Toulouse

Aéro Technique Espace (ATE) : grève contre les conditions de travail

Brève
08/03/2019

Pour dénoncer la situation scandaleuse de leurs conditions de travail, toute l’unité de production de Cornebarieu , soit une cinquantaine de travailleurs, est en grève depuis jeudi 7 mars et jusqu’à ce week-end.

ATE est une entreprise de peinture, sous-traitante de l’aéronautique en particulier auprès d’Airbus et d’ATR. Dans l’atelier, les travailleurs sont continuellement en contact avec des produits contenant du chrome hexavalent. C’est un composé chimique cancérigène et mutagène que l’on trouve dans les peintures, sous-couches et mastics. Bien que l’utilisation de ce composé soit interdite depuis septembre 2017, certaines entreprises ont eu droit à des dérogations, notamment dans la filière aéronautique.

Sur le site de Cornebarrieu, la salle de peinture a été modifiée il y a quelques semaines, et les conditions d’aspirations et de filtration des composés toxiques sont devenues pour le moins insuffisantes. Ainsi, certains travailleurs devant travailler à leur ordinateur, dans leur bureau en dehors de la salle de peinture, gardent des masques à cartouche.

L'inspection du travail et la Carsat ont effectué des contrôles et ont estimé que le système d'aspiration était 10 fois inférieur aux normes de l'INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité). Mais aucun travaux n’ont été fait.

On va au travail pour gagner sa vie, pas pour se faire empoisonner, et les travailleurs ne veulent pas se laisser faire : ils ont raison de se battre !

Seysses (banlieue toulousaine)

Maison d’Arrêt de Seysses : surpopulation insupportable

Brève
08/03/2019

À la Maison d’Arrêt de Seysses, jeudi 7 mars au matin, près d’une centaine de gardiens ont bloqué l’entrée de la prison, revendiquant une hausse des salaires et du recrutement. Ils réclament aussi la démission de Belloubet, garde des sceaux. À raison d’un surveillant pour plus de 130 détenus, le personnel estime ne plus pouvoir assurer la sécurité.

De leur côté, des dizaines de détenus ont refusé de réintégrer leurs cellules pour dénoncer leurs conditions de vie : la surpopulation a dépassé les 100 % et ils sont plusieurs centaines à devoir partager leur cellule à 3, avec un matelas au sol.

Être enfermé ou travailler, dans ces conditions indignes est intolérable et les salariés comme les détenus n’en veulent plus !

Toulouse

8 mars : journée internationale de lutte pour les droits des femmes

Brève
07/03/2019

La lutte pour l’égalité entre femmes et hommes fait partie du combat pour l’émancipation de l’humanité tout entière, c’est un des fondements du programme socialiste. C’est à l’initiative de Clara Zetkin qu’en 1910 la IIème Internationale fit du 8 mars une journée de lutte pour le droit des femmes, pour le droit de vote bien sûr mais aussi pour l’accès au travail avec des salaires égaux à ceux des hommes. C’est la révolte des femmes des quartiers populaires de Petrograd qui déclencha le 8 mars 1917 (23 février dans le calendrier en vigueur alors en Russie) la révolution qui allait provoquer la chute du tsar. C’est l’Union soviétique révolutionnaire qui officialisa cette journée à l’échelle internationale.

Le combat contre l’oppression des femmes est toujours autant à l’ordre du jour. Le sort intolérable qu’engendre le simple maintien du capitalisme à la moitié féminine de l’humanité suffit à montrer l’urgence d’en finir définitivement avec ce système.

À Toulouse, le rassemblement aura lieu place du Capitole à 14h.

CHU TOULOUSE

Grève aux Urgences

Brève
06/03/2019

Mardi 5 mars, les salariés des Urgences de Purpan ont manifesté une nouvelle fois, devant l'Agence Régionale de Santé (ARS). Ils réclament un poste d'aide-soignant et deux d'infirmier.

Aux Urgences psychiatriques, la situation est particulièrement tendue, avec des patients en souffrance de plus en plus nombreux, ce qui engendre stress et risques pour les malades et les soignants. Les patients ne devraient pas rester plus de 72h mais par manque de structures pour les accueillir, ils restent parfois une à deux semaines sans pouvoir sortir. Récemment, deux déclarations de danger grave et imminent ont été déposées, suite à des départs de feu.

A l'ARS, les grévistes ont d'abord été accueillis par quelques jets de gaz lacrymogènes, avant qu'une délégation ne soit reçue. Mais direction et ARS ne veulent rien lâcher alors le mouvement continue.

Toulouse

Immeuble incendié, toujours la galère pour les sinistrés

Brève
04/03/2019

Deux mois après l’incendie qui a ravagé leur immeuble dans la nuit du 10 au 11 janvier 2019, rue Bayard, des familles locataires sinistrées se sont mobilisées jeudi 28 février, avec l’Association Droit Au Logement, pour exprimer leur colère de n’avoir toujours pas obtenu de vrai logement. Sur les 72 habitants évacués, 50 sont hébergés dans un gymnase, d’autres chez des amis. Du provisoire qui dure déjà depuis trop longtemps.

Quant à la Mairie, la Préfecture ou la SOGEM, syndic de l’immeuble détruit, tout le monde se rejette la responsabilité du relogement. C’est pourtant à Toulouse en 2017 que Macron, accueilli chaleureusement par le maire, la présidente de la région et le président du conseil départemental, avait lancé son plan « logement d’abord » promettant « la mise en œuvre accélérée » de solutions d’urgence pour le logement.

La seule chose que ces gens-là savent accélérer, ce sont les promesses électorales. Les sinistrés, eux, ont tout perdu et ne peuvent compter que sur leur détermination.