Toulouse (Haute-Garonne)

EDF/GDF : un premier recul de la Direction

Brève
10/11/2009

Depuis fin octobre, les salariés d'EDF/GDF, à l'initiative de la CGT, ont engagé une action reconductible jusqu'au retrait des sanctions, en priorité celui des licenciements prononcés contre quatre de leurs collègues suite au mouvement d'avril-mai contre des externalisations, mouvement qui avait abouti au report du projet d'externalisation et à des embauches.

Des piquets de grève ont été organisés devant la direction ErDF à Toulouse Basso Cambo, et devant le siège de la direction de GrDF. Il s'agit d'une grève tournante qui concerne plusieurs départements de la région. Des coupures d'électricité ont aussi eu lieu.

Après plusieurs jours à ce rythme, la Direction centrale du groupe EDF a reculé : elle a réintégré deux des agents licenciés, et un troisième aura sa paie maintenue jusqu'à sa retraite dans 18 mois.

La direction maintient toujours sa décision de licenciement pour le quatrième. Mais les salariés d'EDF/GDF, même s'ils ont obtenu un premier recul, gardent la rage et sont déterminés à aller jusqu'au bout pour faire céder leurs directions quant aux licenciements.

Une nouvelle journée d'action de tous les travailleurs est prévue le jeudi 12 novembre à Toulouse.

Montauban (Tarn et Garonne)

Mouvements contre la dictature patronale

Brève
02/11/2009

Eurosérum s'est implantée à Montauban en 2008, en reprenant l'entreprise Sodiaal Industrie avec ses 95 salariés. Filliale du groupe Entremont Alliance, Eurosérum est leader mondial en séchage de lactosérum (petit lait provenant de la fabrication de fromage). A Montauban l'activité principale est la fabrication de lait infantile, notamment pour Blédina.

Mardi 20 octobre, plus de la moitié des travailleurs a débrayé et envahi la réunion du Comité d' Entreprise. Lundi 26 octobre, lors d'un nouveau débrayage, une quinzaine de salariés s'est adressée à la population (diffusion de tract et pétitions) relayée par les médias locaux.

L'origine du mécontentement c'est l'annonce par la Direction d'une remise en cause de certains acquis et son intention de contraindre les travailleurs aux nouvelles règles qu'elle compte imposer d'ici la fin de l'année. Pour ne prendre que deux exemples : la majoration des heures de nuit passerait de 40% à 25%, et les tickets resto de 6 € à 1,7€.

Depuis son arrivée, la Direction d'Eurosérum refuse toute discussion en essayant de sanctionner la moindre opposition salariale. Après avoir d'abord tenté de licencier le délégué syndical CGT, il aura fallu plus d'un an de palabres pour que les accords d'entreprise soient comparables à ce qu'ils étaient avec Sodiaal. Ce qu'elle remet en cause aujourd'hui.

Pour les travailleurs, il n'en est pas question ! Les salariés se sont réunis le jeudi 29 octobre en Assemblée Générale. Ils ont décidé que chacun mettrait le patron aux Prud'hommes s'il persistait à passer en force.

Gironde (33)

Licenciements sous-traités

Brève
02/11/2009

Après avoir renvoyé 130 travailleurs intérimaires qu'elle avait placé chez Dassault, Labinal licencie maintenant un tiers des 45 CDI employés en sous-traitance sur le site de Dassault Mérignac.

Et comme il n'y a pas de petits profits, la direction de Labinal fait l'économie d'un plan social en obligeant les travailleurs à partir un par un, sous la menace de mutations forcées.

Pendant ce temps là, les actionnaires, de Labinal comme ceux de Dassault profitent : ceux de Labinal ont touché 20 millions d'euros de dividendes en 2008. Ceux de Dassault peuvent espérer encore plus, puisque le résultat net entre janvier et juin 2009 s'est établi à 118 millions d'euros.

Renvoyer la sous-traitance, c'est la méthode qu'emploie actuellement Dassault pour maintenir ou augmenter ses profits : la charge de travail de centaines d'employés est reportée sur ceux qui dépendent directement de Dassault. A Mérignac et à Martignas, les 75 employés de 3A, licenciés ou mutés à Toulouse, en ont déjà fait les frais avant l'été.

Les patrons justifient ces licenciements en cascade par la crise. Mais, répartir le travail entre tous en maintenant les salaires en prenant ce qu'il faut sur les profits est pourtant possible. Ce n'est pas la crise qui licencie, mais ce sont les patrons, qui entendent bien continuer à servir des dividendes aux actionnaires !

Dax (Landes)

SNCF : c'est dingue !

Brève
21/10/2009

C'est arrivé fin septembre à un passage à niveau près de la ville de Dax. Un train de marchandises est entré en collision avec un semi-remorque. Quelle était la cargaison de ce poids lourd ? Des traverses de chemin de fer !

Et cela dans le même temps où la Sncf vante le transport de marchandises par rail.

Castres (Tarn)

Fermeture de Dynamic : les salariés impliquent Carreman

Brève
19/10/2009

Vendredi 16 0ctobre, le tribunal de Castres a mis en délibéré la décision de mise en liquidation judiciaire de l'entreprise Dynamic ce qui signifie la perte de leur emploi pour 98 travailleurs.

Dynamic fabrique du textile d'habillement pour le groupe textile international « Carreman ».

Début 2006, Carreman se séparait juridiquement de son unité de production de Castres qui, rachetée par 4 de ses cadres, qui ont d'ailleurs gardé des responsabilités dans le groupe, est devenu « Dynamic ».

Seulement voilà, récemment Carreman a décidé d'acheter ailleurs le textile d'habillement utilisé dans ses autres unités de production, signant ainsi l'arrêt de mort de Dynamic.

François Morel, PDG de Dynamic et membre du groupe Carreman a défrayé la chronique, en mai en proposant à des travailleurs, depuis son fauteuil de New York, un reclassement en Inde avec un salaire mensuel de 69€. En réalité, la vente de son unité de production de Castres pour la « couler » ensuite est un plan de licenciements déguisé.

Pour les travailleurs de Dynamic, en tous cas, le responsable de leur mise au chômage, c'est Carreman ! Et après avoir obtenu des tribunaux la reconnaissance des liens de « Dynamic » avec « Carreman » sous la forme d'une « UES » (Unité Economique et Sociale), ils entendent bien demander des comptes à leurs anciens patrons.

Carreman est une multinationale du textile disposant d'entreprises dans le monde entier et notamment en Chine et en Inde. C'est sur les profits de ce groupe et les dividendes de ses actionnaires qu'il faut prendre de quoi assurer les salaires des travailleurs de Dynamic !