A Toulouse, 3 salariés de EDF-GDF ont été convoqués devant le conseil de discipline les 29, 30 et 31 juillet. Pour deux d'entre eux, les 29 et 30 juillet, les directeurs ont voté la « mise à retraite d'office », c'est-à-dire le licenciement, et ils demandent la même sanction pour le troisième. D'autres conseils de discipline sont prévus fin août et courant septembre.
Au total, cela fait plus de 45 salariés qui ont été sanctionnés ou qui sont encore susceptibles de l'être. Pour un certain nombre d'entre eux c'est un avertissement ou un blâme, pour d'autres c'est une mise à pied de 5 jours, et certains risquent le licenciement.
Ces sanctions font suite au mouvement mené par les salariés contre l'externalisation de certains secteurs d'EDF/GDF, dont la maintenance et le dépannage. Ce mouvement a duré plusieurs semaines en avril et mai, avec des jours de grève, des manifestations, des piquets de grève, des blocages du site. Il a abouti au report du projet d'externalisation et à des embauches : 129 créations de postes pour Midi Pyrénées dont 76 embauches.
La Direction compte faire payer cher le fait d'avoir été bousculée et d'avoir dû reculer face au mouvement de grève. C'est d'ailleurs la politique de la direction nationale d'EDF/GDF de faire des exemples, puisque les sanctions pleuvent aussi dans d'autres régions.
Les sanctions aux motifs d'injures, de dégradations, de piquet de grève, de port de cagoules, ne sont que des prétextes. La Direction compte ainsi préparer le terrain pour l'avenir : intimider et dissuader les salariés d'agir à nouveau lorsqu'elle sortira ses futurs projets d'externalisation. « Et pendant qu'on s'occupe à défendre nos collègues, on ne peut pas s'occuper d'autre chose » disaient certains salariés.
Pour soutenir les salariés convoqués au conseil de discipline, un débrayage de 2h a eu lieu les 3 jours avec un rassemblement sur le site d'EDF/GDF. Près de 80 personnes étaient présentes lors du rassemblement du 29 juillet. Malgré les congés, le combat continue pour défendre les salariés sanctionnés.