Toulouse

GrDF-ErDF : la lutte continue !

Brève
30/11/2009

Depuis le 22 octobre, les travailleurs d'ErDF et GrDF, ont engagé une action reconductible jusqu'au retrait des sanctions contre plusieurs de leurs agents, avec comme priorité l'annulation du licenciement de 4 salariés.

Après plusieurs jours de lutte, piquets de grève, et coupures d'électricité, la Direction centrale du groupe EDF a engagée une démarche visant à trouver des solutions. Cela s'est traduit par la réintégration de 2 agents licenciés d'ErDF, au sein du groupe EDF. Ils seront réintégrés dans d'autres centres de la région

Les 2 autres agents concernés, 1 qui est déjà licencié, l'autre en instance de licenciement, sont des agents de GrDF. La direction de GrDF ne veut pas revenir pour l'instant sur ses décisions.

Pour soutenir leurs collègues sanctionnés, et pour montrer leur détermination, les travailleurs occupent un local de GrDF, rue Sébastopol, depuis mercredi 4 novembre, jour et nuit. Le 19 novembre, un temps fort était organisé, plusieurs centaines de salariés de Grdf et Erdf, de toute la région, étaient venus soutenir leurs collègues.

Vendredi dernier (27 novembre), la Direction de Grdf, s'appuyant sur un référé du Tribunal de Toulouse, a fait appel aux CRS, qui sont venu déloger manu militari les salariés qui occupaient le local. Lorsque ces agents ont voulu rejoindre les locaux syndicaux, ceux-ci ont été violemment évacués par les CRS, et un salarié a dû être hospitalisé.

Les travailleurs ne baissent pas les bras et restent décidés à continuer le combat et demandent toujours l'annulation des licenciements et des sanctions.

Sud Ouest

Sncf : le Grand bon en arrière

Brève
23/11/2009

Réseau ferré de France (RFF) supprime l'électrification de nombreuses lignes secondaires. Ainsi, deux voies ferrées électrique entre Bayonne et Saint-Jean-Pied-de-Port et entre Pau et Oloron ne voient plus circuler que des Diesels. RFF va y démonter les caténaires et autres installations électriques en 2010 car elles sont jugées trop coûteuses.

C'est le développement durable de la pollution.

Toulouse

Procès de l'explosion AZF : circulez, y'a rien à voir !

Brève
20/11/2009

32 morts, 20 000 blessés graves, des paralysés, des aveugles , des sourds, 60 000 appartements touchés, la quart d'une ville endommagé, et ... pas de coupable : relaxe pour tous !

Cette relaxe générale des prévenus dans le procès de l'explosion de l'usine AZF a abasourdi et révolté à juste titre les victimes, leurs familles et plus généralement la population des quartiers sinistrés.

Les peines demandées à l'issue d'un procès spectacle de quatre mois, étaient déjà insignifiantes, et ne concernaient que les seconds couteaux et pas le vrai responsable, le donneur d'ordre TOTAL. Mais même ce minimum leur a été épargné.

Tout aussi ahurissants que le délibéré du Tribunal sont les attendus du jugement. Il affirme que Grande Paroisse a fait de graves fautes organisationnelles qui ont conduit au mélange de produits incompatibles. Il affirme que le scénario de la catastrophe a été parfaitement reconstruit par l'enquête scientifique. Il affirme que le collège d'expert a parfaitement démontré les mécanismes de l'explosion. Il affirme d'autre part que Total a cherché à disqualifier le collège d'expert avec des méthodes malhonnêtes. Il reconnaît que Total a mis en place dans les heures qui ont suivi la catastrophe une commission d'enquête interne qui a effacé les traces, qui a travaillé à travestir la vérité. Et le tribunal conclut ... à la relaxe, faute de la preuve certaine !

Il faut croire que Total est au dessus de la justice, au dessus de la police, au dessus des lois. Total a donc tous les droits. Ce jugement donne un blanc-seing aux industriels. Désormais ils peuvent tuer, blesser, détruire des villes en toute impunité. Ils sont donc intouchables, ils font ce qu'ils veulent.

Total est la première puissance industrielle européenne, là est le vrai pouvoir. Devant la scène il y a des marionnettes, une justice, un gouvernement, et derrière la scène il y a ceux qui tirent les ficelles, il y a le vrai pouvoir, il y a le pouvoir économique d'une poignée de profiteurs. Ce sont ces grands groupes industriels comme Total, tout comme ces grands groupes financiers, qui dirigent la société en coulisses.

Cette dictature est déjà insupportable quand elle se traduit par des vagues de licenciements, le spectre de la misère pour les familles et la ruine de régions entières. Elle est révoltante quand elle fait exploser une usine en ravageant le quart d'une grande ville.

Le procès devait être pédagogique. D'une certaine façon il l'a été. La conclusion de cette infamie, c'est que la population devra se faire justice elle-même, par ses luttes et ses mobilisations, en imposant son contrôle direct sur les agissements et les décisions de tous ces grands groupes pour les empêcher de nuire. Et en imposant leur expropriation s'ils ne s'y soumettent pas.

Bordeaux

Les cheminots contre les restructurations de la SNCF

Brève
17/11/2009

La direction SNCF ne cesse de réorganiser, de restructurer, de regrouper des secteurs pour en supprimer d'autres. Derrière l'argument de la concurrence ouverte et généralisée avec d'autres entreprises ferroviaires utilisant le réseau ferré, l'objectif numéro un c'est la rentabilité.

Au total, ce sont depuis 2002, 21500 emplois qui ont été supprimés, « l'équivalent de 30 usines Molex et de 8 usines Continental ». La fin du « wagon isolé », va se traduire par des centaines de milliers de camions supplémentaires sur les routes et la fermeture de 8 des 11 triages existants, dont à Bordeaux celui d'Hourcade, avec des centaines d'emplois remis en cause. Et il y a aussi les menaces sur les emplois à Périgueux dans les ateliers de Chamiers, au fret à Bayonne et à Hendaye.

Afin de dénoncer les restructurations de la SNCF, le syndicat CGT des cheminots bordelais appelle à un rassemblement mercredi 18 novembre.

Lutte Ouvrière sera présent pour affirmer que face à la guerre déclarée du patronat et du gouvernement contre le monde du travail, c'est la mobilisation de toute la classe ouvrière qui est nécessaire. Imposer la fin des suppressions d'emplois dans le public comme l'interdiction des licenciements dans le privé, c'est une question de survie.

Rassemblement mercredi 18 novembre, à 11h, sur le parvis de la Gare St Jean

Perpignan (Pyrénées-Orientales)

Carrefour définitivement condamné pour paiement en dessous du SMIC

Brève
11/11/2009

Depuis plusieurs années des dizaines de travailleurs de Carrefour Claira (près de Perpignan) sont aux prises avec leur patron pour obtenir que leurs salaires ne soient pas inférieurs au SMIC.

Pour atteindre le SMIC, les patrons de la plupart des enseignes de la grande distribution (dont Carrefour est le N° 1 en Europe) incluaient le temps de pause dans le salaire horaire pour pouvoir dire qu'ils appliquaient le SMIC.

Cette arnaque concerne des centaines d'employés du commerce dans le département des Pyrénées Orientales, des dizaines de milliers au niveau national.

Le Conseil des Prud'hommes de Perpignan a condamné et Carrefour a payé.

27 employés de Carrefour Claira ont donc gagné au total plus de 30.000 euros de rattrapage des salaires.

Au niveau national, ce sont des dizaines de milliers de salariés du commerce qui sont concernés et des centaines d'employés ont attaqué devant les tribunaux.

C'est une bataille juridique gagnée. On sait bien que face à la guerre que nous mène le patronat c'est en se mobilisant massivement que nous obtiendrons une vraie augmentation des salaires ! Mais en attendant c'est un point de marqué par le camp des travailleurs.