Toulouse

Un sous-traitant d’Airbus licencieur sans scrupule

Brève
08/12/2009

Les 44 salariés de la société Cirep, sous-traitant d'Airbus à Toulouse, ont été licenciés suite à l'incendie de leur usine le 30 octobre 2008.

Mais cette entreprise fait partie d'un groupe, Cire, numéro un français des circuits imprimés, et aurait touché 5 millions d'euros de la part des assurances, somme largement suffisante pour reconstruire le site. La direction a préféré prendre le magot et laisser les salariés en plan. La majorité d'entre eux a porté plainte aux prud'hommes. Il n'y a en effet pas de raison que la direction puisse s'enrichir avec un incendie dont les seules victimes sont les salariés.

Colomiers (Haute-Garonne)

A Pôle Emploi les salariés en ont plein le nez

Brève
08/12/2009

La fusion Assedic-ANPE qui a donné la nouvelle structure appelée Pôle Emploi se passe dans les pires conditions. La logique du gouvernement est claire : réduire les effectifs salariés et radier le maximum de chômeurs. Ce mépris des uns et des autres s'est manifesté à l'agence de Colomiers.

Dans la deuxième ville du département, la fusion a nécessité d'importants travaux de rénovation et d'aménagement des bâtiments. Mais pendant les travaux, les agents ont continué à travailler et à recevoir le public.

Mardi 4 décembre, six agents ont dû être évacués à l'hôpital : évanouissements, maux de tête, causés par un solvant de peinture. Cela faisait pourtant des mois que la direction avait été alertée sur la gêne et les dangers encourus lors des travaux.

Après l'incident, la direction de Pôle Emploi a persisté à prétendre que le déménagement du site pendant la durée des travaux ne s'imposait pas.Il a fallu que les pompiers ferment d'autorité l'agence. Et c'est tant mieux.

Les cadres zélés qui ont cru malin de risquer ainsi la santé des salariés, n'ont fait qu'interpréter à la lettre les consignes de leurs supérieurs : économies à n'importe quel prix !

Toulouse

Politique avariée

Brève
08/12/2009

Les agents de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes ont fait grève contre la restructuration qui les touche. Plus de 2500 emplois vont disparaître dans cette administration dont 30 en Haute-Garonne.

Vérifier la conformité aux conditions d'hygiène et de sécurité dans les commerces ou les restaurants cela ne compte pas beaucoup devant la volonté de l'Etat de faire des économies. Mais il n'en fait aucune quand il s'agit d'aider les banquiers et les industriels. C'est une politique avariée qui rend malade toute la société.

Les agents de la DGCCRF ont raison de la dénoncer.

Toulouse

Une fois de plus, les lycéens ont raison

Brève
08/12/2009

500 lycéens ont manifesté jeudi 3 décembre dans les rues de Toulouse contre la réforme des lycées.

Cette réforme a été repoussée l'an dernier suite, entre autre, à un mouvement lycéen dont le gouvernement pouvait craindre qu'il ne devienne contagieux. C'est maintenant Luc Chatel qui essaye de remettre le couvert. L'objectif premier est la diminution du nombre d'heures enseignées pour faire passer les 16 000 suppressions de postes prévus dans l'Education Nationale à la rentrée prochaine.

Toulouse

Face au manque de personnel, les brancardiers ne baissent pas les bras.

Brève
08/12/2009

Au CHU, il manque au moins 16 brancardiers (sur les 250 actuellement en poste), ne serait ce que pour que les malades n'attendent pas des heures dans les couloirs après un examen.

Lorsque la direction a décidé de n'embaucher que trois agents, et sur un nouvel horaire particulièrement pénible (16 h - 24 h), le ras-le-bol a éclaté, le 16 novembre. Les brancardiers ont décidé de débrayer une heure par jour avec manifestations, rassemblements et distributions de tracts aux usagers, actions suivies par 45 à 50% des brancardiers. Ils réclament la remise à niveau des effectifs, la suppression des nouveaux horaires, ainsi que la titularisation des précaires à temps plein. Car comme dans bien d'autres services, il y a en effet 10% de précaires, qui de surcroît, travaillent à mi-temps. Après leur formation et au bout de 2 ans maximum, la direction s'en débarrasse. Et ça recommence avec d'autres.

Au bout de 10 jours la direction a déclaré avoir fait le maximum en accordant deux postes supplémentaires, mais par mutation, c'est à dire sans réelle création d'emploi. Par contre elle renonçait aux nouveaux horaires.

Les brancardiers qui ont arrêté leur mouvement, ont montré la marche à suivre : pour obtenir le personnel suffisant et dans tous les secteurs de l'hôpital, c'est tous ensemble qu'il faudra ruer dans les brancards.