

Vendredi 15 janvier, environ 220 travailleurs de MERIAL se sont mis en grève à la production à l'appel de FO et la CGC (les seuls syndicats de l'usine). C'était leur première grève pour les salaires. Ils demandaient une augmentation de 54 euros bruts.

MERIAL, à Toulouse, est une entreprise de production de produits vétérinaires qui emploie 370 salariés, détenue à 100% par le groupe SANOFI (3ème laboratoire pharmaceutique mondial). Les actionnaires de MERIAL et de SANOFI continuent, malgré la crise à encaisser les bénéfices, et à ne vouloir rien céder en augmentation des salaires.

Ainsi lors des négociations salariales la direction est restée sur sa position de 30 euros bruts pour les plus bas salaires, qui sont la majorité dans l'usine de production de Toulouse.

Malgré la modestie de leur revendication par rapport à la taille du groupe et surtout de ses bénéfices, la direction ne voulait toujours rien céder au bout de 5 jours de grève totale. Les travailleurs disaient au piquet de grève que si la direction ne cédait rien c'était vraiment pour une question de « principe patronal », mais "nous aussi on a nos principes" !

Et s'ils ont suspendu la grève à la demande des responsables syndicaux de FO, jeudi soir, sans que leur revendication soit satisfaite, ils ont le moral et sont fiers d'avoir enfin pu exprimer leur mécontentement et démontrer que sans eux aucune production ne sort.

Comme ils le disaient "c'est une première expérience pour le jour où tout le monde s'y mettra car il y en a vraiment marre des bas salaires".

Hôpital des Enfants (CHU Toulouse) :

L’ARH n’a pas de cœur

Brève
26/01/2010

Prétextant un manque de conformité des locaux, l'Agence Régionale de l'Hospitalisation a brutalement décidé, en pleines vacances de Noël, de fermer le service de chirurgie cardiaque pédiatrique de l'Hôpital des Enfants, obligeant les enfants à aller se faire opérer à Bordeaux, Marseille ou Paris.

Pourtant, la mise en conformité était presque terminée et toutes les conditions de sécurité étaient assurées. Cette annonce a plongé dans le désarroi les familles qui ne savent pas où va être opéré leur enfant - souvent des nouveaux nés et prématurés - ni si elles pourront être à ses côtés aussi facilement qu'auparavant.

Suite à cette fermeture, début janvier un enfant a dû être transféré en urgence sur Marseille. L'hélicoptère cloué au sol par les intempéries, il a fallu cinq heures de route pour le transporter : bonjour la sécurité !

Depuis, une quinzaine d'opérations non urgentes ont été déprogrammées et d'autres enfants ont été transférés, dont ceux que «La chaîne de l'Espoir », une association qui permet à des enfants en provenance de pays pauvres de se faire opérer d'une malformation cardiaque, avait prévu de faire opérer.

Un rassemblement a eu lieu pour dénoncer cette situation scandaleuse et aberrante, avec du personnel de santé, les familles et associations, et une pétition circule. Mais pour l'instant, l'ARH et le ministère font la sourde oreille, au mépris des enfants, des familles et des équipes chirurgicales qui craignent la fermeture définitive de ce service.

La sécurité a déjà servi de prétexte à l'annonce de fermeture de 182 blocs opératoires dans des hôpitaux de proximité, on voit ici que même les grands hôpitaux ne sont pas à l'abri.

Marmande (Lot et Garonne)

Creuzet manifeste

Brève
20/01/2010

200 salariés du sous-traitant Creuzet Aéronautique ont de nouveau manifesté mardi à Marmande pour obtenir une prime de 500 euros et une hausse de salaire de 3%.

Depuis le 17 décembre, les salariés procèdent régulièrement à des débrayages ainsi qu'à des actions coup de poing. La direction ne propose qu'une prime de 200 euros bruts et aucune revalorisation salariale, alors que les salaires sont bloqués depuis deux ans et que, malgré la crise, les comptes de l'entreprise sont au beau fixe.

La crise, un prétexte pour Creuzet pour augmenter ses bénéfices sur le dos des salariés !