Toulouse (31)

La grève continue chez Freescale

Brève
21/09/2009

Entrés dans leur troisième semaine de grève, les travailleurs de Freescale sont toujours aussi déterminés à faire payer le plus cher possible la décision de leur patron de fermer les secteurs de production en 2011 (800 licenciements sur 1600).

Le tribunal a donné raison à la direction qui entendait « rétablir l'accès à l'entreprise », c'est à dire permettre la sortie des marchandises produites avant la grève. Les forces de police étaient bien pressées de faire respecter cette décision de « justice ». Alors que chez Molex, elles n'avaient rien fait contre les vigiles qui avaient bloqué pendant des semaines l'entrée des salariés sur l'ordre des patrons, bien que la justice ait ordonné la réouverture du site.

Licencier des centaines de travailleurs tout en faisant des bénéfices, c'est parfaitement légal et juste. Par contre se battre pour faire respecter ses droits, c'est interdit. Mais cela n'a pas décourager les salariés en lutte : la grève continue !

Toulouse (Haute-Garonne)

Grève contre les licencieurs de "Freesquale"

Brève
18/09/2009

Chez Freescale, la grève votée le lundi 7 septembre en assemblée générale s'est déroulée sans encombre toute la semaine sur les deux équipes de jours et l'équipe de nuit, où les grévistes sont très largement majoritaires. Elle a été rejointe par les équipes de week-end.

Ceux qui veulent rentrer dans l'usine doivent d'abord garer leur véhicule à l'extérieur, et c'est l'occasion de discussions entre grévistes et non grévistes, dont certains manifestent leur sympathie en versant à la caisse de solidarité. Les grévistes contrôlent également le va et vient des camions, et ce qui rentre ou qui sort du site.

Le comité de grève élu de 30 membres se réunit quotidiennement et discute de l'attitude à avoir à l'entrée, et de nouvelles initiatives pour développer le mouvement.. Il a été décidé d'envoyer une délégation à la manifestation des salariés de l'automobile du 17 septembre à la Bourse de Paris. Et parallèlement, le même jour, les grévistes de Freescale ont appelé à une manifestation à Toulouse, de solidarité contre les licenciements : « Cette manifestation s'adresse à toutes les entreprises (public et privé) ; il s'agit de montrer que ce qui nous arrive peut aussi arriver à tous ».

Cette manifestation a été un succès : 500 à 600 travailleurs se sont retrouvés devant TDF, dont les salariés sont eux aussi en grève contre des licenciements : de nombreux salariés de Molex étaient présents, ainsi que des salariés de Continental ou d'EDF, dont certains de leurs collègues sont menacés de licenciements suite aux commissions de discipline. Et ils ont ainsi tous manifesté jusque devant l'usine Freescale, accueillis par les salariés qui sont restés à l'entrée de l'usine.

Les travailleurs de Freescale ne pourront peut-être pas empêcher le patron de fermer la production de plaquettes, mais il faudra qu'il en paie le prix !

Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne)

Molex : patrons hors-la-loi, gouvernement complice

Brève
18/09/2009

Finalement, lors d'un vote à bulletin secret, le 15 septembre, une majorité de travailleurs de Molex a accepté la rage au ventre le diktat du patron et du gouvernement par 140 voix contre 74.

C'est le 9 septembre qu'il a été question d'un nouveau repreneur. Quelques jours après on apprenait que ce fameux repreneur, un fonds d'investissement américain, se portait acquéreur pour les produits Molex « en fin de vie » avec le maintien ... d'une vingtaine d'emplois, et peut-être dans un avenir incertain, 60 si ça se passe bien. Et cette belle histoire sans aucune garantie, sinon les deniers publics pour le démarrage. Bien piètre résultat pour les discussions, très suivies et fréquentes semble-t-il, de Thibault avec le ministre Estrosi et Sarkozy soi-même : on a la « politique industrielle » qu'on peut quand ce sont les patrons qui décident de tout dans cette société !

Cette proposition de reprise très partielle, qui a l'aval du gouvernement et de la direction Molex, est conditionnée par l'acceptation des nouvelles dispositions du plan « social », qui ont, elles aussi, l'agrément du gouvernement. En gros, il s'agit des mêmes propositions qu'il y a 11 mois, avec un peu plus d'indemnités de départ : 50 000€ par salariés (mais il s'agit d'un chiffre moyen), bien loin des propositions syndicales qui évoquaient non pas une moyenne mais un minimum de 120 000€.

Lors de l'assemblée générale du 15 septembre, les termes de ce chantage ont été accueillis fraîchement par les 150 travailleurs présents. Finalement, lors du vote à bulletin secret, une majorité de travailleurs a finalement décidé d'accepter les conditions du plan « social ».

Pendant qu'on a amusé la galerie avec les discours sur les repreneurs, et des plans de licenciements au rabais, l'État a laissé faire les patrons de Molex qui ont foulé au pied les décisions de justice, qui ont refusé de payer l'intégralité de la paie d'août, et qui ont joué les maîtres chanteurs. Politiciens, justice, État, ils sont tous dans le même camp, celui des licencieurs et des profiteurs.

Oui, comme l'affirmait une syndicaliste de la CGT Labinal, « les patrons délinquants comme Molex, mériteraient mille fois la mise sous séquestre de leurs biens et avoirs », en concluant à juste titre, « ce n'est pas les uns après les autres, le dos au mur, qu'on gagnera contre patronat et gouvernement , mais tous ensemble ! ».

Toulouse (31)

Freescale (ex Motorola) : grève en production

Brève
09/09/2009

Lundi 7 septembre, près de 300 travailleurs de production ont décidé de se mettre en grève, pour obtenir des indemnités de départ conséquentes, suite à la décision de fermeture des secteurs de production fin 2011.

L'équipe de nuit a suivi le mouvement et s'est retrouvée mardi 8 septembre à 10h avec les deux équipes de jour et les deux équipes de week-end. Cette AG a regroupé 200 travailleurs et a élu un comité de grève de 30 membres, où se sont inscrit également des militants de l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC. Il a aussi été décidé de rejoindre ceux de Molex le mercredi 9 septembre pour la manifestation interprofessionnelle appelée par la CGT de Haute-Garonne.

La revendication mise en avant concerne les indemnités de départ. Avant l'été, il était question de 150 000 euros + 2 mois de salaire par année d'ancienneté + 6 mois de salaire de carence. Pour l'instant, les grévistes réclament de la Direction qu'elle fasse ses propositions en la matière.

Ils savent que Freescale a les moyens de payer. Stephen Schwarzman, le patron de Blackstone, le principal fond d'investissement qui a racheté Freescale en 2006, est le patron le mieux payé des États-Unis avec ... 702 millions de dollars l'an dernier. Et ils n'ont pas oublié que les dirigeants du trust avaient ponctionné 102 millions d'euros de dividendes sur les comptes de Freescale France en 2007 et encore 182 millions en 2008.

Les travailleurs ont raison de réclamer que les licencieurs passent à la caisse.

Villemur sur Tarn (Région toulousaine)

Solidarité avec les travailleurs de Molex

Brève
08/09/2009

Depuis le 5 août, après cinq semaines de grève en juillet, les 280 travailleurs de Molex se sont vus interdire l'entrée de l'usine par leur patron. Malgré les décisions de justice et les rodomontades du ministre Estrosi, les dirigeants de Molex veulent boucler le plan de fermeture pour le 15 septembre et tout est bon, pour prendre à la gorge les salariés : ainsi la paie d'août n'est toujours pas versée, alors que la paie de juillet a été fortement amputée des retenues dues à la grève.

Les travailleurs de Molex ont mille fois raison de se défendre. Il n'y a aucune raison d'accepter d'être les victimes du monopoly des capitalistes, qu'ils soient américains ou français. Molex doit payer pour les emplois ou pour des indemnités décentes. Mais Snecma/Labinal aussi, qui a vendu en 2004 à Molex l'activité connectique automobile. Ainsi que Peugeot qui depuis des années profite du travail des salariés.

Solidarité avec ceux de Molex !

Rassemblement devant l'usine, à Villemur sur Tarn, ce mercredi 9 septembre à 17h.