Bordeaux

De plus en plus de familles en galère

Brève
15/10/2009

A Bordeaux, le nombre de bénéficiaires de la Banque Alimentaire est passé en 18 mois de 20 000 personnes à près de 30 000. 45% en plus ! Les responsables de l'institution ont poussé un cri d'alarme : pas assez d'argent, pas assez de locaux et des bénévoles fatigués, « écrasés par l'afflux des gens en précarité ».

Dans la région, la hausse du chômage ces 12 derniers mois a atteint 22%, poussant des milliers de familles dans la précarité et dont un nombre croissant ne peut plus compter que sur ce genre d'institutions ne serait-ce que pour se nourrir.

Patronat et gouvernement font payer chèrement leur crise aux classes populaires. Mais qui sème la misère récoltera la colère.

Toulouse

Freescale, ce n'est qu'un début !

Toulouse

Brève
12/10/2009

Les travailleurs de Freescale ont repris le travail après 5 semaines de grève quasi-totale des secteurs de production, dont la fermeture est annoncée pour fin 2011 (830 emplois concernés).

Ils ont démontré que la lutte est possible, même quand on est le dos au mur. Ils n'ont pas obtenu satisfaction, même s'ils ont fait parler d'eux. Nous savons très bien que c'est une mobilisation générale du monde du travail qui fera reculer patronat et gouvernement, et qui pourra imposer l'interdiction des licenciements. Mais ils ont eu le courage de commencer. Ils ont fait appel à la solidarité des autres travailleurs qui de bien des manières ont manifesté leur sympathie.

Il y aura d'autres Freescale, d'autres Molex, d'autres Continental, etc. jusqu'à la nécessaire lutte d'ensemble. Car les travailleurs n'ont aucun intérêt à se résigner. Et ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes et sur leur détermination.

Rien que pour cela, la grève des travailleurs de Freescale est un succès et une victoire contre la résignation, la soumission et le renoncement, qui ne servent que les partisans de ce système capitaliste. Ce n'est qu'un début !

Montpellier (Hérault)

France Télécom : les salariés réagissent

Brève
07/10/2009

Le personnel de France Telecom est entré en mouvement pour dénoncer la situation sociale catastrophique de l'entreprise qui pousse certains travailleurs à se donner la mort. Le mercredi 23 septembre 2009, le personnel de la Gestion des Ressources Clients de Nîmes (Gard) a interrompu une réunion de la direction pour demander l'embauche de trois CDD en fin de contrat en CDI et le retour chez eux des anciens d'Alès. Suite à leur mobilité forcée depuis deux ans d'Alès vers Nîmes, leur trajet quotidien s'est allongé de deux heures, ils n'en peuvent plus, plusieurs sont en déprime et huit d'entre eux en arrêt maladie.

Des débrayages et des rassemblements ont eu lieu à Montpellier : mardi 29 septembre sur les sites Rabelais et Thémis, mercredi 30 septembre une trentaine ont participé à la prise de service sur le site marché gare et une centaine à midi sur le site Croix d'Argent.

Jeudi 1er octobre, c'est dans toute la France que des débrayages ont eu lieu en hommage à Jean-Pierre Rouanet, qui s'est suicidé dernièrement à Annecy : à Montpellier, il y en a eu 100 participants à Croix d'Argent et 60 au Marché Gare, mais aussi à Béziers et à Perpignan Bacchus.

Mardi 6, un rassemblement d'une centaine de salariés a eu lieu à Montpellier Croix d'Argent, notamment pour préparer la suite. Le lendemain mercredi 7, environ 75 % du personnel des plateformes de Croix d'Argent était en grève. Sur l'ensemble des services de Montpellier, il y a eu au minimum 60 % de grévistes, et c'est à presque 200 que ceux de France Télécom se sont retrouvés à la manifestation interprofessionnelle.

Des embauches massives à France Télécom sont nécessaires pour de bonnes conditions de travail pour tous, et pour un bon service rendu aux abonnés. Une bonne solution serait l'embauche de jeunes, c'est ce qu'exprimait la banderole : « crise à F.T. : une solution Embauche de jeunes ».

Toulouse (Haute-Garonne)

Freescale : les grévistes toujours déterminés

Brève
06/10/2009

Depuis vendredi après-midi 2 octobre, les grévistes de Freescale ont reçu régulièrement la visite de la police. Vendredi soir, c'était pour « extraire » les représentants de la direction retenus pour cause de négociation, et pendant le week-end, c'était pour évacuer le barrage filtrant à chaque prise de poste.

Les travailleurs de Freescale entament leur 5ème semaine de grève pour les secteurs de production menacés de fermeture fin 2011 (800 suppressions d'emploi qui s'ajoutent aux 235 dans la téléphonie, sur 1600). Ils n'ont aucune confiance dans les assurances de reclassement promis par leur patron et réclament des indemnités de départ décentes. Leur détermination est intacte.

Ils organisent un rassemblement de solidarité vendredi 9 octobre à 17h devant l'usine (métro Basso Cambo).

Toulouse (Haute-Garonne)

Freescale : la grève continue

Brève
01/10/2009

La grève entre dans sa quatrième semaine, pour les secteurs de production menacés de fermeture fin 2011 (830 emplois sur 1600, en plus des 236 de la téléphonie). Vendredi 25 la Direction leur avait fait savoir qu'elle était prête à discuter des revendications dès mardi... si la grève se terminait ce week-end. Manifestement la production au compte-gouttes commence à lui poser quelques problèmes. Les grévistes ont pris cela pour un recul de sa part et ... un encouragement à continuer.

Depuis le 18 septembre, ils ont organisé des actions quotidiennes pour faire connaître leur situation à la population aux quatre coins de la ville de Toulouse, en demandant aux pouvoirs publics de faire pression sur leur direction pour qu'elle entende leurs revendications : des indemnités de départ décentes.

La manifestation des postiers du 22 septembre, le dépôt des bus Tisséo de la ville, les abords de la gare SNCF, les entrées des usines Airbus, la préfecture, les abords de l'aéroport, ont donc successivement reçus la visite des grévistes avec leurs tracts, leurs slogans et à trois reprises ... l'intervention des CRS venus les déloger. D'ailleurs suite à cette intervention les employés de Tisséo ont débrayé pour manifester leur solidarité.

Le concert improvisé devant l'usine le samedi 26 septembre au soir a démontré que les grévistes avaient le moral.

La direction de Freescale fait savoir à qui veut bien l'entendre, qu'il n'est pas question de discuter des primes de départ, car chacun aurait un CDI le moment venu. Les grévistes traduisent cela à juste titre : « Demain on rase gratis, mais aujourd'hui tu reprends le boulot ». Il suffit de voir le sort réservé aux 236 travailleurs du secteur téléphonie dont elle vient de se débarrasser : 53 salariés seulement auraient été repris par INTEL et presque tous les autres resteront au tapis.

Pour l'instant les actions se limitent à des coups médiatiques sur la voie publique. Certains envisagent aussi de rechercher le soutien plus direct avec les autres travailleurs en allant visiter d'autres entreprises industrielles, même si elles ne sont pas touchées (pas encore) par les licenciements. C'est dans les autres travailleurs que les grévistes trouveront des alliés naturels dans leur combat contre les licenciements.