Lourdes (Hautes-Pyrénées

Les salariés de Toupnot mobilisés

Brève
21/02/2019

Suite à un incendie de ses locaux début janvier, qui a détruit 80% des bâtiments,  Toupnot  menace ‌de fermer son usine de Lourdes qui emploie 76 salariés et 20 intérimaires.
Les dirigeants se vantent d'être le premier producteur de Corned-beef européen et le 3ème mondial. L'usine fait partie du Groupe Cofigéo qui contrôle également William Saurin et Raynal et Roquelaure entre autres. Elle a par ailleurs reçu plus de 500 000 € au titre du CICE et du CIR sur les 4 dernières années.
Les dirigeants ont fait des promesses sur la pérennité des emplois, mais ils n'ont pris aucun engagement quant à la reconstruction du site et les salariés ne voient rien venir. Ils ont raison de compter sur leurs propres forces et continuent de se mobiliser. Ce sera le cas ce samedi dans les rues de Lourdes.

Toulouse

Airbus - Arrêt de l’A380

Brève
17/02/2019

Jeudi 14 février, le PDG du groupe Airbus a annoncé l’arrêt de la production de l’A380 pour 2021. A Toulouse, ce n’est pas vraiment une surprise. Cela fait plusieurs années que les cadences baissent, que des travailleurs sont mutés sur d’autres programmes. Les grands halls construits spécialement pour l’A380 ont vu apparaître, notamment, des postes de travail dédiés à l’A350.

Mais si le PDG se veut rassurant quant aux 3 000 – 3 500 salariés concernés par cette décision et qui devraient être « redéployés » (cela reste quand même à vérifier), rien n’est dit concernant les nombreux intérimaires et sous-traitants.

Le même jour le groupe a annoncé pour 2018 un bénéfice de 3,054 milliards d’euros en augmentation de plus 29 % par rapport à 2017 et une augmentation du dividende de plus 10 %. Il a les moyens d’assurer un emploi et un salaire à tous ces travailleurs qui risqueraient d’être menacés.

Toulouse

Au ban de la société

Brève
17/02/2019

Pour la Saint Valentin, un "banc de l'amour" a été installé, sous l'égide la mairie, dans le quartier de la Cartoucherie.
La même semaine, l'association Droit Au Logement et la fondation Abbé Pierre dénonçaient la multiplication du mobilier urbain anti-SDF dans la plupart des villes et en particulier à Toulouse : grilles, lits de pierres, pics, barres dentelées, disparition des bancs au profit de chaises, empêchant les SDF de se reposer à défaut d'avoir un logement décent.

La municipalité drague Cupidon mais fait la chasse aux pauvres.

Haute-Garonne

La lutte a payé pour les facteurs

Brève
17/02/2019

Pendant 9 jours, du 5 février au 14 février, les facteurs des plateformes de distribution du courrier de Plaisance du Touch et de Tournefeuille, en banlieue Toulousaine, ont fait grève contre une nouvelle réorganisation de La Poste. Ils refusaient des suppressions d’emplois et la dégradation de leurs conditions de travail.

Ici comme ailleurs, La Poste veut mettre en place la “tournée à la sacoche” et la “pause méridienne” ce qui signifie des horaires plus tardifs, des tâches plus répétitives, et la suppression d’une pause de 20 minutes rémunérée remplacée par une pause repas de 45 minutes non payée,

La grève a été majoritaire sur les deux sites, alors finalement la Poste a dû lâcher du lest sur l’organisation du travail et surtout sur l’emploi avec 10 embauches en CDI d’ici à la fin du mois d’avril. Des mauvais coups qui ne sont pas passés…comme une lettre à la poste.

CHIVA, hôpital de Foix (Ariège)

Non à la mobilité et aux suppressions de lits

Brève
16/02/2019

Le personnel du CHIVA est en mouvement depuis plus de deux semaines. Il dénonce le nouveau plan de la direction qui voulait imposer la mobilité du personnel dans l'hôpital et des fermetures de lits. Par exemple, le service de SSR actuellement sur le site de Pamiers passerait de 30 lits à 24 en arrivant au CHIVA.

Jeudi un rassemblement du personnel attendait le représentant de l'ARS... et la direction a reculé sur la mobilité : il n'en serait plus question.

Mais la direction de l’hôpital, qui a dû faire face à plusieurs reprises au mécontentement du personnel et des usagers, a décidé de… filtrer les entrées à l'hôpital (!). Les consultants doivent avoir les feuilles de rendez-vous ; pas plus de deux membres de la famille sont admis pour les visites ; et une entrée spécifique pour les urgences, etc...

Si la direction a dû céder un peu devant la mobilisation, elle espère avec ces tracasseries désolidariser les patients et leur famille du personnel. Mais personne n'est dupe : la direction est le fidèle représentant du gouvernement et de l'ARS, qui appliquent la politique de restriction à l'hôpital, celle justement que le personnel et la population rejettent.