Toulouse

Le million !

Brève
12/02/2019

La maire Moudenc se préoccupe des gilets jaunes et compte débloquer une aide d’1 million d’euros. Mais elle ne sera pas pour les chômeurs, ni les travailleurs pauvres, ni les sans logis… Non, cette aide, c’est pour les commerçants qui se disent impactés par les manifestations... (et qui ont pourtant tout intérêt à voir augmenter le pouvoir d'achat de ceux qui manifestent).

Moudenc choisit où il met l’argent public : pour le privé !

Toulouse

Gréve de éboueurs

Brève
12/02/2019

La métropole de Toulouse a décidé de réorganiser la collecte des déchets. Ainsi, les ordures ménagères ne seront plus collectées que deux fois par semaine à Toulouse et non plus trois, à partir du 18 mars. L’argument de Moudenc ? L’écologie, bien sûr ! Sauf que cela fait aussi des économies. Et pour les salariés, cela fera moins de tournées mais des tournées plus pénibles. Et de plus, il y a une entourloupe sur les jours fériés.

Voilà les raisons de la grève de éboueurs, le 5 févier dernier : à la poubelle le plan Moudenc !

CHU Toulouse

Grève en néonatologie

Brève
11/01/2019

Les soignants du service de Néonatologie de l'Hôpital des Enfants à Purpan, sont en grève depuis le 1er janvier. Dans ce service, spécialisé dans la prise en charge des bébés grands prématurés ou porteurs de lourdes pathologies pour tout le secteur Midi-Pyrénées, le sous-effectif est permanent et le personnel épuisé. Cet été déjà, 8 lits avaient été fermés par manque de matériel et de personnel.

Les grévistes réclament l'embauche d'une dizaine de puéricultrices, le remplacement des absences et des plannings corrects, afin de pouvoir assurer correctement les soins spécifiques essentiels au bon développement de ces nouveau-nés.

Mais pour la direction l'effectif est au complet, d'après les normes de l'Agence Régionale de Santé. Des normes qui font peu de cas des soignants et des soignés.

Colomiers-Toulouse

De l’argent, il y en a dans les poches du patronat

Brève
31/12/2018

Les gilets jaunes ont à nouveau manifesté samedi 29 décembre. A Toulouse, ils étaient près de 2 000.

Il faut dire que malgré les annonces de Macron pour désamorcer le mouvement, le mécontentement ne peut que demeurer. Par, exemple, concernant la prime exonérée de tout impôt jusqu’à 1 000 € que pourraient verser les entreprises à leurs salariés, c’est loin d’être gagné. Ainsi, à Colomiers, une soixantaine de salariés de Carrefour Supply Chain (ex-Logidis) ont fait grève le 21 décembre au matin, suite au refus du groupe de verser la moindre somme alors qu’il a touché, rien qu’en CICE, 300 millions net de l’Etat. La CGT Carrefour qui a organisé cette grève revendique un salaire minimum de 1 800 € net et le versement d’une prime exceptionnelle de 1 000 €.

Bref, ce sont bien les salaires qu’il faut augmenter partout. Et contre la classe capitaliste qui se gave et ne veut rien lâcher, seule la mobilisation de tous pourra payer.

Toulouse

École privée : le sabre et le goupillon

Brève
17/12/2018

La Fondation "Espérance Banlieues", liée à la droite catholique traditionaliste a ouvert une école primaire privée hors contrat, "Les Constellations" dans le quartier de la Cartoucherie. Elle a eu le soutien de la mairie pour trouver un local... qui appartient à l'armée, et 3 élus à l'inauguration !

C'est la 16ème du genre en France. Subventionnée par des entreprises et fondations diverses parmi lesquelles on retrouve le groupe pharmaceutique Pierre Fabre, le comité d'entreprise d'Airbus, le Crédit Agricole et la BNP Paribas, "Espérance banlieues" prétend apporter une réponse au décrochage scolaire dans le quartiers populaires.

En réalité, la potion administrée aux élèves sent le rance : uniforme bordeaux pour les filles, vert pour les garçons, lever du drapeau français devant les élèves par un enfant "méritant", pour "montrer que l'on est en France, donner l'amour du pays".

Face aux fléaux sociaux que sont le chômage et la misère pour les classes populaires, et pendant qu'il n'y a plus d'argent pour l'école publique, la "bonne société bourgeoise" en revient toujours à ses fondements pour maintenir son ordre social : le privé, le nationalisme et la religion.